Grèce : pourquoi Alexis Tsipras pourrait dire "non"

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Alexis Tsipras est-il prêt à devenir le Lula grec comme le souhaiterait certains économistes? (Photo: Alexis Tsipras, à Berlin, le mardi 24 mars, visite le Mémorial de l'Holocauste.)
Alexis Tsipras est-il prêt à devenir le "Lula grec" comme le souhaiterait certains économistes? (Photo: Alexis Tsipras, à Berlin, le mardi 24 mars, visite le Mémorial de l'Holocauste.) (Crédits : Reuters)
Alexis Tsipras prépare sa liste de réformes. Mais cèdera-t-il entièrement aux exigences des Européens ? Ce serait politiquement risqué. D'où, la possibilité d'un scénario de la rupture.

Les apparences semblent ne laisser aucun doute : Alexis Tsipras va céder.

Selon les informations parues dans la presse internationale, le Premier ministre hellénique s'efforcerait actuellement de convaincre son camp d'accepter avant lundi une liste de réformes très proches des vœux de l'Eurogroupe. Une liste révélée lundi 23 mars par l'agence DPA, et comportant une réforme du système des retraites, une hausse de la TVA et des privatisations, donne une idée de quoi il pourrait s'agir.

On notera aussi le silence, assez inaccoutumé, du ministre des Finances Yanis Varoufakis depuis plus d'une semaine. Une preuve de plus que l'heure serait aux concessions. Du reste, le simple fait que le Premier ministre grec ait décidé, à l'issue du « mini-sommet » sur le sujet, jeudi 19 mars, de présenter une nouvelle fois une liste de réformes à l'Eurogroupe ne laisse aucun doute sur la volonté d'Athènes de céder, puisqu'Alexis Tsipras a, en cela, reconnu, l'invalidité des précédentes propositions.

Tsipras, futur « Lula grec » ?

Ces concessions signifient-elles - comme le rêvaient dans une note du 25 mars, les économistes de Bank of America-Merrill Lynch - qu'Alexis Tsipras est déterminé à devenir le « Lula grec » par « un fort engagement pour les réformes » (tout en se gardant bien de définir en quoi ces réformes consistent, puisque, contrairement à ce que laisse entendre la note, l'accord du 20 février ne définissait pas ces réformes et c'est précisément le problème actuel) ?

Ce but est évidemment celui que les créanciers suivent avec détermination depuis l'élection du 25 janvier. Et pour cela, il aura suffi de jouer sur le manque de liquidités de l'État grec, tout en maintenant l'incertitude sur le soutien de la BCE au système financier grec pour provoquer une panique bancaire.

Pourtant, cette « victoire » européenne n'est pas certaine. Et adviendrait-elle en cette fin mars, elle ne pourrait être que provisoire. Pour comprendre pourquoi, il faut revenir à la situation en Grèce-même. Et à l'état de l'opinion.

L'actuelle popularité du gouvernement repose sur sa fermeté

Quel est-il ? D'abord, si les sondages sont contradictoires sur la question du maintien de la Grèce dans la zone euro, ils sont tous d'accord sur un point : Syriza bénéficie d'un vrai soutien populaire pour l'instant.

Le sondage Metron du 21 mars donne ainsi 47,8 % d'intentions de vote au parti d'Alexis Tsipras. Autrement dit, le Premier ministre grec peut compter sur un net appui populaire.

La question est de savoir sur quoi repose cet appui. Le même sondage donne une partie de la réponse, puisque 60 % des personnes interrogés estiment que ce sont les Européens qui doivent « faire des concessions. » Autrement dit, il est fort possible que la fermeté du Premier ministre ne soit pas étrangère à sa popularité.

Ceci serait, du reste, relativement logique. Car, en effet, comme en mai et juin 2012, les Grecs ont, le 25 janvier, voté pour la sanction de la politique imposée par les Européens et la méthode choisie par ces derniers. Les défenseurs du mémorandum de 2012 -que l'Eurogroupe veut absolument imposer- n'ont obtenu que 33 % des suffrages exprimés, 39% si l'on ajoute le très europhile parti To Potami. Les deux partis de la coalition gouvernementale, Syriza et les Grecs Indépendants, ont, en regard, obtenu 41 % des exprimés.

Ce que les Européens proposent à Tsipras : l'impopularité

Autrement dit, il paraît difficile pour le gouvernement Tsipras d'accepter de poursuivre une politique d'abaissement, face aux Européens.

D'autant que, rappelons-le, le gouvernement précédent lui-même avait refusé plusieurs "réformes" que voulait lui imposer la "troïka". En octobre, le budget avait été voté contre l'avis des créanciers. Le conflit avec les Européens était alors bien plus feutré, mais il était déjà bien réel.

Il est donc clair que, si Alexis Tsipras cédait aux exigences de l'Eurogroupe, il prendrait le contre-pied absolu de l'opinion.

L'idée que défendent les économistes de Bank of America Merrill Lynch, c'est évidemment que cette impopularité finira pas payer. C'est un propos très à la mode parmi les économistes modernes (fondé sur l'incapacité populaire à comprendre et reconnaître les « avantages du long terme »).

Bien sûr, il n'est pas à exclure que cette idée ait séduit le Premier ministre grec. Mais, en Grèce, ce serait un pari fort risqué. Pour plusieurs raisons.

Des réformes payantes ?

Économiquement d'abord, les « réformes » paieront-elles ? Rien n'est moins sûr. L'affichage de la certitude sur ce point de la part de certains économistes est étonnant. En effet, selon l'OCDE, la Grèce est le pays qui a réalisé l'effort de réformes le plus important de l'organisation entre 2007 et 2014. Sans que l'on puisse cependant mesurer son impact sur le potentiel de croissance du pays.

La Grèce n'est pas devenue, malgré ces réformes, une destination privilégiée des investisseurs internationaux. La réponse classique consiste à dire que ces réformes, fussent-elles les plus importantes de l'OCDE, n'étaient pas suffisantes.

