Déficit : Bruxelles distribue les bons et les mauvais points

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La Commission entend accorder deux ans supplémentaires pour que le Royaume-Uni ramène son déficit sous les 3% d'ici 2017.
La Commission entend accorder deux ans supplémentaires pour que le Royaume-Uni ramène son déficit sous les 3% d'ici 2017. (Crédits : reuters.com)
Le Royaume-Uni n'a pas fait assez d'efforts pour réduire son déficit annuel, souligne dans son rapport la Commission européenne. La Finlande est également dans le collimateur qui se voit adressée une procédure de déficit excessif. A contrario, la Commission a salué les efforts de la France.

Remise des copies. Mercredi 13 mai, les Etats membres de l'Union européenne ont reçu les recommandations et commentaires de la Commission européenne concernant la gestion de leur déficit public annuel, censé ne pas dépasser les 3% dans le cadre du Pacte de stabilité et de croissance.

Bruxelles, qui attend "de nouveaux efforts décisifs", selon Valdis Dombrovskis, son vice-président, s'est particulièrement intéressé à cinq pays membres. Revue de détail.

Les bons points accordés par Bruxelles

  • Fait notable, la Commission a adressé un satisfecit à la France en raison de ses efforts pour réduire son déficit et le ramener sous la barre des 3% d'ici à 2017, contre 4% en 2014. "Je salue les autorités françaises pour leur engagement à se réformer", a notamment déclaré le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis lors de la présentation des recommandations économiques de Bruxelles au pays de l'UE. Toutefois, le Conseil européen doit se prononcer le 10 juin prochain pour déterminer si la France a bien mis en oeuvre des mesures concrètes pour ramener son déficit sous les 3%...
  • Le déficit public de Malte  a été ramené à 2,1% en 2014 et devrait continuer à se réduire, pour atteindre 1,1% en 2016. La Commission recommande ainsi au Conseil des ministres de sortir le pays de la procédure de déficit excessif.
  • Idem pour la Pologne, l'autre grande satisfaction de Bruxelles. Si le déficit atteignait 3,2% en 2014, la Commission -tout comme le gouvernement polonais- prévoit qu'il restera confortablement sous le seuil des 3% cette année et l'an prochain.

Les mauvais points

  •  Pour Bruxelles, le Royaume-Uni n'a pas agi efficacement pour réduire son déficit, mesuré à 5,2% l'année dernière. Le pays n'a pas tenu les objectifs de réduction des déficits fixés par Bruxelles en 2009. La Commission entend toutefois accorder deux ans supplémentaires pour que le Royaume-Uni ramène son déficit sous les 3% d'ici 2017.
  • La Finlande, qui devrait connaître une nouvelle récession cette année, a aussi eu droit aux remontrances de Bruxelles. Avec 3,2%, elle ne respecte pas le critère de la dette et du déficit contenu dans le pacte de stabilité et de croissance. Bruxelles envisage d'ouvrir une procédure de déficit excessif, estimant que le déficit perdurera dans les années suivantes si aucune action corrective n'est mise en place.

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>>Lire: Malgré la crise, la Finlande devrait persister dans l'austérité après les élections

>>Lire aussi: Les recommandations de la Commission pour chaque pays de l'UE

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Commentaires
a écrit le 13/05/2015 à 19:54 :
Depuis quand la commission européenne se mele des finances d'un pays qui ne fait pas parti de l'€ !Cameron devrait l'envoyer balader et vite fait ............
Réponse de le 13/05/2015 à 21:50 :
Depuis qu'on fait tous partie d'un marché commun, dans lequel il faut qu'il y ait un minimum de convergence économique. Et le déficit public en est un paramètre. L'union seulement quand ça nous arrange, ça a assez duré.
Réponse de le 14/05/2015 à 5:47 :
on voit que vous ne connaissez rien aux institutions européennes...
Réponse de le 14/05/2015 à 10:14 :
Non saz a raison. Le marché commun à l'origine n'a jamais signifié la convergence des économies ni la convergence budgétaire. C'est une invention héritée des fantasmes de l'acte unique auquel ne voulait pas adhérer Margareth Thatcher. C'est uniquement le SME qui imposait une contrainte d'équilibre (minimale) que UK n'a jamais eu à respecter.
a écrit le 13/05/2015 à 18:27 :
Tient c'est bizarre pas un seul déclinologue à l'horizon, ni un seul partisan de l'économie florissante du Royaume-Uni.
a écrit le 13/05/2015 à 16:19 :
L'aspect financier n'est qu'un "moyen" pour un Etat souverain et devient un "but" quand il est sous tutelle! Nous n'avons pas les mêmes priorité!

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