L'Italie mise sur une croissance de 1,6% en 2019

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Les marchés ont réagi négativement vendredi à l'annonce d'un projet de budget prévoyant un déficit public à 2,4% au cours des trois prochaines années, loin du chiffre de 0,8% sur lequel s'était engagé le précédent gouvernement de centre-gauche.
Les marchés ont réagi négativement vendredi à l'annonce d'un projet de budget prévoyant un déficit public à 2,4% au cours des trois prochaines années, loin du chiffre de 0,8% sur lequel s'était engagé le précédent gouvernement de centre-gauche. (Crédits : Tony Gentile)
Selon le ministre italien des Finances, cette croissance devrait permettre de réduire l'endettement. L'objectif reste néanmoins ambitieux compte tenu des prévisions de croissance avancées jusqu'à présent: 0,9% en 2019, selon la Commission européenne.

Le ministre italien des Finances Giovanni Tria assure que la croissance sera de 1,6% en 2019 en Italie et qu'elle permettra de réduire l'endettement, en dépit d'un déficit public à 2,4% du PIB, dans un entretien dimanche avec le journal économique Il Sole 24 Ore.

"La relance des investissements publics est fondamentale pour rattraper le 'gap' de croissance qui, depuis des décennies, nous place à un point sous la moyenne des autres pays de la zone euro", assure Giovanni Tria.

Ces investissements, de l'ordre de 15 milliards d'euros sur trois ans, permettront de récupérer "la moitié des pertes accumulées au cours des dix dernières en ce qui concerne le PIB", ajoute le ministre.

Le pari de la pédagogie

L'objectif reste néanmoins ambitieux compte tenu des prévisions de croissance avancées jusqu'à présent: 0,9% en 2019, selon la Commission européenne. Si cela ne devait pas fonctionner, des clauses de sauvegarde sont alors prévues pour contenir le déficit à 2,4% du PIB au cours des trois prochaines années, assure le ministre. Ces clauses de sauvegarde concerneront les dépenses qui devront baisser si l'objectif de 2,4% n'est pas atteint, précise-t-il.

La réduction de l'endettement, qui atteint plus de 130% du PIB, le niveau le plus élevé dans la zone euro après la Grèce, "n'est pas brutale mais plus importante que celle réalisée jusqu'à présent", explique Giovanni Tria, qui ne se dit pas inquiet de la réponse des marchés.

"Mon souhait est qu'en expliquant le budget que nous sommes en train de préparer et les instruments que nous mettons en oeuvre pour l'objectif central de la croissance, l'inquiétude se calme", déclare-t-il dans cet entretien au quotidien des affaires italien.

"L'équilibre budgétaire reste notre objectif fondamental"

Les marchés ont réagi négativement vendredi à l'annonce d'un projet de budget prévoyant un déficit public à 2,4% au cours des trois prochaines années, loin du chiffre de 0,8% sur lequel s'était engagé le précédent gouvernement de centre-gauche. Samedi, le président italien Sergio Mattarella a lancé un avertissement au gouvernement , en affirmant que la Constitution italienne obligeait ce dernier à respecter les équilibres budgétaires au nom de la défense des intérêts des épargnants.

"Je suis parfaitement d'accord avec le président de la République. L'équilibre budgétaire reste notre objectif fondamental, même si le chemin pour l'atteindre est rendu plus long pour faire place à l'exigence fondamentale de relancer la croissance", assure encore Giovanni Tria.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 01/10/2018 à 11:47 :
"L'équilibre budgétaire reste notre objectif fondamental"
Logique, reste à choisir la méthode. Réduire les dépenses ou augmenter les recettes ?
D'autres proposeront des solutions alternatives, mais j'ai bien peur qu'elles ne s'inspirent de la supercherie, plus que de l’économie.
On peut essayer de concilier les classiques relances par l'offre et/ou la demande et pourquoi pas en profiter pour essayer de changer de modèle ? En les remplaçant par un "état stationnaire" de croissance raisonnée. Pas facile à imaginer et à concilier, avec d'un côté une dette et un train de vie et de l'autre les restrictions liées à l'environnement économique. On notera tout de même la prise en comptes des paramètres environnementaux "terre à terre" de la part d’organismes internationaux :
http://www.banquemondiale.org/fr/projects-operations/environmental-and-social-policies
OMC : « Reinvigorating Trade and Inclusive Growth » (https://www.wto.org/english/news_e/news18_e/igo_30sep18_e.pdf)
a écrit le 30/09/2018 à 12:33 :
La croissance française se réduit comme une peau de chagrin mais le mac étant un bon soldat néolibéral appliquant le dogme nihiliste à la lettre, l'UE ne lui dit rien.

Vite un frexit
Réponse de le 01/10/2018 à 10:48 :
Déjà on en sait rien, la Commission attend que le budget soit plus avancé.

Par ailleurs, même si je sais que les faits sont pas votre truc, à 100% de dettes le calcul est facile:

Pour baisser la dette faut que notre déficit soit inférieur à la croissance+inflation:
Déficit prévu à 2.6%
Croissance prévue 1.7%
Inflation prévue 1.5% (à mon humble avis ce sera plus)

1.7% de croissance on pourrait vouloir plus évidemment, mais à l'aune de ce que l'on a fait toutes ces dernières années, c'est pas dégueu du tout. Au demeurant historuquement le taux de croissance moyen sur très très longues périodes et de 1.5%...donc bon à 1.7% on est bien.
Réponse de le 01/10/2018 à 11:09 :
La France ne souffre pas de trop de libéralisme (néo ou pas), mais de sa quasi absence. A presque 48% de taux de prélèvement obligatoire (triste record d'Europe), parler d'excès de libéralisme en France ne peut que faire doucement rigoler.
Réponse de le 01/10/2018 à 11:16 :
@ multipseudos

"La France ne souffre pas de trop de libéralisme (néo ou pas)"

Vous confondez volontairement deux concepts opposés. Vous trollez. Signalé.

Ce serait bien de ne pas avoir à se faire harceler par les soldats crétinéolibéraux svp, merci.
Réponse de le 01/10/2018 à 11:32 :
"si je sais que les faits sont pas votre truc"

Diffamation mensongère d'entrée de jeu, je ne lis pas le reste donc et je signale.

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