L’Europe menacée de « lente agonie », selon Mario Draghi

Florence Autret
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Mario Draghi présentait, ce lundi, son rapport sur la compétitivité européenne.
Reuters

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Mario Draghi présentait, ce lundi, son rapport sur la compétitivité européenne.
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Si c'était à refaire, la Commission européenne devrait peut-être autoriser le rapprochement des groupes Alstom et Siemens dans le matériel ferroviaire bloqué en 2019. C'est une des bombes lâchées ce lundi par Mario Draghi qui présentait à Bruxelles son rapport sur la compétitivité de l'Europe. « Les temps ont changé... Les Chinois peuvent exporter des trains à grande vitesse vers l'Europe et certaines raisons de bloquer la fusion ont disparu », a-t-il expliqué.
Cette remarque, qui ne figure pas dans l'épais rapport de 400 pages présenté lundi, a été faite en réponse au correspondant européen du l'hebdomadaire The Economist. Mais elle en dit long sur la liberté avec laquelle a travaillé le « sauveur de l'euro » depuis un an. Pas de tabou. Des constats souvent brutaux. Et une centaine de propositions « granulaires » parfois révolutionnaires.
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Le marché européen de l'électricité ? Sa conception est dépassée, selon lui. « C'est un marché qui est vraiment dominé par des intérêts particuliers et les droits acquis, qui ploie sous les rentes financières et qui est devenu une vache à lait pour les budgets nationaux. Tout cela mène au fait que nous ne sommes pas capables de transférer les bénéfices d'une énergie moins coûteuse produite par les renouvelables à nos consommateurs, les ménages comme l'industrie », a-t-il résumé. Le remède : « un plan qui vise à découpler le prix des énergies fossiles des sources d'énergie propre ». Il n'y a qu'à ce prix que décarbonation peut rimer avec croissance.
Florence Autret