Grèce : Christine Lagarde plaide pour une restructuration de la dette

 |   |  480  mots
Une restructuration de la dette (...) est selon nous nécessaire dans le cas de la Grèce afin qu'elle ait une dette viable, a déclaré la patronne du FMI, prenant le contre-pied des Européens qui rejettent une telle option pour le moment.
"Une restructuration de la dette (...) est selon nous nécessaire dans le cas de la Grèce afin qu'elle ait une dette viable", a déclaré la patronne du FMI, prenant le contre-pied des Européens qui rejettent une telle option pour le moment. (Crédits : Reuters)
Dans une missive adressée hier au Mécanisme Européen de stabilité, Athènes demande un prêt sur trois ans en échange de réformes fiscales et sur les retraites. Le FMI assure qu'une restructuration de la dette grecque est nécessaire, prenant le contre-pied des Européens qui rejettent une telle option.

Alors que la chancelière allemande, Angela Merkel, refuse toujours d'envisager une renégociation de la dette grecque, Christine Lagarde, la directrice générale du FMI affirme de son côté qu'une restructuration de la dette, qui flirte avec les 180% de son PIB, est "nécessaire".

"Une restructuration de la dette (...) est selon nous nécessaire dans le cas de la Grèce afin qu'elle ait une dette viable", a-t-elle déclaré mercredi à Washington.

Dans un rapport publié le jeudi 2 juillet, le FMI rapportait que le Grèce aurait besoin d'une nouvelle aide de 36 milliards d'euros des Européens (Union Européenne et BCE) dans les trois prochaines années, et ce même si le pays acceptait le plan des créanciers. Pour rappel, ce dernier, soumis à référendum dimanche dernier, a été massivement rejeté par les Hellènes.

Le FMI "pleinement impliqué" dans la recherche d'une solution

Depuis le mardi 30 juin, Athènes est officiellement en défaut de paiement auprès du FMI puisque le pays n'a pas été en mesure d'honorer le remboursement de 1,56 milliard d'euros à l'institution financière. Et, malgré les sollicitations de la Grèce pour obtenir un report de paiement, l'institution financière n'avait pas donné de réponse favorable. Hier, Christine Lagarde a assuré qu'elle restait "engagée" pour trouver une solution à la crise dans le pays.

"La Grèce est dans une situation de crise aiguë, qui doit être traitée rapidement et avec sérieux", a-t-elle poursuivi, ajoutant que le FMI était "pleinement impliqué" dans la recherche d'une solution.

Dans le même temps, le mercredi 8 juillet, Euclide Tsakolotos a adressé une lettre au président du Mécanisme de stabilité européen dans laquelle il demande un accord de prêt sur trois ans d'un montant de 50 milliards d'euros. En contrepartie, la Grèce s'est engagée à mettre en place des réformes, sur les retraites et en matière fiscale "dès la semaine prochaine". L'Eurogroupe a précisé que cette demande sera examinée dimanche par les directeurs du Trésor de la zone euro.

Banques fermées jusqu'à lundi

Si le ministère des Finances avait avancé dans un premier temps que les établissements bancaires, fermés depuis lundi 29 juin, rouvriraient "progressivement", une source du même ministère a indiqué mercredi soir que les banques resteraient closes jusqu'à lundi.

Depuis la fermeture des établissements bancaires et des contrôles des capitaux, les Grecs ne peuvent retirer que 60 euros par jour aux distributeurs (120 euros pour les retraités). Cette mesure vise à éviter le manque de liquidités.

