Grèce : ce que signifie le "non" de 1940

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Le non grec a une signification historique
Le "non" grec a une signification historique (Crédits : Reuters)
Le 28 octobre 1940, le général Metaxas, dictateur grec, disait "non" à l'ultimatum de l'ambassadeur italien. Une date devenue fête nationale qui donne au "non" une valeur particulière en Grèce.

Le « non » a une signification particulière dans l'inconscient collectif grec. Ce « non » (όχι en grec moderne, prononcez « ochi ») rappelle immanquablement celui prononcé le 28 octobre 1940 par le dictateur grec Ioannis Metaxas, au pouvoir depuis 1936, à l'ambassadeur italien Emmanuele Grazzi. Un « non » qui fit entrer la Grèce dans une guerre terrible, mais redonna une fierté perdue à un peuple déchiré par la terrible défaite contre la Turquie en 1922.

La frustration du Duce

Ce « non » est d'abord le fruit d'une frustration. Celle de Benito Mussolini qui ne supportait pas de jouer les seconds rôles dans l'Europe qui a suivi la défaite de la France face à l'Allemagne en mai et juin 1940. Le Duce veut sa part de gâteau et ne se satisfait pas de l'occupation des Alpes Maritimes. Après avoir conquis l'Albanie en 1939, il lorgne sur la Grèce pour contrôler la Méditerranée orientale. Le 4 octobre 1940, il soumet son projet à Adolf Hitler qui le rejette. Le Führer nazi a déjà en tête son offensive prévue en mars contre l'URSS. Il doit arriver à Moscou avant l'hiver.

L'ultimatum du 28 octobre

Mais le Duce n'en fait qu'à sa tête, il met Berlin devant le fait accompli. Le 28 octobre à 3 heures du matin, Emmanuele Grazzi fait réveiller Ioannis Metaxas. Il lui demande alors de laisser la libre circulation aux troupes italiennes sur le territoire grec et de céder des points stratégiques. C'est alors que, dans son demi-sommeil, le dictateur répond spontanément d'un « non » qui va devenir le point de ralliement de tout un pays. Même les Communistes du KKE, pourchassés et déportés par Metaxas et liés en théorie par le pacte germano-soviétique, appellent à la résistance. Ce « non », explique le futur prix Nobel de Littérature Georges Séféris, cité par l'historien Olivier Delorme*, « signifiait que la Grèce allait livrer la guerre la plus difficile de son histoire, aux côtés de ceux qui attaqueraient les forces fascistes. »

Les Italiens repoussés

Le thème du « non » allait galvaniser la population et l'armée grecque. Les Italiens attaquent pourtant en force dès le 28 octobre, leur supériorité est incontestable. Le Duce s'attend à une promenade de santé. Mais la résistance grecque est acharnée et les Italiens font du surplace. En novembre, les troupes fascistes doivent entamer une retraite dans les montagnes de l'Epire poursuivis par les Grecs qui envahissent l'Albanie. Nul n'aurait parié sur un tel scénario. Le choc se répand jusqu'en France. A la frontière franco-italienne, raconte Olivier Delorme, les résistants français ont planté un panneau : « si vous voulez visiter l'Italie, engagez-vous dans l'armée grecque. » En mars 1941, une contre-offensive italienne échoue à nouveau lamentablement sur la résistance des troupes helléniques.

La conquête allemande

Les Grecs tiennent le front, mais leurs dirigeants hésitent à pousser l'avantage. Metaxas qui meurt en janvier 1941, son successeur Alexandros Koryzis et le roi Georges II sont plutôt germanophiles. Ils ne veulent pas rompre avec l'Allemagne et hésitent à faire de la Grèce un front allié contre l'Axe. Mais la résistance grecque pose un problème majeur à Adolf Hitler. Il ne peut lancer son offensive sur l'URSS avec un front ouvert dans les Balkans dont pourraiten profiter les Britanniques et qui pourrait prendre les forces de l'axe à revers. Pour attaquer la Russie, l'Allemagne a besoin de Balkans pacifiés. Il décide donc de mater lui-même la petite Grèce. Le 6 avril 1941, le pays est donc attaqué en même temps que la Yougoslavie. Malgré de beaux actes de bravoures, les Grecs ne peuvent résister à l'offensive allemande. Athènes est occupée le 27 avril, tandis que le gouvernement fuit vers la Crète qui résistera jusqu'au 1er juin.

Un « non » qui a sauvé l'Europe ?

