L'Europe verse 6,7 milliards d'euros de crédits à la Grèce

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Athènes doit mettre en oeuvre avant août davantage de réformes, notamment la privatisation et la libéralisation de ses marchés de l'électricité et du gaz, pour obtenir à nouveau des fonds.
Athènes doit mettre en oeuvre avant août davantage de réformes, notamment la privatisation et la libéralisation de ses marchés de l'électricité et du gaz, pour obtenir à nouveau des fonds. (Crédits : Tony Gentile)
La nouvelle tranche de l'aide avait été approuvée ce mois-ci par les ministres des Finances de la zone euro dans le cadre du programme d'aide à la Grèce.

Le fonds d'assistance de la zone euro a autorisé mardi le versement de 6,7 milliards d'euros de nouveaux crédits à la Grèce dans le cadre de son programme de renflouement en cours. Cette décision vient confirmer un accord politique passé par les ministres des Finances de la zone euro ce mois-ci.

Une première tranche de 5,7 milliards d'euros sera versée mercredi et le solde après le 1er mai, précise le Mécanisme européen de stabilité (MES). Le versement de la seconde tranche d'un milliard d'euros sera subordonné aux progrès enregistrés par Athènes dans "la réduction de ses arriérés de paiement et l'amélioration de l'efficacité" de son régime d'adjudications, indique le MES.

Athènes doit privatiser ses marchés de l'électricité et du gaz

Le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, s'est félicité de cette décision et a appelé la Grèce à achever avec succès le programme de renflouement en cours. Athènes doit mettre en oeuvre avant août davantage de réformes, notamment la privatisation et la libéralisation de ses marchés de l'électricité et du gaz, pour obtenir à nouveau des fonds.

"La décision prise ce jour par le conseil d'administration du MES reconnaît le travail difficile fourni par le gouvernement grec et la population pour finaliser un vaste ensemble de réformes", a déclaré Klaus Regling, le directeur général du MES.

Ces nouveaux fonds seront utilisés pour le service de la dette, le paiement d'arriérés et la constitution d'une trésorerie, poursuit le MES.

Un nouvel allègement de la dette pourrait être envisagé

La trésorerie pourrait s'élever à 20 milliards d'euros à la fin du plan de sauvetage, un montant dont les responsables de l'Union européenne estiment qu'il pourrait contribuer à une croissance durable et aider le pays à se financer sur les marchés dans des conditions plus avantageuses.

Un nouvel allègement de la dette grecque, l'une des plus importantes au monde proportionnellement à son économie, pourrait être décidé à la fin du plan de sauvetage, qui arrive à échéance en août 2018, dans le cadre de nouvelles conditions restant à définir.

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Commentaires
a écrit le 16/04/2018 à 9:22 :
"6,7 milliards d'euros de crédits à la Grèce" et ben tant mieux, cela va permettre à la Grèce de rembourser les emprunts à taux d’intérêts exorbitant que les banques allemandes et françaises lui avaient accordé pour qu'elle achète de l'Armement à en veux tu en voila, surtout à l’Allemagne et à la France.
Alors ceux qui parlent de transfert de capitaux du Nord vers le Sud!
La les capitaux sont allés directement chez Rheinmetall et Dassault, ce qui a réduit le déficit et le chômage chez nos amis d’Outre Rhin et chez nous. Les frais de corruptions des membres du gouvernement Grec étant largement justifiés.
Le reste on s'en fout. Les suicides en Grèce et la mortalité enfantine en progression de plus de 100% depuis la crise sera largement compensé par l'afflux de réfugies (grâce à la « Willkommen Politik » d'Angela)
a écrit le 31/03/2018 à 11:10 :
Il serait temps de regarder les choses en face et de relire les causes du déclenchement de la révolution française et de la dernière guerre...

http://www.economiematin.fr/news-histoire-dette-faillite-france-solution
a écrit le 28/03/2018 à 18:09 :
BCE ou fonds vautours ? En 2017 les intérêts de la dette avaient déjà rapporté gros aux banques centrales de la zone euro . Reste encore qq chose à vendre en Grèce ?
http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/dette-grecque-les-interets-ont-rapporte-8-milliards-d-euros-aux-banques-centrales-753950.html
Réponse de le 28/03/2018 à 21:13 :
La BCE en a restitué une grande partie !!
Réponse de le 29/03/2018 à 11:09 :
Faux Maduf,

Les intérêts perçus par la BCE ainsi que les intérêts perçus par les pays membres de zone euro sont bloqués sur un compte au Luxembourg et servent, avec d'autres mesures, à faire pression ou chanter, le gouvernement grec d'extrême gauche (?) afin que celui-ci mette en place les réformes imposées par l'eurogroupe.