Peu d'opportunités d'investissement

Mais il faut aussi s'interroger sur les raisons de cet échec de la politique menée depuis 2010. Première raison : le poids de la dette a cassé l'effet - déjà incertain - de la "neutralité ricardienne". Lorsque l'on a une dette de 177 % du PIB et que l'on s'est engagé à la rembourser, il est logique que les investisseurs hésitent à investir à long terme dans le pays. Ce poids de la dette entretient les épées de Damoclès de nouvelles mesures d'austérité, d'une nouvelle crise de la dette ou d'une sortie de la zone euro. Par ailleurs, la Grèce est désormais un pays sinistré économiquement et, en dehors du secteur touristique, présente fort peu d'opportunités d'investissement. D'autant que l'État ne peut intervenir pour soutenir des projets ambitieux, par exemple, dans les énergies renouvelables.

Bref, les « réformes » sans restructuration de la dette et sans plan de soutien à l'investissement sérieux (donc, en excluant le plan Juncker) risquent de n'être rien d'autre qu'un totem élevé à la gloire des créanciers.

Résultat : Alexis Tsipras prendrait le risque de saper ce qui constitue la base de sa popularité pour une politique dont l'efficacité est hasardeuse. D'autant que, même si les réformes finissaient par « payer », on sait que ces politiques tardent à se faire ressentir dans la population.

Mariano Rajoy, le président du gouvernement espagnol, en sait quelque chose : malgré le retour de la croissance, il a subi une défaite humiliante en Andalousie le 22 mars. L'intérêt pour Alexis Tsipras de jouer le rôle de « Lula grec » sous la forme que souhaitent les Européens est donc faible.

Une situation politique plus fragile qu'il n'y paraît

Or, et c'est le deuxième risque, la situation politique grecque est plus fragile qu'il n'y paraît. Syriza est passé en six ans de 4 % à 36 % des voix. Il est donné à plus de 40 % aujourd'hui dans les sondages. Mais sa base reste fragile.

L'austérité a détruit les vieux attachements politiques qui, depuis le retour de la démocratie, fondaient le système politique grec. Dans beaucoup de familles, on votait Pasok ou Nouvelle Démocratie par "attachement".

Ceci n'existe plus aujourd'hui. L'électorat est très mobile, son attachement à Syriza peut donc n'être que passager. L'abandon des promesses, la conversion aux "réformes" imposées par la troïka et l'incapacité de distinguer la politique de Syriza de celle du gouvernement précédent pourraient coûter cher à ce parti.

Les plus radicaux renforcés

De plus, si Alexis Tsipras prend le pari de l'impopularité, il devra sans doute changer d'alliés. Les Grecs Indépendants, ne voulant pas partager cette impopularité, se mureront sans doute dans une rhétorique nationaliste qui, hors du gouvernement, sera sans contrôle.

Il s'alliera alors avec To Potami, le parti centriste europhile, ce qui est le rêve des dirigeants européens. Mais alors, l'impopularité et le mécontentement risquent d'emporter Syriza - et To Potami avec.

Quel choix restera-t-il alors aux Grecs ? Le Pasok, le parti de George Papandréou (qui devait lui aussi être un « Lula grec ») et Nouvelle Démocratie ne sont pas des alternatives sérieuses pour la population, puisqu'ils ont tous deux mené la même politique.

Parallèlement, les Grecs Indépendants, le Parti communiste orthodoxe (KKE) et les néo-nazis d'Aube Dorée auront beau jeu de fustiger la nouvelle humiliation des Grecs face aux Européens.

Or, on se souvient que cette question de la "dignité" du peuple grec était centrale dans le programme et le succès de Syriza. La défaite d'Antonis Samaras a été fondée sur son incapacité à incarner cette « dignité », parce que ses reculs devant la troïka l'avaient, de ce point de vue, discrédité. Si Alexis Tsipras cédait sur toute la ligne aux Européens, après avoir déjà fait beaucoup de concessions en février et en mars, il donnerait l'impression de revenir à la logique « Samaras. » Et, on l'a vu, sa popularité actuelle réside précisément dans sa capacité de résistance.

Or, plus sa popularité sera en chute libre, plus l'unité du parti sera difficile à maintenir. L'aile gauche pourrait alors être tentée de rompre. Ce serait l'échec de toute la politique d'Alexis Tsipras depuis sa reprise en main de Syriza en 2009 qui s'effondrerait. Pour Alexis Tsipras, le risque ne serait alors pas seulement personnel, ce serait celui de donner une impulsion politique en Grèce à des partis plus radicaux.

S'inspirer du « non » de 1940

On voit donc mal Alexis Tsipras céder. Pour autant, le gouvernement grec ne dispose pas d'un mandat pour sortir de l'euro, donc pour organiser une rupture franche avec les Européens.

La stratégie alternative d'Alexis Tsipras pourrait donc être de céder jusqu'à la limite de l'inacceptable. Cette option est de plus en plus évoquée en Grèce : le gouvernement pourrait faire des concessions, tout en essayant de conserver le « cœur » de son programme, notamment sur la restructuration de la dette.

Puis, devant les exigences des Européens, il organisera la rupture en s'appuyant sur le soutien populaire, éventuellement en ayant recours à des élections ou à un référendum, comme Yanis Varoufakis l'avait évoqué à la mi-mars dans la Corriere della Sera. Dans ce cas, la rupture prendrait la forme d'un « non » à la façon du fameux « non » à l'ultimatum italien prononcé par le dictateur Ioannis Metaxas le 28 octobre 1940. Un jour devenu fête nationale et qui est une référence très importante dans l'esprit des Grecs.

On comprend mieux alors la volonté d'apaisement et de compromis du Premier ministre ces derniers jours. Il s'agira de mettre en exergue le plus possible le "maximalisme" des Européens et faire accepter à terme la rupture.

Car, contrairement à ce que laisse entendre la note citée de Bank of America Merrill Lynch, cette liste de réformes, si elle est acceptée, ne sera pas la panacée. Il n'y aura pas de financement de la part des Européens permettant à la Grèce de respirer à long terme. L'Eurogroupe va vouloir conserver le contrôle du gouvernement Tsipras en délivrant au compte-goutte les financements. D'autant qu'il veut réduire à néant toute tentative de discussion sur la dette. Le précédent de la liste validée le 23 février, puis annulée de fait, est là pour le rappeler.