En passant, on peut souligner l'importance du « non » dans l'histoire mondiale. La résistance grecque a contraint Adolf Hitler à changer ses plans d'invasion de l'URSS. L'opération « Barberousse » ne commence que le 22 juin. Trop tard, sans doute pour atteindre Moscou avant l'hiver. L'offensive patine fin 1941 et Moscou ne sera jamais prise. Le « non » grec a-t-il sauvé l'URSS et, finalement, permis la victoire alliée ? On peut le penser, même si, évidemment, ce n'est qu'un élément parmi d'autres.

Deuxième fête nationale, celle de l'unité

Occupée par les Bulgares, les Italiens et les Allemands, la Grèce entre immédiatement en résistance. Le « non » de 1940 reste dans les mémoires et demeure un point de ralliement d'une résistance très active mais aussi très divisée. Juste après la libération, le 28 octobre devient la deuxième fête nationale du pays, le « jour du non », après le 25 mars, date de la proclamation de l'indépendance. C'est une fête à laquelle les Grecs sont très attachés et qui commémore un moment rare d'unité nationale dans une histoire marquée par les divisions.

Le refus du diktat des grandes puissances

C'est aussi le souvenir d'un moment où le peuple grec a refusé les ordres des grandes puissances. Or, dans l'histoire grecque, ceci signifie beaucoup. Le pays a été sous la « protection » après son indépendance des Puissances européennes, puis de ses créanciers après les deux faillites de 1893 et 1932. En 1915, le conflit franco-allemand a provoqué le « grand schisme » au sein du pays entre les monarchistes pro-allemands et les libéraux d'Eleftherios Venizelos, pro-français. Après la seconde guerre mondiale et la guerre civile, la Grèce était sous la surveillance des Britanniques, puis des Etats-Unis qui « protégèrent » le coup d'Etat de 1967...

En 2015, le choix du « non » n'est pas un hasard.

Rien d'étonnant donc à ce que les dirigeants de Syriza aient choisi pour le référendum du 5 juillet une question à laquelle ils ont répondu « non. » Faire campagne pour le « non » est un avantage certain en Grèce. Du reste, face à l'offensive économique des créanciers, les partisans du rejet de leurs propositions peuvent aisément jouer sur l'esprit de résistance et de dignité nationale qu'inspire à chaque Grec le « non » de 1940.

 * Pour plus de détails, llire le Tome 2 de l'Histoire de la Grèce et des Balkans d'Olivier Delorme aux éditions Folio-Gallimard.

