Défense : face aux menaces, Bruxelles pourrait assouplir les règles budgétaires
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Bruxelles est prête à assouplir les règles budgétaires pour permettre aux pays européens d'investir davantage dans la défense.
Yves Herman
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Bruxelles est prête à assouplir les règles budgétaires pour permettre aux pays européens d'investir davantage dans la défense.
Yves Herman
Les tensions géopolitiques et la menace russe vont-elles conduire l'Europe à revoir ses règles budgétaires ? En tout cas, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, entend apporter plus de flexibilité pour permettre aux pays d'investir davantage dans leur défense.
« Je vais proposer d'activer la clause de sauvegarde pour les investissements dans la défense. Cela permettra aux États membres d'augmenter substantiellement leurs dépenses en matière de défense », a-t-elle déclaré, ce vendredi, dans un discours devant la Conférence de Munich sur la sécurité.
Selon la dirigeante, 500 milliards d'euros sur dix ans sont nécessaires pour renforcer la défense européenne.
Pour rappel, la clause de sauvegarde est un mécanisme du Pacte de stabilité budgétaire autorisant les pays de la zone euro à déroger aux règles encadrant les déficits et les dettes publics en raison de circonstances exceptionnelles. Aujourd'hui, les règles prévoient de limiter le déficit public à 3 % du Produit intérieur brut (PIB) et la dette à 6 % du PIB.
Des règles que le président de la République, Emmanuel Macron, a vertement critiquées à l'occasion d'un entretien au Financial Times. Les règles budgétaires de la zone euro sont « caduques » pour une Europe qui doit « accélérer » si elle veut éviter « la sortie d'autoroute », a fait valoir le chef de l'État.
Il faut se souvenir que cette clause de sauvegarde avait été activée pendant la pandémie de Covid pour aider les pays de l'UE à faire face à des dépenses exceptionnelles liées à l'impact de cette épidémie sur leurs économies.
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« Je pense que nous sommes aujourd'hui dans une autre période de crise qui justifie une approche similaire, a expliqué Ursula von der Leyen. Bien sûr, nous le ferons de façon contrôlée et sous conditions. »
Cette annonce est « un premier pas fondamental dans la bonne direction », a réagi le gouvernement italien, qui appelle par ailleurs à la mise en place d'instruments financiers communs.
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La Commission européenne doit publier d'ici la mi-mars un « livre blanc » sur la défense dans lequel elle fera ses propositions, notamment en ce qui concerne le financement de ces investissements.
(Avec AFP)
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