En pleine accélération de la vaccination, la France suspend le vaccin AstraZeneca pour au moins 24 heures
latribune.fr avec AFP
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
FABIAN BIMMER
latribune.fr avec AFP
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
FABIAN BIMMER
La pression monte en Europe sur le vaccin du laboratoire AstraZeneca. La France a décidé de suspendre l'utilisation du vaccin AstraZeneca jusqu'à un avis européen qui sera rendu ce mardi. Le gouvernement, qui avait pourtant annoncé une accélération de la vaccination, grâce à de nouvelles livraisons, pour atteindre un rythme de « 2 millions de doses hebdomadaires d'ici deux semaines », va-t-il pouvoir, dans ces conditions tenir ses engagements sans l'AstraZeneca ?
Emmanuel Macron a dit "espérer reprendre vite" la vaccination avec ce sérum "si l'avis de l'autorité européenne le permet".
L'enjeu est d'autant plus important que l'exécutif s'est fixé des objectifs, après des débuts poussifs et des critiques sur sa campagne de vaccination. Or, l'AstraZeneca faisait partie de la stratégie d'accélération : « Nous avons une augmentation des livraisons du vaccin BioNTech-Pfizer (...) le vaccin Moderna est en train de monter en capacité » et « le vaccin AstraZeneca, même sur un plateau, est du côté de 4 millions de livraisons par mois (...) On est en capacité effectivement de vacciner 30 millions de Français d'ici la fin du mois de juin. Nous avons les doses pour ce faire », avait déclaré la semaine dernière la ministre déléguée chargée de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher.
Un peu plus tôt dans la journée, les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône avaient suspendu la vaccination de leur personnel avec le vaccin du groupe pharmaceutique anglo-suédois après la survenue d'effets indésirables chez un pompier.
> Dossier : la course aux vaccins
L'Hexagone emboîte le pas de l'Allemagne qui avait annoncé une décision similaire quelques heures plus tôt, "à titre préventif" après le signalement d'effets secondaires, a annoncé lundi le ministère de la Santé.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

À lire également
En Italie, le scénario est identique. L'agence du médicament italienne, AIFA, "a décidé à titre de précaution et de manière temporaire, dans l'attente d'une décision de l'EMA", l'Agence européenne des médicaments, "d'interdire l'utilisation du vaccin AstraZeneca sur tout le territoire national", indique un communiqué de l'AIFA.
latribune.fr avec AFP