Un défaut sans Grexit, ou le renversement du rapport de force

Or, l'avantage de la stratégie de rupture, c'est qu'elle peut renverser le rapport de force. Le gouvernement grec pourrait en effet non pas sortir de la zone euro, mais faire défaut et organiser un contrôle des capitaux. Une option qui a été évoquée par le think tank Open Europe, repris récemment par un article du Financial Times.

En suspendant ses paiements et en contrôlant les capitaux, Athènes disposera des fonds issus de son faible excédent primaire. En cas de besoin de financement, il pourra émettre des sortes de lettres de créances, qui auront valeur monétaire. Autrement dit, ce sera un substitut à la BCE qui devrait, alors, fermer l'accès des banques au financement.

Dans cette situation, ce sont les Européens qui se trouveront dans l'embarras. D'abord, parce que la possibilité du « Grexit » sera plus proche, car la Grèce n'aura plus qu'un pas à faire pour transformer ces lettres de créances en drachmes.

Ensuite, parce qu'ils seront contraints à négocier ou à subir une perte majeure sur leur exposition à la Grèce. Ce sera particulièrement le cas de la BCE qui doit récupérer cet été 6,7 milliards d'euros (une somme considérable pour ses comptes, sinon pour son bilan).

Bref, Athènes sera de nouveau en position de force, celui, assez classique, du débiteur face à ses créanciers puisque ce n'est que sous cette forme que les Européens veulent négocier. Le tout sans sortir de l'euro, et donc, sans heurter le désir d'une grande partie des Grecs (84 % d'entre eux ne veulent pas sortir de l'UE, selon le sondage déjà cité).

Cette option permettrait alors à Alexis Tsipras de se présenter comme « l'homme du non » et de sauvegarder son capital politique. Il contraindrait alors les Européens à ouvrir une discussion sur la dette et l'économie grecque. Ce serait, pour lui, une option plus payante qu'une conversion pure et simple à la logique de l'Eurogroupe.

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Commentaires
a écrit le 02/04/2015 à 12:09 :
Les élites grecques allant voir ailleurs si le soleil est plus radieux,la Grèce a tout intérêt à
favoriser l'installation d'industries(de pointe) russes pour "émoustiller" ses "partenaires" eu
ropéens à s'engager dans les programmes d'investissement généreux,avant que la Russie et
d'autres n'aient occupé le terrain pour longtemps...!!Ce qui pourrait sérieusement contrarier
les "investisseurs" de l'UE...
Réponse de le 26/04/2015 à 11:27 :
Industries "de pointe" russes... lesquelles ? Oserais-je vous rappeler
1) que la Russie est-elle même du fait des sanctions liées à l'Anschluss d'une partie de l'Ukraine et de la baisse du pétrole, en fort mauvaise posture économique
2) que les industries de pointe russes n'existent quasiment pas (exemple, obligée d'acquérir à la France des navires militaires moderne, l'avionique et les moteurs de ses avions civils achetés à Safran, Thales, Zodiac, industrie automobile "nationale" contrôlée par Renault). Ne fantasmez pas sur les capacités économiques russes, hors le pétrole, le gaz et quelques autres matières premières, il n'y a pas grand chose...
a écrit le 31/03/2015 à 15:43 :
"la plume de gauche" de LA TRIBUNE, avec une parfaite analyse.
a écrit le 29/03/2015 à 14:51 :
Okay, bel article... Mais en définitive, les médias, experts et politiques passent leur temps à s'astiquer sur la situation économique de la Grèce, alors qu'en fait, tout ça c'est la faute de Goldman Sachs. Comment transformer une histoire d'escroquerie très simple en pseudo crise diplomatico-economique. Ah oui, on leur doit aussi la belle crise de 2008 (eux et d'autres copains) qui est la seule responsable de notre sombre présent et avenir économique... Et personne n'a été condamné à part les nouveaux chômeurs, les grecs et compagnie... Et vous continuez à aller voter ? Vous n'avez toujours pas compris que Spiras, Hollande, Le Pen ou un autre, n'en n'ont RIEN À TAPER du PEUPLE ? RIEN À TAPER. RIEN À TAPER. Alors vous aussi, chers commentateurs et chers concitoyens, arrêtez s'il vous plaît de vous astiquer à votre tour en alimentant cette mascarade par vos opinions, aussi sincères et bienveillantes soient elles.
a écrit le 28/03/2015 à 20:27 :
Un commentaire sur un élément de détail de l'article : George Papandreou n'est plus membre du PASOK, il a créé le KIDISO (Mouvement des Démocrates Socialistes) avant les élections. Son parti était le plus grand des petits partis (2,2% des voix) le 25 janvier et est actuellement donné entre 1,5% et 3% dans les sondages (il faut atteindre 3% pour être représenté au Parlement).
Soulignons en plus que quand il était au PASOK, Papandreou était proche de son aile gauche (le programme sur lequel il a été élu en 2009 est souvent qualifié de programme le plus à gauche du PASOK depuis 1981). Aujourd'hui, le PASOK est le parti d'Evangelos Venizelos, vice-premier ministre des gouvernements Papadimos et Samaras, et principale figure de l'aile droite du PASOK de 2004 à 2009.
a écrit le 28/03/2015 à 11:00 :
Pourquoi brader ? Les Grecs ne savent pas négocier une transaction ?
a écrit le 27/03/2015 à 19:11 :
> et des privatisations

En quoi ça réglerait le problème de la Grèce?