Jeudi, le président de la fédération bancaire grecque, Louka Katseli, a fait savoir sur la chaîne Skai TV que les banques avaient suffisamment de liquidité pour alimenter leurs distributeurs de billets jusqu'à lundi. "Nous savons que tout est assuré jusqu'à lundi", a-t-il martelé.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 12/07/2015 à 8:58 :
en passant elle prendrait bien une petite enveloppe pour s'acheter des fringues.
a écrit le 11/07/2015 à 17:59 :
Elle ne paye toujours pas d'impôts cette dame qui se permet de critiquer ceux qui croulent sous les taxes pour payer son salaire de politicienne?
a écrit le 09/07/2015 à 19:08 :
Vous avez raison .
a écrit le 09/07/2015 à 18:39 :
Sans doute est-ce "Chinoiser" sur les termes. Mais l'on ne peut évoquer de contrepartie de la part du gouvernement Grec dans l'octroi d'un éventuel nouveau prêt accordé à la Grèce. Cela laisse entendre que ce gouvernement n'est pas convaincu du changement profond qu'il se doit d'entreprendre pour être en cohérence avec l'Europe. Il ne doit pas exister de tractations de cet ordre, mais une présentation d'un engagement de restructuration de la Grèce qui lui soit supportable économiquement. Ce n'est qu'à partir d'un acte de bonne volonté accepté comme valable que l'arbitraire peut jouer ; même si ce dernier inclus les aides nécessaires à l'élaboration de ce plan de relance.
a écrit le 09/07/2015 à 17:53 :
rien n'empechait le fmi de repousser l'échéance de la dette grecque. Tout celà n'est que manipulation politique. Pour qui ? pourquoi ?

Si le fmi avait repoussé l'échéance de 5 ans avec le même rendement il n'aurait pas créer les tensions sur les taux des emprunts d'état européen qui sont repartis à la hausse

De fait le FMI et la BCE sont, par leur divergence, leur prise de position trop rigide, responsable des hausses des taux et servent sur un plateau les spéculateurs et les rentiers
a écrit le 09/07/2015 à 16:25 :
Un accord est encore a portée/

Si Le gouvernement grec met sur la table un plan précis de mesures avec un chiffrage exacts et un calendrier d'implémentation précis, qui se rapprochent des dernieres propositions discutées (celles non soumises au référendum) et qui incluent des mesures légales sur le clientélisme, alors accord il y aura.

Merkel a indiqué a plusieurs reprises ces jours-ci qu'elle est opposée à hair-cut "classique". Cela ouvre donc bien la porte a des extensions de maturités, et a des reductions d'intérets supplementaires ou a des moratoire supplémentaires... Ce qui revient strictement au même qu'a un haircut classique...la forme en moins, mais en ayant l'avantage de ne pas traumatiser outre mesure certaines opinions publiques.
a écrit le 09/07/2015 à 15:54 :
La crise grecque révèle que les institutions européennes ne sont pas bonnes. Elles ont été incapables de trouver une réponse adaptée aux maux causés par un système qui ne fonctionne plus. Chaque fois que l’on a aidé la Grèce, les mesures ont été inefficaces pour aider ceux qui étaient parmi les plus pauvres.

Si on ne les fait évoluer rapidement ces institutions, la Grande Bretagne quittera l’Europe et il y aura d’autres Grèce (les pays de l’Europe du sud et probablement la France avec un « Francexit »). Le non grec au référendum est l’opportunité de remettre sur les rails une Europe plus resserrée qui la renforcerait, mais la volonté est-elle au beau fixe ?

C'est mon opinion, je la partage, mais je n'en parlerai plus.
a écrit le 09/07/2015 à 14:36 :
Yvan le Mée

ça fait 5 mois que la Grèce attend ça, Quand à l'Allemagne; elle a vu par 3 fois ces dettes annulées, aux 20 éme siecle, en 1953 60 % de la dette annulées, avec obligation de payer les 40% lors du traité de paix entre Allemagne de l'ouest et de l'est, en 1990 réunification, mais les Allemands pour ne pas avoir à payer leur dettes ont dis que ce n'était pas un traité de paix, exit donc les remboursements aux banques de la Grèce pompées en 40, et aux autres pays Européens.
Seraient pas un peu fachant ?
a écrit le 09/07/2015 à 13:58 :
C'est au grecs de résoudre leurs problèmes : +80 Mds€ de fuites en 6 mois, fausses déclarations fiscales, faux handicapés, refus de l’église et des armateurs de contribuer à l'effort de reconstruction du pays, etc. Les grecs continuent de tricher depuis près de 15 ans et ils cherchent encore à profiter des deniers publics européens. Cette situation doit cesser au plus vite car de toutes les manières la grèce ne remboursera jamais sa dette et inclus les 89 Mds€ d'ELA de la BCE. Les garanties avancées par les banques locales n'ont aucune valeur sur les marchés.