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Commentaires
a écrit le 06/07/2015 à 17:08 :
Quelqu'un pourrait-il expliquer, le plus clairement possible, pourquoi les Grecs, folie passagère ou quoi, se sont endettés d'une façon aussi insensée durant 25 ans. Se seraient-ils imaginés, par exemple, que tout à coup, via l'endettement, la manne céleste était tombée du ciel et qu'ils allait pouvoir se faire raser gratis à perpette?
a écrit le 06/07/2015 à 14:46 :
MONSIEUR Romaric,je dis bien MONSIEUR, merci encore pour cet éclairage historique qu'aucun eurolâtre bien sur n'a cru bon de rappeler, parceque pour ces gens là, l'histoire commence avec la création de l'UE. Tout ce qui s'est passé avant n'existe pas.... Oserais-je rappeler que la Grèce a inventé la démocratie et l'a offerte au monde? Et qu'a fait l'UE pour le monde à aujourd'hui? Elle a inventé la norme pour la contenance des chasse d'eau de WC...si si, vérifiez....
a écrit le 06/07/2015 à 10:58 :
M. Godin, vous signez là un très bel article sur "les tropismes mentaux". Votre éclairage me paraît judicieux. J'ai eu plaisir à le lire, et à vous le dire.
a écrit le 06/07/2015 à 3:55 :
Les grecs ont raison de rejeter un système parfaitement ubuesque avec une monnaie qui n’est pas au niveau. On entend parler d’un endettement excessif de gouvernements qui détachent le pays de la réalité économique ce qui produit des désastres dont ils n’ont cure. -25% de pib et le chômage, il n’a pas de responsables ? Pourtant pour la déroute de 40, on a bien fait un procès ? On pourrait imaginer un procès en déclin, en désindustrialisation, en chômage, en comptes ici ou là ? Le Parlement de Bruxelles n’accable-t-il pas l’Europe de chômage et de faible croissance, peut-on accepter comme humaniste une société qui retire à une bonne partie de la jeunesse l’accès à la vie active, voire une spoliation des droits et allocations. Si on parle de radiations arbitraires, on n’est pas loin de la stasi et de la loubianka, des promotions politiques pour persécuter les simples citoyens. On éparpille les gens en traitement social, on arrose les défiscalisations avec les stimulations boursières, on déclare des ingénieurs inaptes, à quand un remboursement dette et dette cachée par les boomers alors qu’on réduit la construction et qu’on augmente les prix des logements? On fait 90% cdd, mais pas les fonctionnaires à 25h pour certains, et les corporations à 1 cotisé, 3 de pension… On entend parler de critiques bancaires, en parlant des toxiques, on fait une rebelotte ? A quand un procès en euro, en chômage alors qu’on fait des fonctionnaires, en stagnation du pib, en traités non appliqués ou rapports croissance enterrés, en faux social ? En France les réformes c’est des paroles ? Vu le sentiment de déréliction et 50% d’abstention, on pourrait imaginer un mouvement protestataire pour dire des âneries économiques, postillonner dans les micros, rembourser les cantines gratuites, mettre les représentants à l’eau de Vichy au sel et rembourser les petits-fours, dire des absurdités sur la croissance, du type plus y a de monnaie plus y a de croissance ou bien on fait des ronds-points à 500 000 euros et pourtant y a des pauvres ? On pourrait imaginer l’inversion des échelons à l’avantage des jeunes. Il y aurait des chauffeurs à 6000 euros, deux fois le salaire d’une école, le mérite c’est quoi ?
Alors vive la sécession euro!
a écrit le 05/07/2015 à 14:25 :
Arretons de crediter la construction europeenne de vertues qu'elle n'a jamais eu. Si depuis 1945 la paix a ete observee en Europe on le doit surtout aux trente glorieuses et certainement pas a cette bande de malfaisants et d'opportunistes qui pullulent dans les couloirs de nos gouvernements, au FMI, a la BCE et a Bruxelles. Avec la bienveillance de nos "responsables" politiques, les banksters ont reussi leur plan mafieux de mondialisation visant a la spoliation de nos droits et de nos biens. Si le OUI l'emporte les grecs il s'agira alors d'une victoire a la Pyrus qui engluera les citoyens helleniques dans une spirale de dettes sans fin. Si le Non sort vainqueur des urnes, il se pourrait alors, dans le meilleur des cas pour les grecs, que leur pays se rapproche et la Russie et sorte de l'emprise du monde occidental esclave de l'imperialisme americain. Les reserves en petrole de la Grece viendraient alors emplifier le tresor petrolifere present dans le sous-sol de Russie. Apres le coup de la Crimee, le ralliement grec favoriserait les interets geostrategiques russes et serait une belle opportunite pour le couple sino-russe dans leur tentative de detroner le petro-dollar. D'autant plus que Paris et Berlin serait alors contraint de choisir entre les USA et l'Eurasie. Mais bon, depuis 70 ans que l'on se fait arnaquer par les amis/requins, c'est presque devenu un atavisme.
Réponse de le 05/07/2015 à 15:54 :
La géostratégie ça fait mal à la tête de nos "dirigeants", trop occupés à être mes serpillières des USA et de la GrossDeutshcland.
a écrit le 05/07/2015 à 13:45 :