Idéologie.
Réponse de le 27/03/2015 à 22:50 :
En vendant des entreprises qui lui appartiennent, l'état grec reçoit de l'argent frais, dont il a grand besoin. Ce n'est pas de l'idéologie, c'est de la comptabilité.
Réponse de le 28/03/2015 à 9:59 :
En bradant des entreprises publique, rentables ?
La leçon des societes d'autoroute en france ne vous a pas suffit ?
Oui c'est de l'ideologie, et néfaste en plus !
Réponse de le 28/03/2015 à 11:01 :
L'état brade mais reçoit de l'argent frais... Pour quoi faire ? Pour rembourser les banques ! Pas pour aider les Grecs ni pour relancer l'économie du pays. A un certain point, il faut savoir dire stop et se concentrer sur les priorités. La dette attendra, il est temps de relever le pays.
Réponse de le 26/04/2015 à 11:44 :
@fx : AH, les sociétés d'autoroute... tellement bradées qu'in fine l'état français, malgré des mois de moulinets, n'a finalement pas trouvé grand chose à redire à cette vente et a dû se contenter de concessions minimes de leur part pour ne pas perdre la face, n'ayant de toutes façons pas le premier € pour les renationaliser (tant mieux d'ailleurs pour les usagers parce les seules autoroutes à avoir augmenté leurs prix depuis le début 2015 sont celles... encore contrôlées par l'état). Quant à leur soi-disant rentabilité excessive, le rapport de l'autorité de la concurrence a depuis été démonté, comme Le Foll l'a reconnu lui-même/
a écrit le 27/03/2015 à 18:35 :
"84 % d'entre eux ne veulent pas sortir de l'UE, selon le sondage déjà cité", quel rapport avec la sortie de l'euro? Le Royaume Uni utilise bien la livre! Y a-t-il eu un sondage sur le retour à la drachme?
Réponse de le 26/04/2015 à 11:51 :
Sur l'€, les grecs qui ont parfaitement compris que le retour à une monnaie nationale qui décrocherait instantanément de 50 à 70%, amputerait d'autant la valeur de leurs économies sans baisse des prix intérieurs puisque la Grèce importe largement ce qu'elle consomme. Quant aux salaires ils ne pourraient guère augmenter en drachmes sous peine de perdre l'avantage compétitif d'une monnaie faible, notamment pour l'activité touristique. Autrement dit que quasiment du jour au lendemain ils se retrouveraient "rincés" de la moitié de leur patrimoine financier et de leurs revenus. Les grecs qui procèdent à des retraits massifs d'€ des banques pour les conserver en liquide l'ont parfaitement compris, eux.
a écrit le 27/03/2015 à 11:09 :
Excellent article comme d'hab´ sur ce sujet complexe (et terrifiant) . Merci M.Godin.
Réponse de le 27/03/2015 à 12:06 :
Oui, excellent effectivement. Merci.
a écrit le 27/03/2015 à 9:33 :
La Grèce doit garder de sa politique, y compris si elle choisi le suicide économique et financier !
Par contre, elle ne doit pas entrainer autrui avec elle : c'est avant tout cela que l'Europe DOIT empêcher ! Comme tout créancier, la BCE, le FMI et les états européens DOIVENT mettre des conditions de gestion sensées pour accepter de prêter de l'argent. Si la Grèce préfère renoncer, libre à elle !!
D'ailleurs, on entend régulièrement affirmer que les difficultés des grecs viennent de l'Eurogroupe qui étrangleraient la Grèce parce qu'on leur aurait prêté de manière inconsidérée ! ET parallèlement, les mêmes demandent qu'on continue à prêter sans considérer la politique distributrice à outrance de syriza !!!
Il est temps de mettre le holà !!
Pour accélérer les privatisations, il faudrait par contre mettre en place un organisme européen ad-hoc, qui reprendrait les sociétés à privatiser et la BCE les payerait cash. Charge ensuite au nouveau propriétaire de revendre dans les meilleures conditions les viens à privatiser... d'éventuels bénéfices dans l'opération serait restitués à la Grèce à l'issue des opérations ...
Réponse de le 27/03/2015 à 10:51 :
Donc, il aurait fallu que les prêteurs -Europe et FMI en tête- refusent de prêter ?
Mais qu'est-ce qu'on aurait entendu comme cris d'indignation ! Comme accusations d'égoïsme ! Comme protestations contre la dictature allemande !
Les responsables du désastre actuel sont les gouvernements grecs précédents qui falsifiaient leurs comptes en cachette et qui faisaient la même chose que Madoff. Pourquoi ne sont-ils pas mis en examen pour faux et usage de faux ?
Réponse de le 27/03/2015 à 11:54 :
@onze : c'est exactement ce que je dis ! (si vous lisez l'alinéa "D'ailleurs(...)syriza" !!), puisque je fais remarquer que les mêmes accusent l'Europe d'étrangler les grecs en ne leur prêtant pas, tout en reprochant d'avoir trop prêter !
Réponse de le 26/04/2015 à 11:57 :
@Onze: vous pouvez ajouter à la liste des responsables l'actuel gouvernement grec dont les promesses électorales inconsidérées, les ambiguïtés, les contorsions, les simagrées, le populisme et l'incompétence ont fait fondre en quelques semaines le maigre capital de crédibilité et de croissance que la Grèce, au prix d'un douloureux effort sur les dépenses publiques, avait retrouvé même si les réformes étaient encore à conforter. Après 3 mois de Syriza, la situation grecque est incontestablement bien plus sombre.
a écrit le 27/03/2015 à 9:21 :
@Churchill
Le chèque, vous l'avez déjà faut aux banques allemandes et françaises en 2012.
Faites l'effort de vérifier à qui ont été versé les fonds "pour la Grèce"!
Réponse de le 27/03/2015 à 11:56 :
En 2012, les banques françaises et allemandes ont accepté en échange de renoncer à 50% de la dette grecque !!!
Réponse de le 28/03/2015 à 10:01 :
Vous me paraissez bien mal informé ... les créditeurs n'ont pas "renoncé" a 50% de la dette grecque, ils ont juste accepté de vendre a moitié prix a la BCE des titres qui ne valaient que 30% de leur valeur originale. Donc oui ils ont essuyés des pertes, mais moins importantes que ce qu'elle auraient du être, et le tout financé ... par l'argent public (vos impôts) !
a écrit le 27/03/2015 à 9:05 :
Pas de panique, toute cette affaire va se terminer par un consensus mou. On ne va pas dire ouvertement que la dette ne sera jamais remboursée,on va continuer à injecter de l'euro pour que les grecs ne payent que les intérêts de la dette et qu'il leur reste un peu d'euros pour payer fonctionnaires et retraités !
a écrit le 27/03/2015 à 8:13 :
on est d'accord!
ne pas payer ses creanciers reviendrait de facto a sortir de la zone euro SAUF si le blocage est temporaire et que la grece paye SES fonctionnaires et SES retraites avec des IOY ( i owe you) a 70%, lettres de creances qui feraient des grecs de facto les creanciers de la grece a terme pour des creances que la grece ne va pas rembourser!
mais ca degagerait le cash a court terme pour rembourser les creancers externes et eviter la sortie de fait
notez que c'est equivalent a diminuer les salaires de ses ouailles du meme montant, ce qui est le contraire de ce qu'il a promis
a titre perso je pense qu'il va sortir car c'est plus simple et il pourra accuser l'europe!
a écrit le 27/03/2015 à 8:01 :
Depuis la création de l'euro tout les pays sont endettés et mis sous tutelle et l'on s’évertue a dire que la monnaie unique n'y est pour rien!
Réponse de le 27/03/2015 à 9:45 :
Le banquier est il responsable si vous ne savez pas équilibrer votre budget et que vous emprunter jusqu'à ce que ce soit le prêteur qui vous dise STOP !!???
Réponse de le 27/03/2015 à 11:41 :
Les "emprunteurs responsables" c'étaient avant l'apparition de l'euro visiblement!
Réponse de le 27/03/2015 à 12:11 :
De quoi un politique concerné est-il responsable dans une europe des traités où toute politique monétaire et budgétaire est préalablement fixée?
Réponse de le 27/03/2015 à 12:11 :
Les pays emprunteurs sont devenus d'autant plus irresponsables qu'ils ont cru que la BCE allait être un puits sans fond dans lequel ils allaient puiser perpétuellement !
Prenons l'exemple de la France : on emprunté, aucune réforme structurelle n'est lancé, et on réclame report sur report pour avoir à se mettre en conformité avec nos propres engagements ! Si on essuie un refus de nos partenaires, on va hurler à l'atteinte à notre indépendance, et s'ils acceptent, on continue le comportement d'une cigale !
Réponse de le 27/03/2015 à 12:22 :
Les deux sont responsables. Et pour l'instant, personne n'a été sanctionné. Les enquetes contre l'ancien gouvernement grec sont en cours, on attends toujours une enquête sur Draghi et Goldman Sachs !
a écrit le 27/03/2015 à 5:37 :
M.Godin le dit lui-même : 41% pour lui, 39% pour le camp opposé. Donc un écart faible, qui pourra sauter à la moindre élection. Et puis, sur le fond, pourquoi ratiociner ? Il n'y a pas d'autre voie que le retour à une saine gestion, et donc à des réformes de bon sens. Si la Grèce n'honore pas sa dette sur le moment, il verra l'honorer plus tard, sauf si les créanciers consentent une remise. On voit mal pourquoi ils le feraient. Le temps ne joue pas forcément, ni pour la Grèce, ni pour M.Tsipras.
Réponse de le 27/03/2015 à 12:13 :
C'est plutôt 48%, un grec sur deux.
Réponse de le 27/03/2015 à 12:20 :
41% pour lui peut être, mais 61% opposés a l'ancien mémorandum, contre 39% pour. Et l'ecart semble encore s'être creusé depuis les dernieres élections !
a écrit le 27/03/2015 à 3:52 :
Excellent article. Si Tsipras recule Aube Dorée raflera la mise du mécontentement populaire. Une raison de plus s'il en fallait une pour que Syriza tienne bon.
a écrit le 27/03/2015 à 3:03 :
Trés bon article avec du fond, autant que je puisse en juger mais cessons de chercher des raisons économiques dans ce combat entre Alexis Tsipras et Merkel! Rappelons nous les débuts de Castro à la tête de Cuba de Fevrier 59 à avril 60, les USA ont lanterné Fidel le poussant finalement vers l'URSS...C'est exactement le même scénario! La Grèce est poussée vers la Russie car l'Empire a besoin d'ennemis pour maintenir son peuple dans une sorte d'esclavage qui lui assure sa domination.....
a écrit le 27/03/2015 à 0:04 :
@ phil : Tsipras est plus malin que çà, il fera porter le chapeau à l'Europe

