L'économie britannique continue de ralentir

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(Crédits : Reuters)
Les incertitudes liées au Brexit ont pesé sur l'activité outre Manche. Le PIB s'affiche en hausse de 1 % sur un an au troisième trimestre, son niveau trimestriel le plus bas depuis 2010. Par rapport, au trimestre précédent, il progresse de 0,3%. La Banque centrale pourrait procéder à une baisse des taux en 2020.

L'économie britannique a enregistré au troisième trimestre sa plus faible croissance en rythme annuel depuis près de dix ans, le ralentissement mondial et les inquiétudes liées au Brexit ayant affecté les investissements des entreprises et la production manufacturière, montrent les statistiques officielles publiées lundi.

L'expansion du produit intérieur brut (PIB) est revenue à 1 % sur un an contre 1,3% au deuxième trimestre, a annoncé l'Office national de la statistique (ONS). Un ralentissement plus marqué encore qu'anticipé puisque les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une croissance de 1,1%.

La production des entreprises a ralenti

Ce chiffre, le plus faible depuis le premier trimestre 2010, s'explique principalement par le ralentissement de la production des entreprises en août et en septembre, période durant laquelle les craintes d'une sortie du pays de l'Union européenne sans accord négocié avaient augmenté.

Par rapport aux trois mois précédents, le PIB a augmenté de 0,3% au troisième trimestre après une contraction de 0,2% au deuxième. Cette dernière marquait le contrecoup du mouvement de stockage massif des entreprises fin 2018 et début 2019 en prévision de la sortie du pays de l'Union européenne censée initialement intervenir en mars. Le rebond de juillet-septembre est inférieur à celui de 0,4% attendu par le consensus.

A un mois des élections législatives, le ministre des Finances, Sajid Javid, a salué des chiffres qu'il a qualifiés de "solides", un jugement que ne partage pas l'opposition travailliste.

Le poids de l'incertitude politique

"Le fait que le gouvernement célèbre une croissance de 0,1% sur les six derniers mois est un signe de la modestie de leurs espoirs et de leurs attentes concernant l'économie", a ainsi déclaré John McDonnell, chargé des finances au sein de la direction du Labour.

Pour certains économistes, l'incertitude politique et un contexte mondial moins favorable pourraient conduire la Banque d'Angleterre (BoE) a réduire son taux directeur l'an prochain, même si le Premier ministre, Boris Johnson, parvient à faire adopter l'accord négocié avec Bruxelles avant la date-butoir fixée au 31 janvier.

"Le fait d'échapper de peu à la récession ne mérite pas d'être célébré", estime Tej Parikh, de l'Institute of Directors. "L'économie britannique a avancé par à-coups pendant toute l'année, la croissance évoluant au gré des échéances du Brexit."

La BoE prévoit + 1,4% de croissance en 2019

La BoE a relevé la semaine dernière sa prévision de croissance pour l'ensemble de cette année à 1,4% contre 1,3%, soit au niveau de celle de 2018. Pour 2020, elle anticipe un ralentissement à 1,3%.

Au troisième trimestre, l'investissement des entreprises est resté stable par rapport aux trois mois précédents mais a reculé de 0,6% sur un an. La production manufacturière a baissé plus qu'attendu, de 0,4% d'un trimestre sur l'autre de 1,8% sur un an. La consommation des ménages, plus résistante que l'investissement grâce à la faiblesse du chômage et à la progression des salaires, a augmenté de 0,4% par rapport à avril-juin.