La proposition du FMI est vraiment stupide puisqu'elle ne vise que ses propres intérêts: à la charge de L'europe de fournir les fonds nécessaires (36 Mds€ sur 3 ans) qui vont servir en grande partie à rembourser les échéances en cours pour le FMI. Cela ne va reculer le problème de 3 ans et augmenter par l'occasion le niveau de la dette. Bref, revenir à la même situation dans 3 ans.

Meilleures solutions : émettre des zéro-coupons avec des maturités exceptionnelles de 20 à 30 ans dont les fonds vont servir en partie au remboursement de la dette en cours, une partie pour l'investissement productif; mettre en place un vrai système fiscale où tout le monde doit contribuer; encourager les armateurs à revenir au pays, faire contribuer l’église orthodoxe d'une manière ou d'une autre; inciter les particuliers et entreprises à rapatrier leurs fonds au pays.
a écrit le 09/07/2015 à 13:58 :
Restructuration??? Tapez la recherche ci-après d'un journal dont on ne peut dire qu'il est ultra libéral..."Grèce : la plus grande restructuration de dette publique de l'après-guerre" et c'était en 2012... De quoi rêver!
a écrit le 09/07/2015 à 13:54 :
Ça y est elle se comporte enfin comme une adulte.
a écrit le 09/07/2015 à 13:53 :
si il y a un accord bidon avec les européens , dès la réouverture des banques , les grecs vont retirer leurs économies et mettre les euros sous le matelas en attendant le retour inévitable de leur monnaie de singe , l'antique drachme .
a écrit le 09/07/2015 à 13:47 :
Questions : Comment quelqu'un qui a "plombé" l'économie française, donc, nous a endettés encore plus, peut-elle diriger le FMI ? Cette personne peut-elle être crédible et compétente dans la finance ? Réponse : NON ! Donc, ses idées sont surtout à laisser si on ne veut pas la faillite complète !
a écrit le 09/07/2015 à 13:41 :
Ha ! ha ! ha !
LOL puissance 1000

Comme le dit Varoufakis :
Vieux motard que jamais !
a écrit le 09/07/2015 à 13:09 :
@@Kida le 09/07/2015 à 12:30 :

1- Le maintien dans l'UE ne change strictement rien a l'aspect géopolitique évoqué dans mon post. Un pays failli, sans institutions solides, avec une tendence au nationalisme prononcé, traversant une crise humanitaire (resultante d'une sortie de l'EZ) et le tout en etant assis sur un énorme stock d'arme dans une zone géographique sensible. C'est ca l'aspect géopolitique, appartenance a l'UE ou non.

2- non le spread n'est normal que si la situation des pays doit etre vue au cas par cas...donc que si l'Union monétaire n'est plus tellement unie. Un spread élevé est un symptome que l'UEM ne va pas bien. C'est pour cela qu'il importe.

PS: merci d'utiliser un pseudo plutot que de copier coller celui que j'utilise.
Réponse de le 09/07/2015 à 15:21 :
Votre argument sur la vision géopolitique n’a pas de sens car il est binaire et de mauvaise foi : dans L’EZ pas de chaos, hors de l’EZ et c’est le chaos. Faut-il vous rappeler l’état de la Grèce actuellement et bien qu’étant encore dans l’EZ, les pénuries de médicament et la crise humanitaire n’ont pas commencé la semaine dernière ou sous Tsipras, c’était déjà une réalité … Faut-il rappeler que c’est suite aux politiques menées pendant l’appartenance à la ZE que aube dorée a prospéré, faut-il ajouter que les grecs leurs ont préféré Syriza dans les urnes. Ce qui est important ce n’est pas l’appartenance à la ZE ou non mais les perspectives donné au grecs qui décideront du climat politique du pays dans le futur. Vous sur jouez le risque de rupture totale de la Grèce et le chaos.

Et comme dit précédemment c’est bien de la responsabilité des membres de l’union de faire en sorte que grâce aux relations politiques, diplomatiques et économiques le pays puisse surmonter la crise et ne pas s’effondrer plus, c’est dans l’intérêt de l’UE , EZ ou pas.

Mais la situation des pays et vue au cas par cas puisque l’EU n’est pas un état fédéral, les dettes ne sont pas communes, pas de peuple européens en tant que tel et pas de transfert de capitaux. Vous rêvez l’état d’une union qui n’existe pas et vous vous plaignez des effets des règles fixé par l’EZ elle-même.

