Elections en Slovaquie : comment Bruxelles a favorisé l'euro-scepticisme

Les élections slovaques de samedi 5 mars ont clairement favorisé les partis de droite eurosceptique. Un résultat auquel les politiques européennes ne sont pas étrangères. Et pas seulement sur la question migratoire.
Le premier ministre slovaque, Robert Fico, a subi une lourde défaite samedi.
Le premier ministre slovaque, Robert Fico, a subi une lourde défaite samedi. (Crédits : Reuters)

Les élections parlementaires slovaques qui se sont tenues samedi 5 mars sont une nouvelle gifle pour l'Europe telle qu'elle fonctionne actuellement. En Slovaquie, comme en Irlande une semaine plus tôt, le système politique traditionnel a éclaté. Mais alors qu'en Irlande, on a connu un basculement vers la gauche, la Slovaquie a connu un fort basculement vers la droite eurosceptique.

La défaite du « centre-gauche »

Ainsi, le parti du Premier ministre sortant Robert Fico, le Smer, considéré comme « social-démocrate » (mais à la rhétorique très nationaliste) est passé de 44 % des voix en 2012 à 28 % des voix. Le grand vainqueur du scrutin est le parti Liberté et Solidarité (SaS) qui arrive deuxième en doublant son score avec 12,3 % des voix. SaS est un parti marqué par le libertarisme étatsunien, qui, en 2012, avait fait chuter le gouvernement en votant contre toute « aide » à la Grèce. Il est talonné par un parti assez proche, quoique plus conservateur, Oľano (« gens ordinaires ») qui obtient 11%.

La victoire des partis xénophobes

Viennent ensuite des partis ouvertement xénophobes. D'abord, le Parti national slovaque (SNS), à 8,5 % (+4,1 points), allié de l'UKIP britannique au parlement européen, ouvertement nationaliste. Ensuite, Kotleba-ĽSNS, un parti ouvertement fascisant, allié des néo-nazis allemands du NPD et grecs d'Aube Dorée, qui obtiennent - à la surprise générale - 8 % des voix, plus de 6 points de plus qu'en 2012. Enfin, le parti Sme Rodina, de l'homme d'affaires Boris Kollár, qui entre au parlement avec 6,6 % des voix et qui, lui aussi, a une rhétorique nationaliste.

La disparition de la droite pro-européenne

Cinq des huit partis du parlement - représentant 80 des 150 sièges du parlement - sont désormais clairement eurosceptiques, à des degrés différents et pour des raisons différentes. Mais la droite pro-européenne membre du Parti populaire européen de Jean-Claude Juncker ou à l'alliance des Libéraux (ALDE) subissent une cuisante défaite. Si le parti de la minorité hongroise, Most-HID, membre du PPE, maintient ses positions en tant que représentants des Magyars de Slovaquie, avec 6,4 % des voix, les Chrétiens-démocrates du KDH, membre du PPE et deuxième parti du pays en 2012, ont obtenu moins des 5 % des voix nécessaires à l'entrée au parlement. Celui qui devait prendre le relais de l'opposition de centre-droit, le parti Sieť (Réseau), membre de l'ALDE, n'a obtenu que 6 % des voix, moins de la moitié que ce que les sondages lui prédisaient.

La campagne anti-migrants de Robert Fico, raison première du désastre

Comment comprendre ces résultats ? D'abord, c'est le fruit de la campagne de Robert Fico, centrée sur la question des réfugiés et sur son refus de participer aux quotas de redéploiement des migrants en Slovaquie. En focalisant sa campagne sur ce terrain, le Smer a alimenté le nationalisme. Sauf qu'à ce petit jeu, Robert Fico s'est rapidement fait débordé sur sa droite et a clairement ouvert la voie à une extrême-droite qui a pu dénoncer la participation du gouvernement à la gestion de la crise des réfugiés en Europe. Mais la faute de Robert Fico est aussi la faute de l'Europe.