@livestrong : la différence avec l'Irlande c'est que la Grèce n'est pas soutenue par les USA comme le sont tous les pays anglosaxons qui ont un pacte avec les USA ..
a écrit le 26/03/2015 à 23:54 :
j'ai honte de l'Europe et souhaite à M. Tsipras de tenir bon et de réussir son pari
Réponse de le 27/03/2015 à 8:15 :
n'ayez pas honte, envoyez plutot un tres gros cheque a tsipras ( tire sur votre compte) et prouvez par la votre generosite demesuree ( que vous reprochez aux autres de ne pas avoir...)
les larmes de crocodile, ca n'a jamais donne a manger a qui que ce soit, un bon cheque, si!
Réponse de le 27/03/2015 à 11:48 :
On peut en effet aider les différents collectifs grecs qui participent à la démocratie réelle en Grèce, avec une campagne de financement partagé montée entre autres, par Philippe Aigrin sur paigrin.debatpublic.net
Réponse de le 27/03/2015 à 12:19 :
N'oubliez pas : si vous financez ainsi la Grèce... dès lors que vous arrêtez le transfert de VOS fonds, vous serez accusé(s) (comme la BCE actuellement) de vouloir étrangler la Grèce, puisque vous la placez un peu plus en surendettement !! Pensez-y !
NB par simple esprits de justice : pensez à faire de même pour les espagnols, les portugais, les italiens, les Irlandais, les chypriotes, etc... et bientôt pour les français (dès que les taux d'intérêts remonteront...)
Bon courage de la part de quelqu'un qui a prêté par solidarité un logement pour un mois à une famille en difficulté... et qui n'a pu récupérer son bien (très abimé) qu'au bout de 2 ans !!! LA solidarité, oui... mais y a des limites !
a écrit le 26/03/2015 à 22:36 :
"En cas de besoin de financement, il pourra émettre des sortes de lettres de créances, qui auront valeur monétaire."