J’utilise ce pseudo car le fonctionnement des réponse sur le site ne semble pas marcher correctement aujourd’hui. De plus les réponses apparaissant anonymement (puisque sous pseudo) je ne vois pas où est le problème, je peux m’appeler Platon ou Gargamel, ça ne change pas grand-chose.
a écrit le 09/07/2015 à 13:03 :
@vox: faites une petite recherche et vous trouverez un paquet d'article expliquant que depuis janvier le FMI ne cesse de demander une restructuration de la dette dues aux Européens. La dette au FMI est en revanche intouchable, ce dernier etant un creancier légalement prioritaire...(et le monde émergent veillera a ce que ca le reste)
a écrit le 09/07/2015 à 12:56 :
Tsipras a joué la carte russe, ça n'a pas loupé. Les USA ne veulent pas du Grexit. Le FMI dépendant des USA suit. On a l'impression en voyant TSIPRAS qu'il est confiant, et s'en fiche quelque part des déclarations critiques des parlementaires européens. Les leaders européens font du cinéma pour leur opinion publique, pour faire croire qu'ils ne cèdent pas aux politiques laxistes, et peu respectueuses des règles de l'UE et de l'Eurogroupe, et pour soit disant dissuader d'autres pays de faire la même chose que la Grèce. Les européens ne pèsent pas lourd, on l'a vu avec la nullité de leurs réactions, alors qu'ils se font espionner par les USA depuis des dizaines d'années! Le problème c'est que la majorité des pays européens est hostile au laissez-aller face à la Grèce. Il viendra un temps où ils voudront tous ériger des murs entre eux, ça a déjà commencé, et ils ne voudront pas payer aux défaillants. Une situation d'instabilité européenne qui ne déplaît pas forcément aux USA, alliés mais en même temps concurrents de leurs subordonnés!
a écrit le 09/07/2015 à 12:55 :
La restructuration est la seule solution raisonnable mais la raison est bien faible face au dogmatisme et disons le de manière abrupte face à l'imbécilitė .
a écrit le 09/07/2015 à 12:49 :
bon stratège mais mauvais financier. L'Europe peut vivre sans la Grèce, les US soignent leurs intérêts au détriment des contribuables et travailleurs européens.
a écrit le 09/07/2015 à 12:30 :
Si Mme Lagarde souhaite restructurer la dette grecque...... et bien qu'elle le fasse sur la partie prêt accordé par le FMI et en aucun cas sur la dette européenne !!!
Nous avons assez payé pour la Grèce et il n'est pas question de continuer.
Les US ont demandé à ce que le problème soit réglé rapidement, certes, mais au FMI de faire des cadeaux sur leurs deniers.
a écrit le 09/07/2015 à 12:29 :
@KidA

En fait Lagarde est devenue une partisane de la restructuration de la dette quand ce sont les deniers public de l'Europe qui ont été utilisé pour rembourser les créanciers initiaux. Avant cela, elle bataillait ferme pour que la grèce paye jusqu'à son derniers cent
a écrit le 09/07/2015 à 11:56 :
Incroyable. Je veux bien que la position de Lagarde sur le dossier grec soit importante, mais le vote du parlement européen eut mérité une bien meilleure couverture. Que ceux qui ne sont pas au courant répondent sur la file histoire de voir si je suis le seul à le penser ainsi...
a écrit le 09/07/2015 à 11:56 :
@Walter B Oh bein dites donc, vous alors..!! mais comme vous avez raison !!
a écrit le 09/07/2015 à 11:27 :
@Yokikon: Lagarde dans cette affairen'a pas fait de virage a 180°. Le FMI insiste depuis plusieurs mois pour une restructuration de la dette des Européens.
La Commission Européenne le fit aussi plus discretement (voir les déclaration de Tsipras hier au Parlement Européen qu iexplique que si la Grece avait négocié avec la seule Commission, un accord aurait DEJA été trouvé). Le blocage se situe en réalité au niveaux des chefs de gouvernements (élus) Européens....dont la moitié ne veule pas entendre parler de cela (du fit de leur opinion publique qui y est tres hostile).
Réponse de le 09/07/2015 à 12:30 :
Mais le spread est normal, ce qui est anormal c’est l’aveuglement sélectif des marchés quand l’argent rentre facilement et une monnaie inadaptée.
Au vue des économies réelles de la Grèce mais aussi d’autres pays, les spreads n’auraient jamais dû être si faible et c’est un retour à la normale que de les voir se séparer. Evidement ça pose un problème quand on a une monnaie commune. C’est l’erreur de l’omelette avec les œufs dur ….
On critique les spéculateurs mais ils ne font qu’appuyer sur les failles et les faiblesses manifeste de l’Euro. Des petit pays hors de la zone se font moins attaqué parce qu’au moins ils ont chaussure à leurs pieds en politique monétaire et économique.