Les Européens ont permis la campagne de Fico

D'abord parce que les Européens ont laissé la rhétorique anti-migrants de Robert Fico se développer. Le Premier ministre slovaque a pu appuyer son discours sur des réalités : le refus partagé par les autres pays d'Europe centrale (Pologne, République tchèque, Hongrie) de respecter les quotas, mais aussi la décision de l'Autriche de limiter les entrées le 19 février dernier qui a singulièrement rapproché Bratislava et Vienne. Robert Fico a alors pu défendre l'idée d'une Angela Merkel isolée et d'un front « du refus » des quotas dominants en Europe. D'autant que certains pays d'Europe occidentale, à commencer par la France, se sont montrés fort peu pressés d'accepter des réfugiés. Pourquoi Robert Fico aurait-il alors accepté ces quotas et pourquoi n'aurait-il pas fait de ce refus son principal élément de bilan ? Mais, on l'a vu, cette stratégie s'est révélée très périlleuse.

L'absence de réaction des Sociaux-démocrates européens

En passant, on soulignera la responsabilité de la social-démocratie européenne. Malgré des appels répétés, malgré une alliance du Smer avec le SNS, malgré une rhétorique de plus en plus nationaliste, le parti socialiste européen (PSE) n'a jamais voulu sanctionner le parti de Robert Fico. En octobre dernier, le Smer s'était contenté d'assurer son « engagement avec les valeurs du PSE. » Mais ce manque de vigilance des socialistes européens a été un des éléments qui n'ont pas freiné le premier ministre slovaque. Et qui, partant, ont alimenté son discours anti-migrants. Moyennant quoi, le PSE a subi ce samedi une nouvelle défaite électorale cuisante, une semaine après l'effondrement du Labour irlandais.

Quelles « valeurs communes » ?

Evidemment, ce désastre électoral slovaque traduit également l'absence de vraie gestion de la crise migratoire. Lorsqu'Angela Merkel a accepté d'ouvrir les frontières en espérant une solidarité européenne, elle a clairement surestimé l'engagement européen des pays d'Europe centrale et sous-estimé leur nationalisme latent. Du coup, l'ouverture des frontières allemandes a conduit à une clôture des frontières de ses pays dont les populations se sont clairement renfermées sur eux-mêmes. Peu importe que ces pays, à la démographie déclinante, figurent parmi ceux qui ont le plus a gagné de l'immigration, peu importe aussi qu'ils sont ceux qui ont le moins d'immigrés sur leur sol : le fait est qu'ils ne semblent pas prêts à accepter des immigrés du Moyen-Orient. Pour les Slovaques, comme pour les Polonais ou les Hongrois, l'accueil des migrants ne fait pas partie des valeurs européennes. Ceci soulève donc une question assez brûlante : celle des « valeurs communes » à l'Europe. Angela Merkel a cru que l'accueil des migrants faisait partie de ces valeurs. Les électeurs slovaques se sont empressés de lui démontrer le contraire.

Le refus de la solidarité européenne

Avec le recul, il est donc sans doute temps de réfléchir au bilan de cette intégration. Au-delà des chiffres idylliques de croissance, ces élections slovaques, comme les élections polonaises l'automne dernier, viennent prouver que le bilan de l'élargissement de 2004 est en demi-teinte. Les transferts financiers et les délocalisations industrielles vers ces pays n'ont mis fin au nationalisme latent dans ces pays. La crise économique et celle des migrants l'a rapidement réveillé. Certes, l'Europe centrale n'est pas un cas unique : la xénophobie connaît une expansion à l'ouest et au nord du continent. Mais il y a dans cette région un vrai paradoxe : elle a considérablement profité de l'intégration européenne, mais elle recule devant tout acte de solidarité européenne. On peut se contenter de se lamenter sur cette version unilatérale de l'engagement européen de ces pays, qui seraient prêts à recevoir mais pas à donner. Mais il convient aussi de se souvenir de quelques réalités.