Une hypothèse un rien optimiste. Et qui accepterait ces lettres de créances, juste après un défaut de paiement? Personne.
La Grèce est complètement piégée et n'a aucun degré de liberté.
Réponse de le 26/03/2015 à 23:05 :
Personne ? Tsipras a rendez vous le 8 avril en Russie ... nous verrons bien !
Réponse de le 27/03/2015 à 2:40 :
Personne ? Qui aura le choix? Ce sera ça ou rien! Ne faites pas semblant de ne pas comprendre : "En suspendant ses paiements et en contrôlant les capitaux, Athènes disposera des fonds issus de son faible excédent primaire." Bon, donc! Ce qui signifie qu' Athènes pourra payer tout ou partie de ses besoins principaux et que le reste sera négocié comme toute personne dans le besoin mais peut-être ne l'avez vous jamais été....
a écrit le 26/03/2015 à 19:50 :
Tout à fait d'accord avec la conclusion de cet article, et avec l'essentiel de l'analyse. Sauf qu'un "non" ne suffit pas ! Il faut aussi une stratégie convaincante pour le renouveau du pays et de son économie ! Et Syriza semble jusqu'ici en manquer.
Inversement, s'il en avait une… il aurait plus de chances de convaincre ses créanciers européens. Et n'aurait peut-être pas besoin d'aller à la faillite.
Réponse de le 26/03/2015 à 22:24 :
Mais Syirza a un vrai programme de relance économique. Ce n'est pas parce que les médias français n'en parlent pas qu'il n'existe pas. Simplement, ce programme ne plait pas forcement a l'Europe, qui place les créditeurs avant les emprunteurs (le FMI aussi). Lisez le programme électoral de Syriza, on doit pouvoir le trouver en Francais.
Réponse de le 27/03/2015 à 2:48 :
" il aurait plus de chances de convaincre ses créanciers européens. "
Personne ne veut être convaincu....Tsipras et Syirza doivent disparaître ! Ils représentent un espoir Rappelez vous Castro ou Mandela : aucun n'a eu l'appui des européens, pourtant aucun n'était ouvertement anticapitaliste ou antilibéral au début!
Ne soyons pas naïf et amnésique.....
Réponse de le 27/03/2015 à 12:06 :
Syriza vient demander de l'argent à l'Europe : la moindre des choses est que l'Europe s'assure que la Grèce aura les moyens de rembourser! Moi, mon banquier a exigé que ma conjointe trouve du boulot pour accepter un prêt immobilier !
Si elle n'avait pas chercher ce job, pas de problème... pas de prêt ! Idem pour la Grèce !
Mais il faut arrêter d'inverser les responsabilités : au grecs de proposer une gestion qui est validée par le banquier... à défaut, ils se passent du prêt et assume (seuls) leur programme de relance économique !... si vous croyez à l'efficacité de leur programme... financez le sur vos deniers personnels ! Mais n'obligez pas le contribuable européen à le faire !!
Réponse de le 27/03/2015 à 12:39 :
@FrédéricLN
Un état peut faire défaut, mais pas "faillite.

@FX
L'économie d'un Etat n'est pas comparable à celui d'une famille, quand bien même touts les pseudo-économistes qui commentent à longueur de journée dans les médias de masse le prétendent, à coup de "bons sens de responsabilité de père de famille".

Un état ne fait pas faillite, un état ne vire pas sa population s'il est en difficulté, un état utilise les leviers dont il dispose et la nécessité à tout le monde de fonctionner ensemble jusqu'à l'assainissement de la situation à coup de politique à long-terme, toujours difficiles et toujours mieux vécues si elles ne privilégient pas une fraction infime de la population.

