La Grèce promet de nouvelles réformes en échange d'un nouveau programme d'aide

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Publié le 08/07/2015 à 13:18. Mis à jour le 08/07/2015 à 18:51.
Une requête du gouvernement Tsipras qui était attendue après la tenue d'un sommet européen et d'un Eurogroupe où aucune solution de sortie de crise n'a été trouvée. La zone euro, l'un des principaux créanciers de la Grèce, a reçu une demande d'un nouveau programme d'aide de la part du gouvernement grec a déclaré sur Twitter Michel Reijns, un porte-parole de la présidence de l'Eurogroupe, retweeté dans la foulée par le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem.
Euclide Tsakalotos, successeur de Yanis Varoufakis au ministère des Finances grec, a adressé cette demande prêt au Mécanisme européen de stabilité 'MES), qui peut fournir une aide financière aux Etats membres connaissant ou risquant de connaître de graves problèmes de financement. Il requiert un programme d'aide de 50 milliards d'euros pour une durée de trois ans
En échange, le gouvernement grec proposera aux créanciers européens des mesures pour réformer les secteurs d'impôts et des retraites, jeudi 9 juillet. Celles-ci seraient appliquées dès le début de la semaine prochaine en cas d'accord.
Cette aide est cruciale pour l'économie grecque, dont l'asphyxie est chaque jour plus évidente. Le gouvernement grec promulguera notamment un décret ministériel ce mercredi pour prolonger la fermeture des banques qui dure déjà depuis huit jours. Le contrôle des capitaux et la fermeture de ses banques avaient été décidés dimanche 28 juin suite à la décision de la BCE de maintenir le plafond de la liquidité d'urgence (le programme ELA) disponible pour le système financier grec au même niveau.
La requête d'Euclide Tsakalotos sera examinée dimanche, non par l'Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro mais par un groupe de travail, qui réunit les directeurs du Trésor de la zone euro, a déclaré la présidence de l'Eurogroupe.
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Pa railleurs, le MES a publié une lettre du président de son conseil des gouverneurs, le ministre néerlandais des Finances Jeroen Dijsselbloem, dans laquelle ce dernier demande à la Commission européenne et à la BCE d'évaluer si les problèmes de la Grèce représentent une menace pour la stabilité de la zone euro dans son ensemble ou de ses Etats membres, ce qui est une condition d'éligibilité à un prêt de ce fonds de sauvetage européen.
Il leur demande aussi d'examiner avec le FMI si la dette de la Grèce est viable et quels peuvent être les besoins de financement de ce pays.
Pour rappel, l'accord péniblement trouvé entre Athènes et ses créanciers, le 20 février, avait prolongé à nouveau le programme d'aide démarré en mars 2012 jusqu'au 30 juin 2015.
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Mercredi 10 juin, Athènes avait demandé à ses créanciers la prolongation de celui-ci pour neuf mois supplémentaires, jusqu'au 31 mars 2016. Mais les ministres des Finances de la zone euro avait rejeté cette requête après le refus du gouvernement grec des propositions avancées par ses créanciers.
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