Élections en Espagne : le PSOE en tête, l'extrême droite Vox entre au Parlement

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Le chef du gouvernement sortant, Pedro Sanchez, est donné gagnant dans les sondages, mais son parti, le PSOE (socialiste) devra composer pour constituer une majorité. Le mouvement d'extrême droite Vox en pleine ascension devrait s'inviter au Parlement.
Le chef du gouvernement sortant, Pedro Sanchez, est donné gagnant dans les sondages, mais son parti, le PSOE (socialiste) devra composer pour constituer une majorité. Le mouvement d'extrême droite Vox en pleine ascension devrait s'inviter au Parlement. (Crédits : Jon Nazca)
Pour la troisième fois en trois ans et demi, les Espagnols sont invités à voter ce dimanche. L'issue de ces élections législatives paraît incertaine, mais l'entrée du mouvement d'extrême droite Vox au Parlement semble acquise. Le PSOE serait en tête d'après un sondage sortie des urnes.

[Article mis en ligne à 11heures et mis à jour à 22h45]

De nouvelles élections législatives anticipées se sont tenues ce dimanche en Espagne, à l'issue incertaine. Pour la troisième fois en trois ans et demi, les Espagnols étaient invités à se rendre aux urnes. Le chef du gouvernement sortant, Pedro Sanchez, du PSOE (socialiste), n'avait pas été élu mais investi en juin dernier à la suite d'une motion de censure soutenue par Podemos, les indépendantistes catalans et les nationalistes basques, qui a renversé le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy, dont le Parti populaire (PP) avait été condamné dans un vaste procès pour corruption. En février dernier, les séparatistes catalans ont contraint Pedro Sanchez à convoquer ces élections anticipées en refusant d'adopter son budget.

Le PSOE était donné gagnant dans les sondages, crédité d'environ 30% des voix, mais sans majorité absolue. L'autre inconnue du scrutin concernait le score de Vox, formation anti-immigration fondée en 2013 et en pleine ascension, qui devait entrer au parlement, les Cortes Generales.

Les bureaux de vote ont ouvert à 9 heures et fermé à 20 heures. Le taux de participation s'est élevé à 75,7%, en hausse de 9 points par rapport aux élections de juin 2016  selon les chiffres fournis par le ministère de l'Intérieur.

Selon des résultats partiels (88% des suffrages) cités par El Pais, le PSOE arrive en tête, avec 123 sièges, son allié Podemos en aurait 42, ce qui ne permettrait pas d'atteindre la majorité absolue, avec un cumul de 165 sièges sur un total de 350. Le PP aurait 65 sièges, le parti centriste Ciudadanos 57 et Vox 24, ce qui ferait un total de 146 députés pour les partis de droite. Inexistant dans les sondages il y a à peine un an, le mouvement d'extrême droite Vox a effectué une percée lors des élections régionales de décembre dernier en Andalousie, recueillant près de 11% des voix.

Coalition en vue, avec ou sans les catalans

Les élections devraient être suivies d'une longue période de tractations. Ce scrutin pourrait aboutir à la constitution d'un gouvernement de coalition, ce qui ne s'est jamais produit depuis le retour à la démocratie à la fin des années 1970. Au moins cinq partis politiques peuvent prétendre à entrer dans un tel gouvernement de coalition.

Le PSOE pourrait avoir besoin d'un autre allié que le seul Podemos pour se maintenir au pouvoir. Il devra sans doute chercher l'appui d'autres formations, notamment des nationalistes catalans, pour s'assurer une majorité. Pedro Sanchez préférerait ne pas avoir à compter sur les nationalistes catalans. Il a d'ailleurs répété récemment son refus de tout référendum d'autodétermination tout en promettant plus d'autonomie.