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a écrit le 01/12/2019 à 21:45 :
La GB est soumis comme tous les pays du monde a la crise financiere , les mesure de protectionnisme economique n'y changera changerons rien ... Les economie capitaliste et libérale sont durement attaqué. Les atats surpuissants que sont les USA, la Chine et la Russie ne nous ferons aucun cadeau , la guerre economique est en cours , la ruine sera pour certain le moyen de favoriser leur intérêt au détriment de notre Europe ...
a écrit le 13/11/2019 à 8:09 :
Ceux qui passe leur temps à dénigrer l'UE commencent décidément à trembler, les français vont bientôt constater que le Brexit ne déclenchera pas un miracle économique bien au contraire.
Réponse de le 13/11/2019 à 10:12 :
On nous avait annoncé la fin de l'économie de l’Angleterre, Ils ont pourtant l'air de bien s'en sortir... En sortant, ils vont avoir un coup de moût du à l’incertitude, mais après ils risquent de nous mettre une belle raclée vu les choix de l'Europe...
a écrit le 12/11/2019 à 17:16 :
La Grande Bretagne n'a "que" 0,3% de croissance avec le Brexit, la France n'en a que 2% (un tiers de moins que la Grande Bretagne, rapporté en emplois ça représente des dizaines de milliers d'emplois. On dirait que le Brexit réussit mieux aux anglais qu'à nous.
Reste à savoir dans quelle mesure la chute vertgineuse de la livre et le déficit croissant du budget anglais n'expliquent pas ce meilleur résultat.
a écrit le 12/11/2019 à 13:30 :
Bon, la France fait guère mieux...quand la France croitra de 4% et la GB de 2% on pourra dire ouf. En attendant la France continue de faire petit petit...
a écrit le 12/11/2019 à 9:22 :
'Par rapport, au trimestre précédent, il progresse de 0,3%'
Je suppose que vous vouliez dire 'régresse de 0,3%'. Sinon l'article n'a pas vraiment de sens.
a écrit le 12/11/2019 à 8:42 :
Comme la plupart des pays européens mais c'est pas structurel pour le RU c'est forcément à cause du brexit ! Si si suffit de le dire bien fort et plusieurs fois et ça passera...

Vous avez tous perdu la raison.
a écrit le 12/11/2019 à 1:54 :
Il serait peut-être utile de préciser à la Tribune que l'endoctrinement pro UE permanent n'est pas très utile chez nous? On ne vote pas !
Il font plus que nous avec un chômage au plus bas (chiffre évidemment aussi bidon que nous, donc comparable) mais ça montre que les toits qui s'envolent, la pluie de sauterelle, le tsunami ... heuuu hummmpas très crédible !
Ceci étant le Brexit ne se fera JAMAIS c'est interdit alors ce cirque devient un peu lourd !
Réponse de le 12/11/2019 à 4:06 :
Le brexit va peut-etre se concretiser d'ici peu.
Les elections prochaines determineront bientot l'issue de cette longue pantalonnade.
Wait & see.....
a écrit le 11/11/2019 à 21:08 :
Les fins troubadours de UE occultent volontiers la France décimée par l' UE et l' euro fort occultant cet espace non démocratique qu 'est UE et qui détient rappelons le, le record mondial de la sous-performance sur dix ans mais viennent dans le même temps faire la morale à une GB qui veut les quitter, surréaliste !
Réponse de le 12/11/2019 à 9:47 :
Oui mais regardons les 10 prochaines années et là le RU a du (beaucoup) souci à se faire.
"Brexit is a mess" : ce sont les anglais qui le disent
a écrit le 11/11/2019 à 20:25 :
C est pas mal pour un pays qui vit en pleine incertitude depuis 2 ans.

Par contre, pour ce qui est de la France qui est dans l UE et qui reçoit les aides de l UE, pourquoi la croissance est elle du même niveau ?

Elle devrait être à 2 ou 3%
a écrit le 11/11/2019 à 19:19 :
Ralentissement ne signifie pas récession; il y a eu toujours des périodes de croissance et de contraction dans toutes les économies de la planète au cours de l'histoire. Quant au Brexit il faut attendre qu'il se concrétise en dépit des menaces émanant des loups européistes.
a écrit le 11/11/2019 à 19:04 :
C'est fou de constater dans les commentaires ces soit- disant patriotes qui dénigrent systématiquement leur pays. Rien de les empêche d'aller vivre ailleurs voir si l'herbe est plus verte.
a écrit le 11/11/2019 à 18:57 :
parfait
vu que tout va bien, Bojo devrait en profiter pour aller negocier le ' fantastic deal' que trump a promis de lui faire aval.... ups, pardon ' de negocier'
le pb c'est pas la sortie, le pb c'est le futur, sachant que avoir le beurre l'argent du beurre et le cul de la fermiere, tout le monde veut ca mais personne ne l'obtient
triste, mais quand le uk sera tout seul a se defendre face a 350 millions d'americains, autant de russes 1.5 milliard de chinois et autant d'indien, personne ne doute que les vestes vont se retourner pour chercher un bouclier
et j'espere que sturgeon va demander la sortie de l'ecosse des griffes des technocrates qui exploitent l'ecosse ( je parle de londres, hein); salmond n'aurait eu aucun etat d'ame
a écrit le 11/11/2019 à 18:34 :
Comme c'est mignon cette sollicitude des médias français qui s’inquiètent pour la croissance du RU... Non seulement elle a été supérieure à la croissance française depuis 5 ans au moins, avec des salaires qui ont progressé beaucoup plus vite que l'inflation avec une monnaie qui n'a pas baissé et qui est toujours aussi forte à ce jour.
Rendez-vous dans 5 ans pour comparer les résultats britanniques avec ceux de l'Europe et surtout de la France... Malheureusement, je pense connaitre le résultat.
Réponse de le 11/11/2019 à 18:56 :
La livre a baissé de 15 % et la croissance est inférieure à celle de la France et le brexit n'a pas encore commencé.
Réponse de le 11/11/2019 à 20:01 :
Pour l'information de marc 69 :
le cours de l'euro face à la GBP est le meme en novembre 2019 qu'en avril 2010 !
La croissance est supérieure à elle de la France et ne parlons pas du chomage : ce serait cruel pour la France
Réponse de le 12/11/2019 à 17:08 :
Avec une indemnité chômage limité a 3 mois ( 3 ans pour la France ) et un maximum de 600 € ( 6700 € pour la France ), qui a intérêt a s'inscrire au chômage en GB ?
Allez voir le film "Moi, Daniel Blake" qui vous décrit parfaitement le chemin de croix d'un chômeur en GB. Tout est fait pour vous empêcher d'en bénéficier. Pole Emploi vous paraîtra presque sympathique.
Réponse de le 13/11/2019 à 8:00 :
@Tartemolle -