En esperant que le non l'emportera et qu'il sera annonciateur d'un soulevement general des peuples soumis a la dictature des oligarchies financieres et de nos politocards qui ont sacrifie l'avenir de nos enfants au profit de leurs seuls interets.
Aux armes citoyens !
a écrit le 05/07/2015 à 12:49 :
Romaric Godin est dans le vrai. Les faits lui donnent pleinement raison. Voici ce que dit l'un des plus grands économistes Français Jacques Sapir sur son blog :
http://russeurope.hypotheses.org/4043
Je cite: "...Si tel n’était pas le cas, la BCE aurait dû continuer à respecter les comptes Target2 des entreprises. Cela signifie que tant l’Eurogroupe que la BCE ne respectent pas la souveraineté de la nation grecque. Nous sommes revenus à la situation des années 1960 quand Leonid Brejnev affirmait la doctrine de « souveraineté limitée » des pays de l’Est vis-à-vis de l’Union soviétique. Ce qu’on fait l’Eurogroupe et la BCE est l’équivalent financier de l’intervention soviétique à Prague en août 1968. Nous sommes donc bien confronté à une tyrannie. Il faut en mesurer soigneusement toutes les conséquences...." Nous attendons sous peu les réactions des prix Nobel d'économie : Stiglitz et Krugman ainsi que Piketti qui jouit d'une notoriété internationale. Comme le dit ouvertement Jacques Sapir :...Vouloir « changer » l’Euro n’est plus aujourd’hui une simple erreur ; cela devient au vu de l’action de la zone Euro envers la Grèce une stupidité criminelle. Il faudra d’urgence que les différents partis qui ont joué avec cette idée se mettent rapidement au clair sur cette question ou qu’ils assument de n’être que l’aile compassionnelle de la tyrannie européiste...."
a écrit le 05/07/2015 à 11:22 :
Il faut quand même être gonflé pour comparer des resistance armées contre differents envahisseurs au cours des derniers siecles avec la résistance envers les partenaires qui depuis plus de 15 ans supportent financierement la Grece la où ils le peuvent.
Ni le FMI ni la BCE n a envahi la Grece pour la forcer a engurgiter 310 milliards de prêts !!!
Réponse de le 05/07/2015 à 23:07 :
Vous avez mal lu l'article. Point de comparaison dans cet article, une simple explication sur le sens tactique sinon stratégique du gouvernement actuelle, et une explication du poids du mot "ochi" dans la culture grecque .
Encore Bravo à Romaric Godin, qui décidément est au dessus de la mêlée!
Réponse de le 05/07/2015 à 23:09 :
Désolé pour les nombreuses fautes dans mon commentaire...
a écrit le 05/07/2015 à 11:19 :
Bonjour M Godin
Je ne suis pas une adepte de la Tribune mais je dois avouer que vous êtes au dessus de la moyenne des journalistes et chapeau à la Tribune de ne pas vous avoir censuré.
a écrit le 05/07/2015 à 11:06 :
si le oui l'emporte Tsipras devra démissioner.si le non l'emporte le scrutin devra etre déclaré illégal,seuls les députés européens démocratiquement élus pouvant se prononcer
Réponse de le 05/07/2015 à 12:45 :
un peu plus de réflexion , ce sont des listes de partis qui sont élus c'est très loin de ce que vous avancez .
Réponse de le 05/07/2015 à 13:26 :
Of faut soumettre les nations européennes à la stratégie de domination monétaire de la grande Allemagne !
a écrit le 05/07/2015 à 11:05 :
Quand on voit que monsieur Nikos Aliagas est allé soutenir le OUI, ça donne envie de réfléchir sur le triste sort de la Grèce! Je pense que Nikos Aliagas aurait du se ballader un peu dans le centre ville d'Athenes avant de se jeter dans les bras des partisans du OUI, il aurait vu la désolation absolue de tous les commerces fermés, abandonnés, locaux vides par milliers ... On ne peut pas vivre une vie entière enfermés dans un "révolving géant" comme le sont les grecs et nous aussi dans une moindre mesure.
a écrit le 05/07/2015 à 10:32 :
Comparer les Hommes et les événements de la seconde guerre mondiale et ceux d aujourd'hui et pire que fallacieux, c est insultant pour ces Hommes du passé. Stipras est un lâche qui ne peut ni reconnaître qu il a promis l impossible a son peuple, ni gérer la situation. Ce référendum sans queue ni tête, n est qu un petit traquenard politique pour essayer de sauver la face quelque soit le résultat. Le non de 1940 avait d autres conséquences...enfin je suis certain que dans tous les pays du monde on trouvera un moment de fierté d avoir dit non, c est du basique pour le nationalisme ou plutôt pour la légende nationale qu on appelle Histoire ( on pretend au titre de champion en la matière)
Réponse de le 05/07/2015 à 11:35 :
Dans 50 ans, je suis prête a parier qu'on parlera encore de Tsipras comme d'un grand homme. Par contre de vous ...
a écrit le 05/07/2015 à 10:11 :
Comparer le non a Mussolini au non a son banquier auquel vous avez emprunter de plein grès
Il fallait oser
Mr Godin est pres a tous pour soutenir tsipras
Il ferait mieux d expliquer que si c'est non c'est la fin de la grece en Europe
a écrit le 05/07/2015 à 9:50 :
Il est nécessaire que les européens votent, en dehors des grecs, s'ils sont prêt à nouveau à verser de l'argent aux grecs.
C'est le plus démocratique, ça rappellera les meilleurs votes du monde pour cette europe "sociale" si chère aux humanistes d'extreme gauche.