Le problème que soulève la crise grecque notamment, c'est que, justement, les leviers dont disposaient les états avant l'UE des traités ne sont plus à leur disposition, concentrés qu'ils sont à un niveau sur lequel plus aucun état n'a de prise.
a écrit le 26/03/2015 à 19:18 :
Un scénario de rupture serait le bienvenu : Pour la Grèce, Tsipras deviendrait un héros et pour l'Europe, il n'y aurait plus de problème grec.
a écrit le 26/03/2015 à 17:56 :
Autant dire les choses clairement monsieur godin utilise les colonnes de la Tribune pour faire passer ses névroses personnelles. c'est lassant...
Réponse de le 26/03/2015 à 21:05 :
@godin: je ne vois aucune nevrose. L'auteur de l'article emet une opinion qui n'engage que lui et personne ne doit se sentir oblige de plussoir aveuglement :-)
Réponse de le 26/03/2015 à 22:25 :
Névrose ? C'est a dire ?
De ce que j'en lis, c'est juste une analyse qui s'avère relativement pertinente et assez fidèle a la réalité, de ce que je peux en voir depuis la Grece ?
a écrit le 26/03/2015 à 17:23 :
Quelle europe, continuons ainsi et les nazis seront au pouvoir en Grèce.
Peut on encore qualifier de démocratie quand l'Europe asphyxie volontairement la grèce, et nie le choix des électeurs grecs, qui ont montré un plan sérieux de relance?!
La politique UE est un échec on ampute des diabétiques faute de soins, en UE.... Le continent le plus riche du monde....
Réponse de le 26/03/2015 à 17:57 :
C'est beau la démocratie quand on peut tout dire et n'importe quoi et être cru. La vérité est toute autre. L'Irlande a subi la même crise que la Grèce, la même "dictature' de la Troïka avec un programme d'austérité d'une violence inouïe qu'elle a appliqué. Les emprunts faits auprès du FMI ont été remboursés avec anticipation, la croissance a été de 4,9% en 2014, le chômage est passé dans la même année de 15 à 11,5%. Que je sache, on a pas vu revenir l'IRA ou je ne sait quel parti National Socialiste type SIRISA/AUBE DOREE ou FN !! La grosse différence, c'est qu'en Irlande les impôts rentrent et l'Etat existe. L'austérité ça marche et même en zone euro !!!
Réponse de le 26/03/2015 à 22:18 :
L'austérité marche en Irlande ? Pourtant ce n'est pas ce que me disent mes amis Irlandais, expatriés forcés a cause des mesures d'austérités, et qui ne souhaitent absolument pas retourner en Irlande pour une bonne raison : aucun problème n'est réglé, la reprise n'est qu'un trompe l'oeil, et pour eux ils ne fait aucun doute que la tempête est tres loin d'être finie, comme au Portugal et en Espagne, de toute façon.
Chiche, on en reparle dans un an ?
a écrit le 26/03/2015 à 17:21 :
Monsieur Godin continue inlassablement a enchaîner de longs paragraphes depuis des mois; comme pour noyer le poisson et faire mine de ne pas comprendre que l'Etat grec est en détresse financière, concrètement en faillite. Cette histoire d'excédent primaire qui disparaît comme neige au soleil, après un début d'année 2015 castastrophique est encore de l'enfumage destiné à enfiler des paragraphes.
Mais plus important que tout ce babillage, M. Godin pourrait-il un jour considérer que si le duo grec avait une vision et surtout du courage, ils sortiraient maintenant de la zone euro et faisant défaut et auraient ainsi retrouvé toute la liberté donnée par le vote grec pour assumer et mettre en place leur politique. Mais pour cela encore une fois, il faut vision et courage ce qui semble manquer aux actuels dirigeants grecs. N'est-ce pas monsieur Godin ?
Réponse de le 26/03/2015 à 22:15 :
Pour vous le courage serait d'abandonner toute tentative de négociation ? De trahir les quelques 75% de grecs qui ne souhaitent pas la sortie de l'euro ? C'est ça pour vous le courage politique ? Meme si je suis d'accord avec vous sur les bienfaits d'une sortie de l'euro, ce n'est pas ce que les électeurs souhaitaient, d'ou la proposition de Tsipras d'organiser un referendum sur la question (ou de nouvelles élections) !
Réponse de le 27/03/2015 à 12:29 :
Oui à un référendum... avec l'ensemble des éléments sur la table :
Voulez vous quitter l'Euro avec toutes les conséquences que cela implique (les lister)
Ou voulez-vous rester dans l'Euro avec les conséquences que cela implique ! Mais on ne peut pas faire croire, comme l'A fait Tsipras jusque là, que l'Europe va preter à fond perdu et sans condition, et que Siryza va pouvoir distribuer tout ça sans restriction au peuple grec !!! LE rêve, la population adore (on l'A vu Avec Hollande en 2012), le retour à une réalité désenchantée, un peu moins (on le voit au fil des élections... !)
"tout prêt doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de rembourser avant.... c'est valable pour les états AUSSI !!!
Réponse de le 28/03/2015 à 10:07 :
Pourtant, l'europe a bien preté au gouvernement precedent en fermant les yeux sur ses pietres résultats. Pas grave, du moment que certains y ont trouvé leur comptes : les banques, qui se sont vue rembourser leur prêts, des grosses compagnies étrangères qui ont pu mettre la main basse sur des entreprises grecques a moindre cout, et bien sur les producteurs d'armes allemands et français qui ont pu reformeur des milliards d'euros de materiel militaire.
Maintenant Tsipras propose un vrai programme de relance, ne demande que deux choses : un peu de temps, et le versement des sommes promises au precedent gouvernement par l'Europe. Et c'est lui que vous accablez ?
a écrit le 26/03/2015 à 17:08 :
Encore un autre excellent article de Monsieur Godin! L'Eurogroupe donne toujours l'impression d'être en position de force face au gouvernement grec, mais c'est bien le contraire!
a écrit le 26/03/2015 à 17:03 :
Comme d'habitude vos analyses sont très intéressantes.
Demeure cette assimilation euro/UE qui est dommageable
'Le tout sans sortir de l'euro, et donc, sans heurter le désir d'une grande partie des Grecs (84 % d'entre eux ne veulent pas sortir de l'UE, selon le sondage déjà cité)."
Ne peut-on pas sortir de l'euro sans sortir de l'UE ?
--> Si vous pouviez donner la question et les réponses relatives à cela serait parfait.
Merci beaucoup et continuez !
Réponse de le 26/03/2015 à 17:42 :
Voilà la position de l’Union Populaire Républicaine sur cet important sujet.

Un certain nombre d’internautes, invoquant le fait que plusieurs États membres de l’Union européenne n’ont pas adopté l’euro, nous demandent si la France ne pourrait pas faire de même. L’idée sous- jacente, qui est notamment développée par le parti Debout la République (DLR), est qu'il serait possible de sortir de l’euro tout en restant dans l’Union européenne.
Rien n’est plus faux et voici pourquoi.