La croissance ne pourvoit pas à tout

D'abord, l'erreur de l'Europe qui a cru que la croissance pourvoirait à tout et assurerait le succès de l'esprit européen. Mais c'est oublier quelques éléments. Cette croissance de 4 % entre 2001 et 2011 a un revers : elle s'est faite aux prix de « réformes » qui ont détruit un peu partout l'Etat social. Ceux qui défendent ces politiques en faisaient d'ailleurs des modèles « d'adaptation » et « d'efforts » qui ont payé. Mais parmi les raisons du rejet du Smer ce 5 mars, les électeurs citaient, outre la question des migrants, le mauvais état des systèmes scolaires et médicaux et des infrastructures. La Slovaquie fière qui donnait des leçons budgétaires à la Grèce en 2015 souffre également d'un sous-investissement public constant. La défaite du Smer est aussi la défaite de la social-démocratie convertie à l'austérité.

D'autant que la croissance slovaque est très inégalitaire. Un seul chiffre permettra de le prouver. Au classement régional des PIB par habitant d'Eurostat, la région de Bratislava arrive en sixième position avec un PIB par habitant supérieur à 86 % de la moyenne de l'UE, soit plus que la Bavière et l'Île de France. Mais les trois autres régions slovaques se situent à un niveau inférieur de 28 % à 49 % à cette moyenne. Par ailleurs, malgré la croissance, le chômage reste élevé : 10,8 % de la population active, traduisant le fait qu'une part des actifs, souvent issus des industries traditionnelles « liquidées » par la modernisation, mais aussi des minorités, comme les Roms, ne profitent guère de la croissance.

Les dividendes de la crise grecque

Le modèle de croissance promu par l'Europe a donc son revers qui de plus en plus insupportable pour les citoyens slovaques qui, rejet logique du communisme oblige, se tourne vers l'extrême-droite pour tenter de trouver des solutions. Et là encore, la responsabilité de l'Europe n'est pas nulle. Lors de la crise de la zone euro, et particulièrement lors de la crise grecque de l'an passé, l'Allemagne, la France et les institutions européennes ont utilisé la Slovaquie comme contre-exemple de la lutte contre Alexis Tsipras. Il s'agissait de mettre en avant le modèle slovaque de réformes et de modernité contre l'archaïsme et la mauvaise volonté grecque, en oubliant l'apport de l'UE dans la croissance slovaque. Le gouvernement slovaque a pris ce rôle - qui le flattait fort - très au sérieux. Son ministre des Finances, Petr Kažimír, a été un des plus violents contre la Grèce. Mais c'était un jeu dangereux : on flattait ainsi le nationalisme slovaque et on encourageait son refus de solidarité.

Le jeu dangereux de Berlin en 2015

Berlin, qui avait allumé la mèche, vient, ce samedi, de constater les conséquences de ce jeu dangereux. Le deuxième parti du pays, le SaS est un parti qui s'oppose à toute forme de solidarité interne à la zone euro comme il l'a prouvé en 2012 en rejetant l'aide à la Grèce. C'est le parti qui assume pleinement le discours de Petr Kažimír. Les électeurs slovaques se sont montrés logiques : flattés l'an dernier dans leur « supériorité » supposée vis-à-vis du sud de l'Europe, ils ont choisi un parti qui assurera une politique de non solidarité avec cette région. Cet « égoïsme » ne tombe pas du ciel : en 2012, SaS, après son rejet de l'aide à la Grèce, avait perdu 7 points de pourcentage. Il en regagne 6 aujourd'hui.

Logiquement : le gouvernement de Robert Fico, avec l'appui de Wolfgang Schäuble, lui a donné raison l'an passé... Lorsque, lors de la crise grecque, on a encouragé le gouvernement slovaque à tenir un discours méprisant pour un autre peuple, égoïste et « supérieur », on ne doit pas s'étonner de voir ce même gouvernement refuser la solidarité sur les migrants (du reste, le gouvernement a continué à accuser la Grèce sur les migrants) et, in fine, l'extrême-droite investir le parlement de Bratislava.