En ce qui concerne la géopolitique, il ne tient qu’aux pays européens de la garder dans l’UE lors d’un éventuel Grexit et de la soutenir. Pour ceux qui brandissent les traités pour dire qu’on sera obligé de les mettre hors de l’UE (ce qui n’est pas avéré) je dirais seulement que récemment on a su s’assoir sur les traités pour ce qui était considéré comme l’intérêt de l’Europe (à la BCE entre autre), donc ce n’est pas un problème valable.
a écrit le 09/07/2015 à 11:17 :
Ah, qu'en termes galants ces choses la sont dites !
Restructuration, au lieu d'effacement ou d'annulation partiel....
Cacher la vérité au cochon de payant qui sera le dindon de cette farce, cela semble être la seule ligne de conduite de ces "zélites" (défense de rire, même jaune) politiques.
Depuis le début, les grecs trichent , font des promesses aussi crédibles que celles de Sarkozy ou de Hollande, et sont uniquement d'accord sur un point, pomper le max possible de pognon à l'UE, mais sans aucun retour.
Il est temps d'arrêter cette mascarade.
a écrit le 09/07/2015 à 11:13 :
Le FMI a fait et dit n'importe quoi depuis plus de 5 ans (comme Bruxelles et la BCE). Et maintenant ils nous sortent la restructuration alors qu'ils l'ont honnie depuis toujours... Ça me rappelle les discours du genre : "l'euro est irréversible", "l'UE est notre avenir", ce sont aussi des slogans creux qui se cassent sur la réalité.
a écrit le 09/07/2015 à 10:58 :
Les dignes et compétents
"Et je porterai le mépris des créanciers avec fierté." Yanis Varoufakis

La Brute

Les Truands

...

Et le tenu en laisse...

Ils se reconnaitront...

Le bel OXI à la brute, aux truands et aux toutous. L’OXI qui rejette l’austérité, secoue au-delà de l’Europe et fait trembler l’Oncle Sam… Et si la Grèce quittait l’OTAN et ...?!

Après une propagande avec des propos abjects contre les représentants du peuple grec,que dit le bal des hypocrites, suite aux appels d’Obama et lui-même rappelé à l’ordre par ses maîtres: «Il faut aider la Grèce qui doit accepter les règles du jeu. Elle pourrait même sortir de la zone euro mais il ne faut en aucun cas qu’elle quitte l’Europe… »

Cette Europe/marché qui rapporte énormément aux marchands, aux spéculateurs financiers, qui joue un rôle très utile dans les opérations mafieuses et guerrières et qui gâte grassement tous ces planqués ; payés par la sueur et les sacrifices des peuples pour servir le système…

Hamid Benzekri
a écrit le 09/07/2015 à 10:30 :
La garde ne meurt pas mais se rend ! L'art d'être avocat est d'avoir un costume réversible, et plein de sophismes ou de double langage, pour pouvoir être le défenseur du gendarme comme du voleur. So virage à 180° est une remarquable démonstration de la valeur misérable des postures antérieures de moralisateurs des institutions internationales, notamment européennes.
a écrit le 09/07/2015 à 10:30 :
Un accord bancale va être trouvé et même si on prête encore E 50 Mlds, on refait le même cirque dans 3 à 5 ans sauf si le gouvernement Grec arrive enfin à mettre un peu d'ordre (gouvernance) dans les affaires de la République Grecque, ce qui ne semble pas gagné.
Ceci étant écrit, un Grexit temporaire (?) serait peut-être l'option la plus appropriée pour la Grèce.
Cordialement
a écrit le 09/07/2015 à 10:24 :
Oui il s'agit d'un délire ultra libéral !!! Entièrement d'accord avec Walter Benjamin
a écrit le 09/07/2015 à 10:15 :
Grèce: on assiste à l'actuel bras de fer États-Unis - Allemagne..