Et si c'est non, tant pis pour les grecs.
La démocratie populaire si chère à Mr GODIN aura été respectée.
Réponse de le 05/07/2015 à 11:37 :
Ne rêvez pas, vous n'aurez jamais ce plaisir ! La Grece est peut être une démocratie, mais pas l'UERSS !
Et comme vous ne serez probablement jamais assez courageux pour vous élever contre ...
Réponse de le 06/07/2015 à 17:07 :
depuis 5ans sans qu'aucune élection nationale ne vient remettre en cause la politique économique actuelle car elle est approuvé par berlin et Mme Merkel est réelue par les allemands. En Espagne, en italie, aux pays bas, au portugal, en France les majorités ont changé. Le rejet des politiques de la troika ou de l'austérité fut assez massif et pourtant aucun changement car le gouvernemetn Merkel reste en place. Serait ce parce que - comme je l'ai entendu il y a peu à Berlin - c'est au Bundestag que ce décide la politique européenne ? (c'est de facto indeniable). Mais ma question pour vous : la voix d'un electeur allemand de la CDU a t elle vocation à decider de l'avenir de notre continent ? un bon electeur européen ne serait il qu'un electeur allemand ?
Alors oui votons ! votons tous , nous européens, pour savoir si en âme et conscience nous souhaitons que la politique économique de la troika est celle que nous voulons pour nous mêmes. Du nord au Sud. De Helsinki a Athènes car pour le moment on a fort l'impression que c'est l'électeur d'un pays qui décide des sacrifices des autres...
a écrit le 05/07/2015 à 9:36 :
Ce référendum devient le référendum de la peur , nous vivons souvent la même chose avec les mêmes slogans dans nos différentes élections , il n'y a plus d'arguments pour convaincre alors on installe la peur permanente .
a écrit le 05/07/2015 à 8:32 :
Ah si les Grecs avaient pu dire non aux prêts des banquiers européens...Quelle belle résistance.
a écrit le 05/07/2015 à 4:34 :
Merci de cet article interessant dans le contexte actuel. Il faut tout de meme voir une difference entre un "non" a un envahisseur et un "non" a des creanciers. Si vous prennez la peine de nous rappeler ces evenements c'est bien precisement parce que Tsipras et Varouflakis n'ont cessé de vouloir faire l'amalgame entre les deux et ont hysterisé le debat.
Allons jusqu'au bout du raisonnement, si Tsipras et Varouflakis considerent a ce point les europeens comme des ennemis et des envahisseurs, pourquoi alors vouloir absolument rester dans la zone euro ? Il y a un point sur lequel je vous rejoins, les grecs ont le droit de chosir leur destin et de decider de poursuivre la route tout seuls, c'est bien ce chemin qui sera emprunté si par aventure ils votent non.
Et c'est la ou je ne suis pas d'accord avec vous, voter "non" c'est adherer au populisme, a la politique du pire, ce serait une formidable capitulation. Voter "oui" c'est donner une chance a leur aventure europeenne, en declarant que malgré les sacrifices et les erreurs commises, ils veulent faire un pas vers l'europe et poursuivre l'aventure ensemble. Un "oui" aurait un effet retentissant et permettrait d'ouvrir une nouvelle page avec la grece et serait une grande claque dans la tronche de tous les extremistes en Europes qui esperent la rupture greque.
a écrit le 05/07/2015 à 4:02 :
Excellent rappel. On peut préciser que :
La phrase exacte de Metaxas, en français, langue diplomatique de l époque (que pratiquaient toutes les élites dès le biberon), est " Alors c est la guerre !". Phrase "interprétée" par la radio et la presse sous la forme d un "non", plus compréhensible et vendeur.