Au final, le bilan de ces élections slovaques sont désastreuses. Elles rendent le pays ingouvernable et en font un partenaire très difficile pour les Européens de l'ouest. Mais il convient de ne pas oublier que plusieurs erreurs de l'Europe ont conduit à ce désastre. Angela Merkel va sans doute apprendre à ses dépens que s'appuyer en 2015 sur la Slovaquie contre la Grèce pourrait se révéler avoir été une erreur tactique lourde de conséquences.

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Commentaires 25
à écrit le 08/03/2016 à 15:26
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L'UE était un projet fantastique pour les générations à venir. Oui, mais voilà, les technocrates, les conflits d'influence, le manque de pédagogie, le langage abscons pour la plupart des Européens utilisé par l'UE et ses représentants. Remuer le tout...

à écrit le 08/03/2016 à 11:20
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Cher M Godin, pourriez vous m expliquer comment les migrants actuels sont une chance pour des pays europeens a demographie faible ? La Slovaquie a 10 % de chomeurs. Faut il en faire venir d autres ? Meme dans un pays comme la RFA ou le chomage est b...

à écrit le 08/03/2016 à 10:43
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"Fin de cycle pour la social-démocratie" est le dossier du monde diplomatique du mois de mars qui traite abondamment le sujet. Les partis sociaux démocrates qui ont permis de manipuler l'opinion publique afin de lui faire croire que le social fin...

à écrit le 08/03/2016 à 9:02
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Les politiques migratoires sont, partout, des sujets hautement sensibles. Elles touchent à la représentation mentale que chaque peuple se fait de son identité. Elles dépendent des liens historiques, économiques et sociaux que l’histoire a légués à ch...

le 08/03/2016 à 10:24
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Excellent, je comprends qu' on ostracise ce parti capable de nommer les choses ET qui n'est pas dans la ligne du ..parti ! Imaginez le danger systémique s 'il arrivait au pouvoir..

le 08/03/2016 à 10:44
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ah les obsessions hein...

le 08/03/2016 à 17:41
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@ Grémillon voilà encore l' UPR, pilotée par un énarque qui en dehors des couloirs de cabinets n'a jamais gagné un euro soit avec ses mains soit avec sa sueur et encore moins avec sa tête. Encore un parti fondé par un viré de l'UMP. Un compagnon d...

à écrit le 08/03/2016 à 8:16
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Les logés dans les buildings de l’Europe, les politiques dans leurs palais comme l’Elysée ou dans leur bunker comme en Allemagne ne savent plus écouter ne savent plus donner une vision à cette Europe car la politique est devenue une affaire journaliè...

à écrit le 07/03/2016 à 20:46
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Cette attitude n'est pas spécifique à l'Europe de l'Est mais au monde entier actuellement, à de rares exceptions près, voir les discours de Trump aux Etats-Unis ou les positions de Poutine en Russie, pays qui a pourtant de quoi accueillir mais qui se...

à écrit le 07/03/2016 à 20:19
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Pour nuancer cet article. Il est important de comprendre que le sentiment nationaliste pour des pays nouveaux et longtemps sous le joug sovietique ou austrohongrois est un argument qui reussit et marche tres bien. On vit dans ces pays le nationbuildi...

à écrit le 07/03/2016 à 18:39
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L'UE est fondée sur le principe libéral (mercantile) que le bonheur est dans le PIB et que l'immigration massive est souhaitable pour sa croissance (mais pas forcément du PIB/hab).. Au vu des résultats (augmentation des inégalités, chômage croissant,...

le 08/03/2016 à 11:02
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Ah c' est pas mal ça, et que fait-on pour changer les choses ?

le 08/03/2016 à 14:48
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@ Léon: on essaie de changer l'UE (peu probable vus les intérêts en jeu) ou on revient à l'Europe des nations, à la carte..

