Grèce : accord trouvé avec les créanciers pour 12 milliards d'euros

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Nous avons trouvé un accord sur tout,  a annoncé le ministre des Finances, Euclide Tsakalotos.
"Nous avons trouvé un accord sur tout", a annoncé le ministre des Finances, Euclide Tsakalotos. (Crédits : Reuters)
Pour débloquer cette aide, Athènes a accepté d'appliquer 48 mesures préliminaires, notamment sur la question des saisies immobilières. Athènes refusait jusqu'alors de céder sur cette dernière pour protéger les ménages endettés.

Publié le 17/11/2015 à 09:27. Mis à jour le 17/11/2015 à 12:58.

Le gouvernement grec a annoncé, mardi 17 novembre, un accord avec ses créanciers de l'UE et du FMI sur une série de mesures de rigueur qui lui était demandées ouvrant la voie au déblocage vendredi de 12 milliards d'euros de prêts au pays par la zone euro.

"Nous avons trouvé un accord sur tout, incluant les 48 mesures préliminaires" conditionnant le déblocage de cette tranche d'aide financière, a annoncé le ministre des Finances, Euclide Tsakalotos, à l'issue de négociations marathon avec le "quartet" représentant les bailleurs de fonds du pays.

Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, a confirmée l'accord sur Twitter:

La zone euro est prête à débloquer les 2 milliards d'euros promis à la Grèce en échange d'une série de réformes, ainsi que les 10 milliards d'euros mis de côté pour la recapitalisation des banques, a-t-il précisé..

Compromis sur les saisies immobilières

Cet accord inclut un compromis sur la question des saisies immobilières, qui bloquait jusque-là l'avancée des discussions, les créanciers voulant les faciliter alors qu'Athènes veut continuer à en protéger la majorité des ménages endettés.

Un projet de loi formalisant les mesures convenues doit être déposé au Parlement grec mardi, et soumis au vote jeudi, a précisé le ministère.

Selon une source européenne, les directeurs du Trésor de la zone euro ("Euro Working Group" - EWG) doivent de leur côté prendre acte mardi de cet accord, avant une décision attendue de la zone euro vendredi sur le déblocage des fonds.

    Lire aussi >> Grèce: Alexis Tsipras déjà dos au mur

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 17/11/2015 à 16:21 :
Cela pourrait bientôt se voir aussi en France : du fait de l'explosion du montant des taxes liées à l'immobilier (notamment la taxe foncière), en lien avec la paupérisation des territoires (chacun voulant prélever son obole chaque année un peu plus forte via le cerfa fiscal), de nombreux retraites âgés à petits revenus qui ne payaient pas de TF depuis des lustres s'en sont vus réclamer, et parfois pour des montants significatifs. Que va t'il se passer s'ils ne peuvent pas payer ? Cette année, ou une prochaine, à un moment donné, le fisc saisira leur bien. Et, comme les grecs, ils pourront dire merci aux politiques PS UMP qui ont permis cette expropriation.
a écrit le 17/11/2015 à 10:12 :
Loi du 3 Janvier 1973 étendue à l'Europe,
ou comment s'emparer de toutes les richesses en réduisant les peuples à l'esclavage
a écrit le 17/11/2015 à 10:03 :
Moralité: Quand on baisse son froc une première foi, il ne faut s'étonner de se voir demander de le faire les fois suivantes. Et une fois sur les talons il est délicat de le remonter. Surtout qu'à ce moment là c'est de se pencher en avant qu'il vous est demandé, plus seulement de le baisser. Heureusement qu'on nous dit que l'Europe c'est la paix, et que pour cela, on évite bien soigneusement d'humilier les peuples... et ceci, quels que soient leurs tords réels ou supposés.
a écrit le 17/11/2015 à 9:58 :
Les Grecs plus forts que Daech

Ils n'ont même pas besoin de tuer, ce qui abîme l'image, pour obtenir tout ce qu'ils veulent. Il était évident dès le début qu'ils voteraient les lois mais qu'ils ne les appliqueraient pas. Que vont-ils faire maintenant ? Simuler des saisies et rapporter les biens saisis une heure plus tard ?
Réponse de le 17/11/2015 à 10:52 :
@pierre.morichau: je suis aussi d'avis qu'ils sont prêts à signer tout et n'importe quoi po obtenir de l'argent, mais qu'ils n'ont aucunement l'intention de rembourser. Étant donné par exemple qu'une grande majorité (sauf les 30% de fonctionnaires qui sont déduits à la source) ne paient pas leurs impôts, on peut se demander comment le gouvernement grec peut imposer En les mettant tous en prison ? C'est totalement irréaliste et les Grecs le savent bien :-)

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