Des forces grecques se sont expatriées avec le gouvernement grec (notamment la marine) au Caire. Forces bien utiles au sein de la 8eme armée britannique. Certains navires grecs ont même opérés en Mer de Chine et en Océan Indien. L armée grecque à donc bien combattu sans interruption durant tout le cours de la guerre.
Churchill, le vrai, pas celui qui intervient avec ce pseudo sur ce site pour dénigrer les Grecs, n a jamais tari ses louanges sur la bravoure des soldats grecs. Même Hitler a dû le reconnaître; d où aussi la sauvagerie de l occupation allemande en rétorsion. Les Allemands n ont pas seulement piqué dans la caisse (le célèbre "prêt", jamais remboursé), ils ont aussi commis des dizaines d Oradour…
a écrit le 05/07/2015 à 0:36 :
Juste un extraordinai e plaidoyer pour le nationalisme agressif en Europe. A croire que l'Histoire de notre continent que Godin s'amuse a citer en partie ne lui a finalement rien appris.
a écrit le 04/07/2015 à 22:16 :
Merci Monsieur Godin pour ce formidable rappel historique! Esperons que le même esprit de resistance guide les grecs demain.
a écrit le 04/07/2015 à 22:13 :
Pourquoi faire encore des articles sur un dossier désormais scellé: dommage our nos amis grecs, mais on viendra les voir en vacances..
a écrit le 04/07/2015 à 21:21 :
Les grecs peuvent sortir de l'euro et l'UE et reprendre leur destin en main. Leur situation sera chaotique, mais mieux vaut tard que jamais, ça aurait dû être fait il y a plus de 5 ans. Et si ça n'arrive pas demain, ça sera pour après-demain, et nous les suivrons...
Réponse de le 04/07/2015 à 22:39 :
Je suis tout à fait d'accord avec votre analyse !
En revanche, pour la situation dite "chaotique" attendons de voir déjà comment vont s'en sortir les Grecs sans ce fardeau qui est l'euro. Mon petit doigt me dit qu'il s'en sortiront mieux que nous !!!!
Réponse de le 05/07/2015 à 8:26 :
Effectivement, si les grecs prouvent qu'on peu quitter l'euros et relever la tête pour repartir de l'avant, après certainement une périodes qui sera très très difficile économiquement et politiquement (les Européens, en plus, n'auront alors de cesse de leur maintenir la tête sous l'eau par mesure de rétorsion); pas mal de technocrate de Bruxelles ou d'ailleur en mangerons leur cravates pour pas dire autre chose... Quoi qu'on pense sur les grecs, ils faut leur reconnaître le mérite de remettre la démocratie et le debat populaire au centre du débat. L'histoire jugera.
Réponse de le 05/07/2015 à 10:45 :
L'€, un fardeau, c'est un lieu commun assez largement faux. L'€ a permis aux entreprises et particuliers grecs d'avoir du crédit très bon marché de 2004 à 2010 (c'est plutôt bien) et à l'état grec de s'endetter tout en réduisant sa charge d'intérêts (c'est moins bien parce que l'état en a profité pour accroître son endettement). Ceux qui vouent l'€ aux gémonies ont la mémoire courte et oublient trop facilement les crises monétaires de 1992-93 et son cortège de dévaluations compétitives entre pays européens qui avaient coûté à la France un bon million de chômeurs supplémentaires en quelques mois.
Réponse de le 05/07/2015 à 11:41 :
L'euro ne serait pas un fardeau. Encore une affirmation fausse de bruno_bd, qu'il va falloir demonter. C'est assez facile en fait, il suffit juste de regarder la réalité :