D'accord avec vous. Le R.U. s'en sortira toujours, il l'a assez prouvé au cours de son Histoire. Ralentissement économique n'est pas synonyme de récession. En revanche je suis beaucoup plus inquiet pour la pérennité de la CEE . La baisse actuelle serait plus à mettre sur le compte d'un effet psychologique devant la perspective d'une sortie de l'Europe.
a écrit le 11/11/2019 à 18:04 :
Ho! Que c'est gentil de s’inquiéter pour la Grande Bretagne, pour des médias européistes! Mais laissez lui le temps de sa liberté, après le Brexit, pour juger!
Réponse de le 11/11/2019 à 19:00 :
L'attractivité de la francs pour les investisseurs étrangers a dépassé celle de la GB. Puisque vous aimez tant la GB rien de vous empêche de vous exiler là-bas.
Réponse de le 11/11/2019 à 19:38 :
La force des anglais, est de savoir transformer. C'est aussi ce qui donne le pire comme le meilleur. Et pour le fait d'avoir pu comprendre avoir accès labas au développement sans se faire retourné par la caste, marc469, t'inquiète un tas de gens comme moi en ont conscience, donc il est question de projet pour y aller .

Car la certitude du modèle pour les développeurs est sans commune comparaison avec la France.

A partir de la conscience de ce qui se passe ici, pour moi ce moment n'est qu'un moment, mais leur force est celle qui nous a permit (enfin ceux dont les parents fut dans la résistance, de bien savoir qui est qui !

Et a l'évidence vos propos semble une rhétorique dont nous constaterons donc ou pas.
On peut aimer la GB, car cela a éviter que nos parents finissent dans les camps pour ce qui me concerne la ou la nazisme avait conquis le pays non !

bizarrement, la scène est la même que dans le passé !
Réponse de le 13/11/2019 à 20:04 :
@Non mais
Et pourtant , il y en a eu des commentaires sur la Tribune pour dire que le Brexit était une réussite juste après le referendum quand la croissance était encore au rendez-vous, c'est marrant de constater que maintenant que la croissance marque le pas, les mêmes commencent à dire sans rougir que le Brexit n'a en fait pas encore eu lieu .
a écrit le 11/11/2019 à 17:55 :
donc seule la GB serait touchée avec une croissance de 1.4%..que dire de la France??et merci aux GJ d'avoir boosté qq peu cette petite, toute petite croissance.
Réponse de le 11/11/2019 à 18:13 :
L'économie du Royaume-Uni, beaucoup plus libérale que l'économie française, a souvent de ce fait des taux de croissance bien supérieurs à ceux de la France.
a écrit le 11/11/2019 à 17:55 :
La GB à travers la grille de lecture des zeuopéistes, hilarant!
a écrit le 11/11/2019 à 17:40 :
Et le chiffre comparable de la France, c'est aussi lié au Brexit ?
a écrit le 11/11/2019 à 17:35 :
Comme un peu toutes les économies non?

Enfin, le taux de croissance du très théorique pib.
Est si grave docteur Knock?

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