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Commentaires
a écrit le 30/04/2019 à 4:30 :
Ben mon colon, on dirait bien que quelque chose se passe dans cette Europe des rentiers. Bientot la France ?
a écrit le 29/04/2019 à 16:25 :
On trompe l'opinion française en affirmant que le PSOE est le grand vainqueur des élections. C'est compter sans son allier Podemos. 42 sièges pour cet allier, plutôt encombrant.
a écrit le 29/04/2019 à 12:43 :
Ces élections à la proportionnelle intégrale, c'est la panacée en politique, aucun parti ne dispose d'une majorité absolue et ils sont obligés de constituer des alliances pour gouverner, le tout constituant au final un recul de l'emprise de l'état sur le pays. En France par exemple avec la proportionnelle intégrale, Macron serait obligé de composer soit avec les Républicains soit avec le PS et affiliés, ce qui paradoxalement lui donnerait une plus grande assise dans l'opinion publique et atténuerait fortement le coté monarchique de sa fonction.
Réponse de le 29/04/2019 à 14:21 :
A la proportionnelle intégrale, LaREM devrait en même temps composer avec LR ET le PS.
a écrit le 29/04/2019 à 10:01 :
Pedro Sanchez ils vend la Catalogne au détriment des l Espagne pour quoi pas les basque et la Galice si la Catalogne et indépendante les basques et la Galice indépendante voz vas mètre de l ordres
a écrit le 29/04/2019 à 9:47 :
Vox Populi Vox Dei, vers une sortie de dormition pour les Européens ???
a écrit le 29/04/2019 à 8:35 :
Podemos s'est fait avaler par la médiocrité sociale démocrate, dommage c'était un parti prometteur mais qui termine mal comme tous les partis au final.

Maintenant avec une oligarchie qui a installé hitler au pouvoir d'attendre des élections en europe ?

Faut juste souhaiter qu'ils aient moins le gout du sang qu'en 36...
a écrit le 29/04/2019 à 8:27 :
Gouvernement introuvable en Espagne. L'alliance du PS et de Podemos, c'est un peu le pâté d'alouette genre PS et Les insoumis. L'eau et le feu!
Réponse de le 29/04/2019 à 14:24 :
Il y a une coalition majoritaire possible et qui serait logique, c'est PSOE-Ciudadanos sur une ligne sociale-libérale style LaREM et qui pourrait s'accorder sur une ligne d'extrême fermeté sur la Catalogne.
Réponse de le 30/04/2019 à 4:31 :
Des alouettes ? Il y en a encore ? Faut surtout pas les bouffer.
a écrit le 28/04/2019 à 12:44 :
La montée du parti Vox s'inscrit dans le mouvement général de renversement politique qui sauvera l'Europe et sa civilisation.

L'oligarchie mondialiste a mené une campagne systématique de déconstruction de l'identité des peuples d'Europe depuis 40 ans.

Mais les peuples des Nations européennes, appauvris par le libéralisme et gravement menacés d'envahissement, se réveillent !


Pour mieux comprendre ce réveil, prenez au moins 3 minutes pour visionner le discours Philippe Conrad de l'Institut Iliade (6 mars 2019, Maison de la Chimie, Paris) :
https://youtu.be/YJ7uZsP-4-Y?t=300


Enfin, citons un extrait du Choc de l’Histoire (2011) de Dominique Venner :

"(...)Je crois aux qualités spécifiques des Européens qui sont provisoirement en dormition. Je crois à leur individualité agissante, à leur inventivité et au réveil de leur énergie. Le réveil viendra. Quand ? Je l’ignore. Mais de ce réveil je ne doute pas."
Réponse de le 29/04/2019 à 7:37 :
Excellente analyse. Les citoyens français se réveillent effectivement, dans les Alpes- Maritimes avec Menton, dans les Hautes-Alpes avec GAP et Briançon et maintenant à la frontière Espagnole, en voyant le flux d'immigrés qui arrivent (et pratiquement tous mineurs). Un coût énorme pour les Conseils Généraux. Et pourquoi toujours des mineurs?????

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