La Grèce promet de nouvelles réformes en échange d'un nouveau programme d'aide

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Mercredi 10 juin, Athènes a demandé à ses créanciers la prolongation de celui-ci pour neuf mois supplémentaires, jusqu'au 31 mars 2016. Mais les ministres des Finances de la zone euro a rejeté cette requête.
Mercredi 10 juin, Athènes a demandé à ses créanciers la prolongation de celui-ci pour neuf mois supplémentaires, jusqu'au 31 mars 2016. Mais les ministres des Finances de la zone euro a rejeté cette requête. (Crédits : Reuters)
Cette demande de prêt d'Athènes, accompagnée de promesses de réformes fiscales et sur les retraites applicables immédiatement, a été adressée au Mécanisme européen de stabilité.

Publié le 08/07/2015 à 13:18. Mis à jour le 08/07/2015 à 18:51.

Une requête du gouvernement Tsipras qui était attendue après la tenue d'un sommet européen et d'un Eurogroupe où aucune solution de sortie de crise n'a été trouvée. La zone euro, l'un des principaux créanciers de la Grèce, a reçu une demande d'un nouveau programme d'aide de la part du gouvernement grec a déclaré sur Twitter Michel Reijns, un porte-parole de la présidence de l'Eurogroupe, retweeté dans la foulée par le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem.

Euclide Tsakalotos, successeur de Yanis Varoufakis au ministère des Finances grec, a adressé cette demande prêt au Mécanisme européen de stabilité 'MES), qui peut fournir une aide financière aux Etats membres connaissant ou risquant de connaître de graves problèmes de financement. Il requiert un programme d'aide de 50 milliards d'euros pour une durée de trois ans

Des réformes applicables dès la semaine prochaine

En échange, le gouvernement grec proposera aux créanciers européens des mesures pour réformer les secteurs d'impôts et des retraites, jeudi 9 juillet. Celles-ci seraient appliquées dès le début de la semaine prochaine en cas d'accord.

Cette aide est cruciale pour l'économie grecque, dont l'asphyxie est chaque jour plus évidente. Le gouvernement grec promulguera notamment un décret ministériel ce mercredi pour prolonger la fermeture des banques qui dure déjà depuis huit jours. Le contrôle des capitaux et la fermeture de ses banques avaient été décidés dimanche 28 juin suite à la décision de la BCE de maintenir le plafond de la liquidité d'urgence (le programme ELA) disponible pour le système financier grec au même niveau.

    >> Voir la lettre d'Euclide Tsakalotos adressée au MES

Questions sur l'éligibilité de la Grèce au fonds de sauvetage

La requête d'Euclide Tsakalotos sera examinée dimanche, non par l'Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro mais par un groupe de travail, qui réunit les directeurs du Trésor de la zone euro, a déclaré la présidence de l'Eurogroupe.

Pa railleurs, le MES a publié une lettre du président de son conseil des gouverneurs, le ministre néerlandais des Finances Jeroen Dijsselbloem, dans laquelle ce dernier demande à la Commission européenne et à la BCE d'évaluer si les problèmes de la Grèce représentent une menace pour la stabilité de la zone euro dans son ensemble ou de ses Etats membres, ce qui est une condition d'éligibilité à un prêt de ce fonds de sauvetage européen.

Il leur demande aussi d'examiner avec le FMI si la dette de la Grèce est viable et quels peuvent être les besoins de financement de ce pays.

"Ces examens (...) formeront la base de la décision du MES d'accorder ou non, en principe, un soutien de stabilité à la République hellénique sous la forme d'un prêt", écrit Jeroen Dijsselbloem dans cette lettre adressée à Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, et à Mario Draghi, président de la BCE.

Échec en juin

Pour rappel, l'accord péniblement trouvé entre Athènes et ses créanciers, le 20 février, avait prolongé à nouveau le programme d'aide démarré en mars 2012 jusqu'au 30 juin 2015.

