Hausse des taux : la BCE refuse de baisser la garde, l'inflation est encore trop forte
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Christine Lagarde, lors de sa conférence de presse, ce jeudi.
Reuters
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Christine Lagarde, lors de sa conférence de presse, ce jeudi.
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La Banque centrale européenne (BCE) s'est finalement résolue jeudi à relever, pour la dixième fois consécutive, ses taux directeurs, de 0,25 point. À compter du 20 septembre, les taux d'intérêt des opérations principales de refinancement, de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt seront relevés à respectivement 4,5%, 4,75% et 4%, atteignant leurs plus hauts niveaux depuis la création de la monnaie unique en 1999.
Si Christine Lagarde dans sa conférence de presse s'est bien gardé de parler d'un pic, et d'une future baisse, elle a laissé entrevoir qu'en revanche, ils pourraient rester à ce niveau suffisamment longtemps, avec l'objectif du retour d'une inflation à 2%, synonyme de stabilité des prix, sur lequel repose « la crédibilité de la BCE ».
irecteur des stratégies de marchés de capitaux
chez Tikehau Capital
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En effet, au regard des données, l'inflation a certes baissé sur un an, mais elle reste durablement élevée. Selon les données révisées de la BCE, elle est prévue d'atteindre 5,6% en 2023, 3,2% en 2024 contre 3% initialement prévu reflétant « une trajectoire plus élevée des prix de l'énergie », a précisé Christine Lagarde. En 2025, elle s'établirait à 2,1%.