Le cas de la France ne peut se comparer à aucun des États qui ne sont pas dans l’euro tout en étant dans l’UE :
- en droit international, les « réserves » à un traité doivent se faire AVANT la ratification. Une fois qu’un traité est ratifié, on ne peut plus revenir en arrière, sauf à dénoncer le traité. La France ne peut donc en aucun cas annoncer juridiquement qu'elle adopte, par exemple, la même position que le Royaume-Uni vis-à-vis de l’euro.
- en effet, à la différence du Royaume-Uni et du Danemark, la France n'a fait aucune réserve AVANT la ratification du traité de Maastricht en 1992. Elle a donc ratifié ce traité AVEC le principe de la monnaie unique et elle est donc tenue d'en respecter juridiquement les engagements internationaux, tout comme l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, le Portugal, les Pays-Bas, l'Autriche, la Grèce, la Belgique, etc. Du reste, la Déclaration d’Édimbourg du 12 décembre 1992 a bien précisé que les dérogations obtenues par le Danemark AVANT sa ratification « s'appliqueront uniquement au Danemark et à aucun autre État membre, ni présent, ni futur ». A fortiori ne peuvent-elles pas s’appliquer APRÈS.
- à la différence de la Suède et des 7 États de l’Est qui n’ont pas encore adopté l’euro, la France l’a bel et bien adopté, sous forme d’échanges interbancaires à partir de 1999 et sous forme fiduciaire à partir de 2002.
En conclusion, il importe de souligner que le traité de Maastricht ne prévoit aucune clause de sortie de l’euro. L’adoption de la monnaie unique y est même présentée comme « irrévocable »
L'article G du Titre II du traité de Maastricht mentionne en effet expressément « la fixation irrévocable des taux de change conduisant à l'instauration d'une monnaie unique »).
Dès lors, la seule voie de sortie juridique de l’euro pour la France réside dans la dénonciation de l’ensemble des traités européens, en vertu de l’article 50 du traité sur l’Union européenne (TUE), suite aux modifications introduites par le traité de Lisbonne.
C'est la seule position correcte du point de vue économique, monétaire et juridique. Et c'est pour cela que c'est la position de l’Union Populaire Républicaine.
POST SCRIPTUM
À titre de curiosité finale, on remarquera à quel point la position du parti politique Debout La République (DLR) est absurde sur cette question puisque ses responsables affirment vouloir faire sortir la France de l’euro, transformer celui-ci en une « monnaie commune » (c'est-à-dire un étalon de change entre monnaies nationales), le tout en restant dans l’Union européenne.
Une telle proposition est :
- impossible juridiquement puisque le TUE ne dispose d’aucune clause de sortie de l’euro ou de sa transformation en un simple étalon de change qualifié de « monnaie commune » : une telle proposition ne pourrait être viable juridiquement que si l’UNANIMITÉ des 27 États membres de l’UE convenaient de modifier de fond en comble les traités, puis de les ratifier à l’unanimité, le tout sous le regard bienveillant des États-Unis d'Amérique qui supervisent toute l’opération en sous-main. Autant dire que cette proposition est totalement inapplicable dans le cadre juridique existant.
- très dangereuse éthiquement et politiquement puisque cette proposition ne pourrait donc voir le jour que par un coup de force juridique, la France décidant de violer les traités européens qu’elle a ratifiés. Notre pays peut certes violer le droit international. Mais, outre l’image désastreuse qui en résulterait pour l’image mondiale de la France, cette option serait beaucoup plus hasardeuse et violente que la proposition de l’UPR qui entend, pour sa part, rester strictement dans le cadre de la légalité internationale, en faisant simplement jouer la clause de sortie de l’UE en vertu de l’article 50 du TUE. Qui est l’extrémiste : celui qui, comme DLR, compte violer le droit international ? ou l’UPR qui entend le respecter ?
- absurde logiquement : à supposer que la France décide de violer le traité de Maastricht en sortant unilatéralement de l’euro sans dénoncer auparavant les traités européens dans les formes juridiques, qui peut croire qu’elle pourrait continuer à rester membre de l’UE comme si de rien n’était ? Que vaudrait sa présence et comment nos partenaires la tolèreraient-ils au sein de l’UE alors même qu'elle viendrait d'en violer une disposition capitale tout en violant sa propre parole ? Qui peut imaginer que les 16 autres États qui ont adopté l'euro accepteraient de transformer celui-ci en un simple étalon de change et de recréer leur monnaie nationale pour complaire à la France qui viendrait de leur faire un bras d'honneur ?
Réponse de le 26/03/2015 à 17:58 :
Bien sur qu'on peut être dans l'UE et hors de la zone Euro ! Exemples (entre autres): Grande Bretagne, Danemark, Pologne, Suède, etc...
Accuser l'Europe est une grosse erreur "judiciaire". Les coupables sont les gouvernements grecs précédents, qui ont fait preuve d'incurie et de complicité de fraude et de corruption, pas ceux qui ont trop prêté ou donné. Ceux-là ont été certes imprudents, mais les vrais coupables sont en Grèce. Et curieusement, ils ne sont pas inquiétés...
Réponse de le 26/03/2015 à 18:42 :
@onze Navré mais la manière de noyer de poisson ..n'alimente pas un débat constructif et ne sert pas LA cause, aujourd'hui pour les "assujettis" à l'UE, on ne peut plus sortir de l'euro sans passer par la case sortie de l'UE comme le démontre très bien UPR ci-dessus.. Revoyez vos fiches svp vos fiches.
Réponse de le 26/03/2015 à 19:01 :
En vous lisant et comprenant les impossibilités érigées par les traités , il me vient des souvenirs , paroles de politiques ; ce qu une loi à fait une loi peut le défaire . Notre système social était incompatible avec cette EU , mais par des voies détournées on a choisi de nous en sortir , avec la complicité énarquienne de tous bords .Quelques don Quichottes extrémistes s imaginent qu ils pourront l amender erreur fatale pour le petit peuple , et celui ci cherche des solutions qu il finira par trouver soyons en sur .
a écrit le 26/03/2015 à 16:54 :
Ces scénarios fictions peuvent se résumer par des propos de casino " Les jeux sont faits rien ne va plus !". Les faits sont là, l'UE fait tout pour éviter une sortie de la Grèce, qui est comme la peinture qui tient encore la maison UE debout. Les écarts de performance et de données macro économiques font apparaître une fracture Nord/Sud au sein de l'UE, les traités sont piétinés, le QE façon BCE en laissant aux banques centrales nationales 80% du risque des dettes rachetées pour en assumer 20% marque un net recul dans la mutualisation et l'intégration européenne. On s'achemine vers une zone euro à 2 vitesses dans le meilleur des cas ou à une sortie progressive des pays qui ne peuvent pas suivre. Pour en revenir à la Grèce, sa sortie de la zone euro ferai apparaître ces phénomènes au grand jour, on préfère gagner du temps. On veut gagner du temps pour éviter la désintégration de la zone euro. On va perdre du temps et on aura la désintégration de la zone euro. Pour terminer sur la Grèce, lorsque vous devez 1000 euros à votre banquier, c'est votre problème, lorsque vous lui en devez 100000 ça devient son problème....
a écrit le 26/03/2015 à 16:10 :
"Bref, Athènes sera de nouveau en position de force, celui, assez classique, du débiteur face à ses créanciers"

L'Argentine a cru d'etre dans une position de force face a ses creanciers. Elle ne le croit plus.

Si la Grece ne paie pas la BCE, il n'y aura plus ELA. Cela serait la morte de l'euro pour le pays, avant tout pour les depositaires. Les controls de capital sont une vision preoccupante: Les citoyens n'auront plus la possibilite de retirer leur argent dans la mesure desiree. Probablement, il y aurait une nouvelle monnaie parallele avec tres peu de credibilite et valeur limite.

Monsieur Tsipras peut reflechir si l'option des controls de capital serait vraiment plus populaire que les reformes.
Réponse de le 27/03/2015 à 0:25 :
cette pauvre EUROPE fait peur aux peuples quel nain face aux USA A LA CHINE et quelle ridicule face aux problèmes l EUROPE de la culture OUI l EUROPE de la finance NON il n est que de voir l indigence de nos imitations d autres cultures pour constater que nous sommes sur la voie de la soumission MOZART est outrage au travers de son œuvre ce n est plus MOZART C EST du pop rien que de voir des acteurs en slip me fais fuir les chaines de télévisions enfin bref c est la fin de notre culture au profit du fric

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