Mercredi 10 juin, Athènes avait demandé à ses créanciers la prolongation de celui-ci pour neuf mois supplémentaires, jusqu'au 31 mars 2016. Mais les ministres des Finances de la zone euro avait rejeté cette requête après le refus du gouvernement grec des propositions avancées par ses créanciers.

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Commentaires
a écrit le 09/07/2015 à 21:34 :
Ce qui se passe en Grèce met en évidence la dictature de l'union européenne. La Grèce ne remplissait pas les conditions pour entrer dans l'UE. Ses comptes ont été truqués pour pouvoir y entrer. Depuis, la Grèce plonge dans la pauvreté malgré les milliards qui lui sont envoyés. Maintenant c'est le chantage : Acceptez les conditions (destruction des services publiques, ventes des actifs de l'état, privatisation à tout va, etc...) sinon plus d'aide, et plus les conditions de l'UE seront mises en oeuvre, plus le pays s'appauvrira. C'est le même chantage qui est exercé sur tous les états européens.
La seule solution pour la Grèce comme pour la France, c'est de sortir de l'union européenne et de l'euro, c'est simple à mettre en oeuvre par l'application de l'article 50 du traité sur l'union européenne. Encore faut-il oser prendre les choses en main.
a écrit le 09/07/2015 à 14:38 :
A part le show médiatique des embrassades entre le 1ier ministre et ses soutiens de la gauche et de l’extrême gauche comme si il est la survivance d’un athlète grec vainqueur des olympiades ne doit point cacher l’impasse et l’arrogance des gouvernants grecs. D’abord les quelques de propositions sur les retraites généreuses et sur les suppléments de salaires injustifiés (13e et 14e mois) sont risibles plus telles réformes ne demandent pas des aides de partenaires pour les conduire en gouvernement responsable il aurait dû les conduire et œuvrer à aligner la Grèce sur les référentiels de l’U.E d’autant plus que le pays avait intégré la monnaie unique sur la base du maquillage en mieux de ses comptes nationaux. Le 1ier ministre n’a pas non plus proposé le timing pour abolir les avantages fiscaux et les privilèges de l’Eglise, des armateurs et la pléthore sans raison de la troupe à l’histoire tumultueuse. Par contre il s’est lancé dans un discours démagogique : D’introduction il a cherché à faire télescoper le parlement européen avec les autres institutions de l’Union en particulier la commission telles institutions pour lui de simple technocrate alors que le parlement est l’expression de la démocratie. Sans doute il se croit en mesure de donner de leçons puisque le mot démocratie est d’origine grecque oubliant que la Grèce antique et classique n’avait rien d’une société démocratique elle fut celles de guerres entre ses tribus et ses villes et son sénat fut le lieu des palabres des marchands et propriétaires d’esclaves. Sans tenir compte des règles de corrélation et de similitude dans des comparaisons il s’était lancé dans sa réponse au représentant du groupe PP au parlement et avec malice en ne retenant que sa nationalité d’Allemand pour se déverser sa rhétorique anti Allemagne. Sa comparaison de la situation actuelle de Grèce avec celle de l’Allemagne de 1953 est insensée et relève de la démagogie : En effet l’Allemagne occidentale de l’époque avait hérité un pays détruit par la guerre et qui était saignée à blanc par le paiement des indemnités colossales aux ayants droit imposées par les alliés. La Grèce n’est pas dans ce cas de figure c’est en fait les contribuables de l’UE qui payent des « redevances » sans fin à la Grèce. Les pays européens envisageaient en 1953 de construire un espace de coopération et de dépassement des séquelles des deux guerres à savoir la CEE aussi la nécessité de se préparer à la guerre froide qui s’annonçait. L’effacement de 60% de la dette Allemagne à l’époque se justifiât ce qui a permis à la RFA de se lancer dans la reconstruction au lieu de se voir phagocyté par l’ex URSS. Par contre la Grèce avec l’effacement de 50% de sa dette généreusement et les multiples plan d’aide n’ont pas initié l’émergence économique dans ce pays pour cause de la dérive de sa