Et en effet, la BCE est fonds vautour. Celui-ci a racheté les dettes grecques détenues notamment et surtout par les banques françaises et allemandes pour 70% de leurs valeurs nominales or que leurs valeurs sur le marché étaient de 0,00 EUR et réclame le remboursement de celle-ci à leur valeur nominale avec intérêts. Mais en fait qui sont les principaux actionnaires de la BCE? La France et l'Allemagne! pigé?
a écrit le 28/03/2018 à 13:51 :
On donne de l'argent pour que ce pays rembourse les sommes dues a sa dette, ou comment faire un trou pour reboucher un autre ? Effaçons sa dette c'est la seule chance pour ce pays de s'en sortir et arrêtons de punir sa population pour un laisser aller dont les élites européenne sont aussi responsables que les gouvernements grecs.
Réponse de le 28/03/2018 à 15:16 :
C'est egalement le peuple qu'ont pleinement profite d'un politique des tricheurs. Et personne au prison.
Réponse de le 28/03/2018 à 22:00 :
@ reverjovial

Vous avez le courage de dire ce que d'autres sinistres pleutres n'osent dire dans l'officine de leur médisance et de leur ignorance... je vais suivre bien davantage vos propos à l'avenir.
Réponse de le 29/03/2018 à 11:15 :
La seule chance de tous nous en sortir c'est d'effacer les dettes publiques de tous les pays. A quelques rares exceptions, les dettes publiques de tous les pays du globe ne sont pas remboursables mais rapportent tellement d'argent aux grandes grâce aux intérêts pratiqués par celles-ci. A titre d'exemple, la Belgique débourse 45 milliards EUR pour le remboursement de sa dettes dont 13 milliards d'intérêts!

On a accordé trop de pouvoir aux banques en les privatisant, il faut revenir en arrières et les nationaliser.
a écrit le 28/03/2018 à 11:36 :
La Grèce s'enfonce encore, elle reçoit de l'argent sans valeur qu'elle devra valorisé pour l’éternité dans "l'esclavage" tant que l'UE de Bruxelles ne sera pas une nation ou un état unique! Mais l'unanimité des volontés n'existe pas, les exploiteurs ne voient que leur intérêt de courte vue, d'un coté et de l'autre, aucune menace extérieure ne nous y pousse!
a écrit le 28/03/2018 à 10:56 :
Fuite en avant éternelle pour sauver un pays qui de toute façon ne remboursera jamais sa dette.Entre la Pologne qui achète des armes américaines avec nos subventions et la Grèce qui nous tient en otage, cette UE est vraiment au bord du gouffre. Les anglais ont eu le nez fin en ne se soumettant jamais à l'euro, cette monnaie qui nous ruinera tous !
Réponse de le 28/03/2018 à 14:17 :
Savez-vous combien vous coûte la dette grecque ? Savez-vous combien VOUS coûte la dette française ? Savez-vous qui sont les créanciers de la dette grecque et quels sont leurs taux imposés à l'Etat grec ? Savez-vous dans quel état est la société grecque, le droit du travail, les conventions collectives, la santé, l'éducation ? Et vous osez vous comparer à un otage par les temps qui courent.. Ici l'article mentionne le seul secteur de l'énergie qui doit être privatisé pour que la Grèce puisse continuer à recevoir de l'aide (rappelez-vous ou renseignez-vous : cette "aide" est très bien rémunérée!). La Grèce a accepté dans un passé très récent l'effacement de la dette allemande d'après-guerre mais ces mêmes allemands qui prônent aujourd'hui l'orthodoxie libérale ont la mémoire bien courte ou préfèrent ne pas mettre à risque leur sacro-sainte balance commerciale excédentaire qui dicte toute la politique monétaire de l'UE que vous décriez et qui est très loin d'un quelconque gouffre tel que vous l'imaginez ou qu'on essaie de vous faire croire.. et ça marche semble-t-il.
Réponse de le 28/03/2018 à 16:58 :
l'Age de retrait c'est 67 ans pour les hollandais pour tous, n'importe pas les annees de travail, acune exemption pour le travail de penibilite. Les allemands departent au retrait a l'age de 66 ans.
Acune change que ceux vont encore sacrifier, cette fois pour les greques, ni pour les francais, sans les memes conditions de travail.
Le solidarite n'est pas autre chose que d'essayer de vivre (bien) du poche des autres.
a écrit le 28/03/2018 à 10:38 :
"Des privatisations qui sapent le redressement du pays: Grande braderie en Grèce" https://www.monde-diplomatique.fr/2016/07/KADRITZKE/55954

LE problème insoluble d'offrir les pays d'europe aux actionnaires milliardaires c'est que du coup nous construisons une europe toujours plus faible, alors Obama ne nous en donnait pas trop l'impression mais face à TRump nous ne pouvons que déplorer la profonde et grave faiblesse politique d'une europe n’étant plus que Mike le poulet sans tête.

Or un consortium financier aussi puissant soit il a besoin de politique à long terme pour dominer et nous voyons bien que ça fait belle lurette que le consortium financier européen ne domine plus grand chose préférant se concentrer à dépouiller les citoyens européens tout en dévissant totalement côté concurrence internationale. On dirait même que leur assistanat permanent par l’État les a totalement tétanisé.

Vite un frexit.

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