http://www.zerohedge.com/sites/default/files/images/user5/imageroot/2015/06/NationsOutsideEuro600.png
Réponse de le 05/07/2015 à 16:04 :
Et la Grande Bretagne et la Suède, pays "soit disant européens", s'en sortent très bien en dehors de l'Euro/mark. En sortir sera t'il véritablement une catastrophe, on pourrait en douter.
a écrit le 04/07/2015 à 21:18 :
V
a écrit le 04/07/2015 à 21:08 :
Les grecs on eu tout le temps raison dans l'histoire , faisons leurs confiance une fois de plus, ils nous montrent la voie d'une Europe démocratique et plus intelligente . L'Europe n'est pas en majorité des boursiers , des directeurs de banque où des rentiers politiques .
a écrit le 04/07/2015 à 20:55 :
La protestation contre des institutions défaillantes n’est-elle pas normale ? en 1940, l’Etat français s’écroule, on fait la guerre sans chars, comme en 14 on charge à la baïonnette contre des mitrailleuses… fait-on une industrie à pédales avec des salaires découplés de la productivité ? Quand on voit les maigres résultats de l’Etat français en croissance et à l’export avec des ETI inexistantes et une industrie de gamme moyenne avec une part inférieure à nos voisins dans la contribution à l’export européen, une faiblesse technologique, on parle d’un retard européen dans le numérique, ne fait-on pas en Europe dans le paroleux de palais qui fabrique le chômage et détruit le pib par habitant… en Europe les pays du sud s’illustrent par leur chômage des jeunes, leur vieillissement, leur dette qui paye des retraites mais pas de droits avant 25 ans, alors que 92% de la population s’inquiète des retraites, sans financement, on parle de hors bilan alors qu’il y aurait préfon pour les fonctionnaires mais pas pour les français, des dirigeants sur critère d’ancienneté ou de réseaux, le mérite c’est quoi ? Le PIB par habitant en constant en 2013 est sous le niveau de 2007, que fait l’Etat, le but d’une société est-il la paupérisation des citoyens ? En 1993, la baisse n’a duré qu’un an. Les français ne devraient-ils pas être vigilants alors que le chômage ne cesse d’augmenter et que les parts de marché se réduisent plus qu’ailleurs. Ne fait-on pas dans le traitre européiste de la demande qui relance l’import et prône l’augmentation du coût de la vie ! L’arrosage de la BCE, on parle de risques de bulles, n’est-il pas potentiellement un danger apocalyptique puisqu’on fait dans l’économie des pertes, des banques instables afin de faire péter le système ? L’Etat n’est-il pas pyromane quand il cautionne l’arrosage monétaire, on fait des rebelotte dans la logique subprime ?
sur la croissance plus ou moins d'impôts, à quand un mouvement protestaire, pour raconter n'importe quoi sur la croissance et se payer la vie de palais à fabriquer le chômage ou radier des ingénieurs déclarés inaptes et faire des faux droits non appliqués, 2/3 des français devraient être en logement à tarif dit social.
Pour la réduction téléphonique, les sdf ont-ils une ligne fixe... ne fait-on pas des absurdités administratives?
Réponse de le 05/07/2015 à 16:18 :
Parce que l'Allemagne, pays d'Europe du nord si je ne m'abuse, ne voit pas le vieillissement de sa population ?? Il me semble qu'ils sont en situation de dénatalité et qu'ils font appel à de la main d'oeuvre Turque, mais aussi Espagnole Italienne et même Française à des salaires inférieurs à ceux de leurs ressortissants, d'où un certains intérêt à maintenir en état de paupérisation un certain nombre de pays européens, réservoirs de mains d'oeuvre. Eh oui il va bien falloir payer les retraites des allemands. La limite c'est que l'Allemagne exporte essentiellement vers le reste de l'Europe : appauvrissement des populations = diminution de la consommation !
a écrit le 04/07/2015 à 20:25 :
Un enfant a souvent une phase d'opposition où il ne sait dire que "non". Le puéril gouvernement Tsipras en est là.
Réponse de le 04/07/2015 à 21:57 :
Vous voila prévenu par le sémillant bruno_bd : si vous dites non, vous etes un enfant ! Pas d'autre choix, braves gens !
Réponse de le 05/07/2015 à 0:11 :
tellement grotesque :)
Qu'ont répondu les ex-troikas à toutes les propositions Tsipras?...."non"