gouvernance, le manque de volonté de la classe politique y compris gvt actuel enfin l’autosatisfaction des grecs de leur modèle socio-économique et de consommation sur la base : pas de réformes structurelles et demandes aux contribuables des pays européens de plus en plus d’aide qui ne font qu’accentuer plus la dette aussi bien des grecs que des états donateurs. Pour sortir du cercle il faut d’abord que le gvt grec présente un planning précis de réformes ensuite présenter des options de restructuration de la dette comme allonger les échéances ou en transformer une partie en investissements. Dans cas d’absence volonté politique grecque pour envisager de conduire des réformes profondes il ne reste que le choix de la sortie de la monnaie unique et écouter la rhétorique de certains du gvt sur l'impérialisme et contempler le nihilisme de la gauche grecque .
a écrit le 09/07/2015 à 10:24 :
Les Grecs sont de redoutables négociateurs; même sans rien ils te font croire qu'ils ont toutes les cartes en main et nous grands naïfs du Nord on suit et on a peur.
a écrit le 09/07/2015 à 10:06 :
plutot que de proposer toujours des plans d'aides, il vaudrait mieux reporter les échéances de prés existant le temps qu'il mettent en place ces réformes. on aurait beaucoup moins a perdre
Car cela sent vraiment l'arnaque, ils sont doper aux plans d'aides des contribuables européens et n'ont pas eu leur doses annuelles
a écrit le 09/07/2015 à 8:54 :
Qui sont les gens sérieux dans cette histoire ?
Christine Lagarde, présidente du FMI qui a traité, voilà quelques semaines, la délégation grecque d' "enfants" et qui il y a deux jours, après avoir tout fait pour le cacher, a enfin reconnu que la dette grecque n'était pas viable et qu'elle devait donc être restructurée ?
Giannis Varoufakis, ministre des finances grecques, qui proclame depuis presque 6 mois, que la Grèce est prête à prendre de nouvelles mesures d'austerité, à condition que la dette soit rendue viable, donc restructurée ???
J'attends un commentaire de la part de tous ceux qui n'ont pas de mots assez durs pour le gouvernement grec et son peuple, pour m'expliquer cet état de fait, que tout le monde peut vérifier !
a écrit le 09/07/2015 à 7:46 :
On s'en fout ! Il nous use avec ces bêtises ! On n'a pas que ça a faire ...le monde ne tourne pas autour de la Grèce ... Y a plein d'autres sujets importants
a écrit le 09/07/2015 à 7:04 :
Moins de promesse et des actes, le probleme perdure et rien ne se fait.... Ah si ils depences notre argent.... Détail important de cette histoire...
a écrit le 08/07/2015 à 22:10 :
quel cabinet de conseil economique international conseille Tsipras en ce moment? quels avocats en droit international? quels avocats de quelles banques? de Goldman Sachs ? cela sent la magouille: il fait pourrir la situation pour que les autres dégainent en premier et le poussent vers la porte (il demandera alors des dédommagements devant des tribunaux internationaux?). Hélas il oublie son peuple qui va souffrir et il pense lui-même comme un technocrate européen. Qu il imprime vite du nouveau papier et arrête son jeu dont le perdant sera la démocratie.
a écrit le 08/07/2015 à 18:12 :
Si je comprend bien la Grèce a emprunter de l'argent à UE en 2012. En 2015 ces mêmes Grecqua qui n'on rien fait ( pas d'impôts, pas de TVA, pas de réforme structurel), disent stop. Aujourd'hui il demande un nouveaux plan, avec promis des vrai réforme ?. Que fait on de la dette existante ? Pourquoi devrions nous les croire ? Comme disait un sage les promesses n'engage que ceux qui les crois!!'n
a écrit le 08/07/2015 à 18:11 :
En $ ou en £ ?
a écrit le 08/07/2015 à 17:29 :
Obama a une petite" protégée" en méditerranée si nous devons la financer pour lui faire plaisir pourquoi pas mais en contrepartie il nous prête son armée quand on en a besoin pour faire le ménage la ou on a envie sans qu'il moufte non plus.
a écrit le 08/07/2015 à 16:33 :
les réformes des retraites et des impôts ? Ben oui mais on en attend toujours le contenu...
a écrit le 08/07/2015 à 16:25 :
Grèce: o assiste à l'actuel bras de fer États-Unis - Allemagne..