à écrit le 07/03/2016 à 17:25
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Le tort des européens aurait été de laisser faire la démocratie en Slovaquie, en somme. Je sais que nous sommes désormais à l'ère post-démocratique: L'opinion publique doit être rééduquée en permanence pour accepter de laisser le pouvoir aux élite...

à écrit le 07/03/2016 à 17:19
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en clair, il aurait fallu dire ' bienvenue aux 30 millions de futurs arrivant' pour eviter ce qu'il se passe! vaut mieux entendre ca que d'etre sourd! je pense qu'au contraire les gens en ont plein le dos qu'on leur dise le contraire de ce qu'ils p...

à écrit le 07/03/2016 à 17:02
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Les leçons de morale allemandes valaient celles que valent toutes les leçons de morale : en l'occurrence elles se fondaient, en grande partie, sur les intérêts de l'économie allemande, par rapport à sa démographie. Un certain La Rochefoucauld a tout ...

à écrit le 07/03/2016 à 16:16
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En fait l'erreur de Bruxelles et de nos élites c'est de penser que les citoyens d'Europe sont de simples consommateurs et des agents économiques sans racines, histoire, bref sans "civilisation". Il faut arrêter de tous résumer à l'austérité ou à la ...

à écrit le 07/03/2016 à 15:49
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Dimanche les élections en Allemagne devraient donner le même résultat car les élections se suivent et se ressemblent. L'euro c'est notre chance la Commision européenne non élue démocratiquement aussi et nos deux cerveaux que sont Harlem Désir et JM A...

à écrit le 07/03/2016 à 14:54
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Le titre de cet article est une parodie de journalisme. En quoi "bruxelles" c'est a dire la Commission, le Conseil et le parlement ont quoi que ce soit avoir avec ce résultat? Quand on lit l'article de Godin, tout ce qu'il trouve a dire pour justi...

le 07/03/2016 à 20:37
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N enterrez pas trop vite Fico car il va vite revenir. D ici qq mois ou qq annes, on verra bien si il y a de nouvelles elections. En fin politicien il a juste comprit que la posture mondialiste et universaliste ne lui aporterai rien voir lui deservira...

à écrit le 07/03/2016 à 14:45
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Depuis des années, dans le courrier des lecteurs de LA TRIBUNE,je dénonce la forme du discours de M. SCHAÜBLE, Cette forme a des relents nauséabonds dont on pensait qu'ils n'existaient plus depuis 1945.

à écrit le 07/03/2016 à 14:28
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Pour les Slovaques, comme pour les Polonais ou les Hongrois, l'accueil des migrants ne fait pas partie des valeurs européennes. Ceci soulève donc une question assez brûlante : celle des « valeurs communes » à l'Europe. Angela Merkel a cru que l'accue...

le 07/03/2016 à 15:00
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Les Slovaques n'ont reçu quasiment aucun réfugié. surtout, ce qui se passe en Slovaqauie, comme ce qui se passe en Hongrie (la pologne n'a pas grand chose a voir dans l'analyse) est un probleme qui vient de bien plus loin et n'a pas grand chose a voi...

le 07/03/2016 à 16:19
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Il faut remonter à inconsciente collectif. Ces pays d'Europe centrale ont souvent été envahis ou mis sous tutelle (Ottomans, Empires allemand, autrichien, russe, puis soviétique). Ils ne supportent pas qu'on décide à leur place ou qu'un leur impose l...

le 07/03/2016 à 21:09
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Pour etayer vos dire, je rajouterai que lors de la guerre des balkans, ces pays ont acceuilli beaucoups de serbo-croates sans rien dire et meme plus que certains pays de l ouest... On peut etre sur aussi qu ils en feraient de meme avec les ukrainiens...

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