Le rôle des États-Unis dans le crise grecque devient de plus en plus clair et direct, comme le montre le récent communiqué de la Maison blanche au sujet d'une conversation téle´phonique entre B. Obama et A. Merkel: :

" Readout of the President’s Call with Chancellor Angela Merkel of Germany
The President and German Chancellor Angela Merkel spoke by phone this morning about Greece. The leaders agreed it is in everyone’s interest to reach a durable agreement that will allow Greece to resume reforms, return to growth, and achieve debt sustainability within the Eurozone. The leaders noted that their economic teams are monitoring the situation in Greece and remain in close contact."
(https://www.whitehouse.gov/…/readout-president%E2%80%99s-ca…)


Les mots importants de ce communiqué sont : "achieve debt sustainability ".

Les deux voies (complémentaires) pour garantir une dette soutenable sont :

- que les autres États la prennent en charge dans le cadre du MSE

- que les épargnants grecs soient mis en contribution : les dépôts au-dessus de 8000€ seraient amputés de 30% (http://lesakerfrancophone.net/grece-des-banques-preparent-…/ - NB: la source de l'information, deutsche-wirtschafts-nachrichten.de, est généralement fiable)

Ce même journal explique comment les EU ont poussé le FMI à publier un rapport très alarmant sur la dette grecque (50 milliards d'€ de besoins supplémentaires jusqu'en 2017 - http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/…/griechenland-…/). Il titre: "les EU déclarent que le jour de paie pour l'UE est arrivé" (http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/…/griechenland-…/).

Mais les arrière-plans présentés se limitent à l'importance pour les États-unis de la Grèce dans l'OTAN ou autres considérations géo-stratégiques vis-à-vis de la Russie.

En réalité, le coeur du problème est bien plus profond: la prise en charge des dettes de la Grèce par les autres pays membres scellerait l' "Union politique par la dette", d'où découlerait la fédéralisation de l'UE.

D'où l'importance de la résistance allemande qui ne veut pas de cette dette commune contraire à ses intérêts et qui veut absolument garder le contrôle de ses finances.

L'autre alternative est le Grexit auquel aspire le gouvernement Merkel, sans pouvoir l'afficher directement politiquement.

AM
a écrit le 09/07/2015 à 10:11 :
L’Union européenne est le terrain de suprématie des lobbies des firmes transnationales. Tout y est fait pour leur plaire. D’ailleurs, le président de la Commission actuelle est le chantre de l’optimisation fiscale de ces firmes transnationales. Le chef de la BCE est un des anciens top-managers d’une des banques d’investissements, relais entre les firmes transnationales et les marchés financiers.
L’Union européenne est une pièce de la construction du futur Etat transnational. Elle en est même une pièce centrale. Aucun trou ne peut être toléré dans l’image globale de sa carte. Elle ne pourra d’autant moins tolérer la sortie de la Grèce de son échiquier que les peuples ont compris que leur avenir est mis en danger par une « élite » que certains académiciens appellent classe capitaliste transnationale…
Par conséquent, la Grèce NE PEUT TOUT SIMPLEMENT PAS QUITTER LA ZONE EURO OU L’UE. C’est simplement IMPOSSIBLE. Cela enverrait un message néfaste pour l’empire en construction.
C’est avec cette arrière-pensée qu’il faut évaluer les enjeux de la tragédie grecque. Analyser la Grèce sur la base exclusive des finances est une erreur fondamentale. La crise grecque n’est rien d’autre qu’une guerre lancée contre ce qu’il reste de souveraineté à cet Etat.
L’austérité exigée par les créanciers de la Grèce est de loin plus importante que la dette elle-même. Faire reconnaître la supériorité des exigences des firmes transnationales revient à renier la démocratie et les besoins humains du peuple. Il s’agit ni plus ni moins d’une exigence de « reddition ».
a écrit le 09/07/2015 à 10:05 :
L'Allemagne est ridicule: Piketty nous rappelle que L'Allemagne a fait défaut 3 fois en 100 ans , l'Allemagne n'a jamais payé ses dettes et elle ose donner des leçons à la Grèce. L'Allemagne a le record de dette en Europe: 2000 milliards ! Mais le fond du problème est que ces dettes sont artificielles 86% de la dette grecque est constituée d'intérêts 66% pour la France . C'est le délire néolibéral qui doit cesser: privatiser la monnaie était une folie dénoncée dès le début par Maurice Allais (prix nobel ) qui parlait de "hold up du siècle ! Un état n'est pas une entreprise ! On ne peut mettre en concurrence un homme d'affaire , une grand mère et un étudiant, cela n'a pas de sens !
Mais la bêtise de la secte du Mont Pèlerin n'a pas de fond(s) les néolibéraux iront jusqu'au Big Krach . Roosevelt avait mis les banquiers véreux en prison je crois qu'il faudra y revenir : Vite un Glass Steagal Act monsieur Hollande !
a écrit le 09/07/2015 à 10:03 :
Lagarde va peut être proposer d'abandonner la créance du FMI sur la Grèce ?
Ce n'est pas possible à cause des statuts de cette institution ?
Quel dommage de ne pouvoir donner suite à telle marque de bonne volonté !
a écrit le 09/07/2015 à 10:02 :
Le FMI est prioritaire dans le paiement de la dette. De ce fait, un allègement de la dette grècque ne se ferait pas au dépends du FMI... tandis qu'un défaut de paiement de la Grèce...