Hilarant.
Réponse de le 05/07/2015 à 10:52 :
Si on a 3 neurones, il est effectivement impossible de voter non.
Réponse de le 05/07/2015 à 11:43 :
Mais tous les gens qui en ont plus que 3 voteront NON !
a écrit le 04/07/2015 à 20:15 :
"son successeur Alexandros Koryzis et le roi Georges II sont plutôt germanophiles"

Un peu comme Samaras et Aliagas !!
a écrit le 04/07/2015 à 20:02 :
Voici encore une preuve de la propagande médiatique. C'est parlant:

http://4.bp.blogspot.com/-MpptLR0ykpM/VZgPOJ3a2aI/AAAAAAAA6UI/hew-yjizRWU/s1600/img35039_ed98b67727ed9dab099eae62f18a6963_650_800.jpg
a écrit le 04/07/2015 à 19:43 :
et le 4 octobre, ma voisine ouvrait une boîte de cassoulet ! Godin n'ayant pas grand-chose à dire, il cherche désespérement comment continuer à défendre les Grecs. J'en arrive à me demander s'il ne touche pas des commissions :-)
Réponse de le 04/07/2015 à 21:22 :
Votre commentaire est sans intérêt.
Par contre cet article nous instruit sur un point d'histoire peu connu. Ou est la propagande ?
Réponse de le 04/07/2015 à 22:01 :
Non seulement sans intérêt, mais insultant. En meme temps, vu l'auteur, on ne s'attendait guere a mieux ...
Réponse de le 04/07/2015 à 22:07 :
C'est pire, je crois qu'en plus il ne touche pas de commissions!! il est tout simplement borné !
Réponse de le 04/07/2015 à 23:19 :
Mais il touche de commissions de QUI ? du gouvernement grec ??!! de la poche de Tsipras lui même ??!! faites moi rire, c'est l'été et les clowns arrivent….
Réponse de le 05/07/2015 à 0:53 :
Cet article est intéressant et historiquement exact, mais peu accessible visiblement à certains qui gagneraient à s'informer plutôt que d'insulter.
Réponse de le 05/07/2015 à 9:02 :
@Fx: Je vois qu'Idée fixe est revenu. Espérons que son contrôle fiscal a bien eu lieu, car le contraire voudrait dire que la Cerise et ses copains ne tiennent pas leurs promesses :-)
@Mauricius; Tu dois pas suivre le feuilleton, car si tu lisais les articles de Godin, tu acquièscerais avec les pieds :-)
Réponse de le 05/07/2015 à 23:57 :
Tu sais quand meme que Syriza, ça ne veut pas dire cerise, meme si la consonnance est vaguement la meme, alors arrêté ta blague ridicule. Et tes commentaires ridicules également, tu te rends compte que tu racontes n'importe quoi ?
a écrit le 04/07/2015 à 19:40 :
Faire tous un article pour essayé de nous démontre que les pays contributeurs sont du même niveau que Mussolini et Hitler!!!!!cela me laisse sans voix, digne de Goebels
Réponse de le 04/07/2015 à 20:30 :
Tsipras est allié à un parti d'extrême-droite et est bruyamment appuyé par Madame Le Pen. Dans cette affaire ceui qui tient le rôle de Mussolini c'est lui.
Réponse de le 04/07/2015 à 21:13 :
Un parti de l'extrême droite légal est un parti. Madame Le Pen n'appuie pas Tsipras. Elle dit que c'est quelqu'un qui donne un coup de pied à la fourmilière, elle l'admire pour cela même s'ils ont des opinions politiques différentes En caricaturant, on peut accepter votre commentaire. En caricaturant seulement. Vu les moyens déployées actuellement, la propagande et le peu de respect, il est clair que nos chères institutions européennes jouent un jeu qui peut être qualifié de guerre économique. De là à faire le rapprochement avec une guerre physique et militaire, il n y a qu'un pas.
Réponse de le 04/07/2015 à 21:37 :
Bruno des gens peuvent vous soutenir sans vous demander votre avis.
Avez-vous déjà vu Tsipras avec M le Pen?
Moi jamais, par contre je l'ai vu avec Mélenchon qui n'est pas l'ami du FN.
Vous faites de la désinformation
Réponse de le 04/07/2015 à 22:03 :
Sans compter que ce que bruno_bd appelle extreme droite ne sont que des anciens deputés de Samaras, mais anti austérité. Par contre quand Samaras absorbait le LAOS (ancien parti fasciste grec) ou collaborait avec aube doré (parti nazi grec), on n'entendait guere bruno_bd. Question d'affinités, surement !
Réponse de le 04/07/2015 à 22:32 :
Il va même certainement essayé d'envahir un pays...
Réponse de le 05/07/2015 à 9:11 :
Article intéressant qui démontre que le gouvernement grec connaît l'histoire. Certes, la troïka n'est pas l'Allemagne nazie, mais elle emploie des armes qui bafouent la souveraineté du peuple grec.
Réponse de le 05/07/2015 à 10:58 :
Ont voté en faveur du référendum : Syriza, ANEL et Aube Dorée. Tout est dit.
Réponse de le 05/07/2015 à 11:01 :
@ des pas perdus : se référer ao dictateur Metaxas, qui certes s'est opposé à Mussolini n'est pas forcément une idée géniale...
Réponse de le 05/07/2015 à 12:36 :
Bruno_bd, effectivement, on vous lit comme une bd, comique. Donc aube dorée souhaite aussi un referendum, pour vous ça en fait des alliés de Tsipras.
Mais Tsipras a aussi dit que l'eau mouillait, j'espère que vous n'allez quand meme pas approuver une telle affirmation, ce qui ferait de vous un membre a part entière de toute cette clique !!! J'attends un dementi formel de votre part !
Réponse de le 05/07/2015 à 18:49 :
Les plus gros fraudeurs grecs : avocats, journalistes, armateurs, médecins et bien sûr politiques du PASOK et de la NOUVELLE DÉMOCRATIE, vous savez, ceux qui ont des piscines illégales, qui roulent en Porsche Cayenne, ceux qui ont leur fric planqué en Suisse, bref, les responsable de la gabegie que vous dénoncez à longueur de commentaires, sont les plus ardents défenseurs du "oui", Curieux, n est-ce pas ?

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