Le rôle des États-Unis dans le crise grecque devient de plus en plus clair et direct, comme le montre le récent communiqué de la Maison blanche au sujet d'une conversation téle´phonique entre B. Obama et A. Merkel: :

" Readout of the President’s Call with Chancellor Angela Merkel of Germany
The President and German Chancellor Angela Merkel spoke by phone this morning about Greece. The leaders agreed it is in everyone’s interest to reach a durable agreement that will allow Greece to resume reforms, return to growth, and achieve debt sustainability within the Eurozone. The leaders noted that their economic teams are monitoring the situation in Greece and remain in close contact."
(https://www.whitehouse.gov/…/readout-president%E2%80%99s-ca…)


Les mots importants de ce communiqué sont : "achieve debt sustainability ".

Les deux voies (complémentaires) pour garantir une dette soutenable sont :

- que les autres États la prennent en charge dans le cadre du MSE

- que les épargnants grecs soient mis en contribution : les dépôts au-dessus de 8000€ seraient amputés de 30% (http://lesakerfrancophone.net/grece-des-banques-preparent-…/ - NB: la source de l'information, deutsche-wirtschafts-nachrichten.de, est généralement fiable)

Ce même journal explique comment les EU ont poussé le FMI à publier un rapport très alarmant sur la dette grecque (50 milliards d'€ de besoins supplémentaires jusqu'en 2017 - http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/…/griechenland-…/). Il titre: "les EU déclarent que le jour de paie pour l'UE est arrivé" (http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/…/griechenland-…/).

Mais les arrière-plans présentés se limitent à l'importance pour les États-unis de la Grèce dans l'OTAN ou autres considérations géo-stratégiques vis-à-vis de la Russie.

En réalité, le coeur du problème est bien plus profond: la prise en charge des dettes de la Grèce par les autres pays membres scellerait l' "Union politique par la dette", d'où découlerait la fédéralisation de l'UE.

D'où l'importance de la résistance allemande qui ne veut pas de cette dette commune contraire à ses intérêts et qui veut absolument garder le contrôle de ses finances.

L'autre alternative est le Grexit auquel aspire le gouvernement Merkel, sans pouvoir l'afficher directement politiquement.

AM
a écrit le 08/07/2015 à 16:18 :
une nouvelle aide de l'argent frais contre des nouvelles austérités alors là banco les Grecs
a écrit le 08/07/2015 à 15:39 :
On vas encore remplir le tonneau des danaïdes ! 👹
a écrit le 08/07/2015 à 15:33 :
Si Hollande tergiverse maintenant ça lui reviendra dans la figure en 2016 et alors ses chances de gagner sont nulles.Car les grecs ne feront rien sauf prendre l'argent et le problème va se reposer.
a écrit le 08/07/2015 à 14:48 :
C'est évident, dimanche, il y aura un accord. Le moment d'acheter le CAC car les marchés vont reprendre 10 % en quelques jours.
a écrit le 08/07/2015 à 14:37 :
Quand va t on se décider a nous dire la vérité; que le politique n'a aucun pouvoir de décision et que cela dépend du bon vouloir de notre "syndic américain" qui nous impose l'euro, l'UE et l'OTAN!
a écrit le 08/07/2015 à 14:28 :
Paroles, paroles,paroles...

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