Chacun prèche sa paroisse.
a écrit le 09/07/2015 à 9:49 :
@patrickb: vous etes bien léger dans votre analyse.

Deux aspects doivent etre ici considerer sur un eventuel grexit:

1- L'effet a moyen terme sur les taux des dettes souveraines de la zone Euro. Un grexit est un signal que les Etats de la zone euro (créancier et débiteurs) ne sont pas pret a faire ce qu'il faut pour éviter a tout pix une sortie de route en cas de crise grave. Si les marchés le percoivent comme cela, alors a la prochaine crise un peu dure, le fameux "spread" risque de re-faire son apparition. On en revient donc a ce qui a provoqué la crise des dettes souveraines en Europe. Le risque existe reellement.

2- L'aspect géopolitique. Ca devrait faire froid dans le dos de voir un pays au confins des Balkans et de l'Asie mineure, sur-armés, a la fibre nationaliste affirmé, failli et en pleine crise humanitaire (la vrai cette fois ci). Un tel scénario provoquerait inmanquablement des désordres dont nous aurions tous a assumé les conséquences.

Ca n'exhonere pas les gouvernements grecs de leurs responsabilités diverses, mais ca n'excuse pas la legereté avec laquelle certains envisagent le grexit.
a écrit le 09/07/2015 à 9:46 :
Le FMI est pour une reçu tison de dettes

Mais biensur avec l'argent des autres lui ne perd jamais

Les grecs doivent d'abord faire preuve de sérieux et réformer leur bazar d'état

Mettre 50 milliards de plus à tsipras qui prône l'open bar !!!???

Peut être que les mettre dehors serait la meilleure solution

Moi je fais confiance à Angela
a écrit le 09/07/2015 à 9:18 :
"La Grèce est dans une situation de crise aiguë, qui doit être traitée rapidement et avec sérieux",
cela fait plus de 5ans qu'elle est dans une crise aigue apres avoir nationalisé les pertes des banques privées sous l'aval du fmi et de la bce.
mais oui c'est que maintenant qu'il faudrait la traiter rapidement et avec serieux alors que c'etait leur travail de reguler la finance avant la crise, mais non au final ce sont les etats qui raquent par leur incompétence/corruption.
un peu de serieux ferait pas de mal oui.
a écrit le 09/07/2015 à 9:17 :
@studiovoid: impact financier et économique de la Grèce ? Blagounette qu'aurait pu nous sortir Hollande :-) Impact politique parce ce serait un précédent dans l'UE, mais rien d'autre, car la Grèce n'existe pas financièrement ou économiquement !!!
a écrit le 09/07/2015 à 9:04 :
Il est clair que les Etats-unis en on plus que marre de l'incapacité Européène à régler la crise Grecque. Etant donné que plus personne n'exclut un grexit dont les impacts financiers et economiques risquent d'être frein à la reprise en Europe et dans le monde, le FMI (porte parole des Etats-Unis) prend les devants pour régler la situation... L'europe fait peine à voir

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :