Les bonus versés en Grande-Bretagne retrouvent leur niveau d'avant la crise de 2008

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C'est toujours dans la finance que le bonus moyen est le plus élevé (13.100 livres), devant le secteur pétrolier et minier (6.900 livres).
C'est toujours dans la finance que le bonus moyen est le plus élevé (13.100 livres), devant le secteur pétrolier et minier (6.900 livres). (Crédits : Flickr/Frédéric BISSON. CC License by.)
En hausse de 2,7% sur un an, les bonus versés outre-Manche ont atteint 42,4 milliards de livres sur l'exervice fiscal 2014/2015, soit seulement 0,1% de moins que le record qui avait été enregistré en 2007/2008, selon une étude. Et le secteur qui en profite le plus reste la finance, alors que ceux de la santé et du travail social figurent bons derniers.

Plus de 42 milliards de livres (60 milliards d'euros) de bonus ont été versés en Grande-Bretagne sur l'exercice fiscal achevé en mars 2015. Ils sont ainsi quasiment revenus à leur pic d'avant la crise financière, indique l'Office des statistiques nationales (ONS) dans une étude publiée mercredi 26 août.

Cela représente une hausse de 2,7% sur un an et c'est seulement 0,1% de moins que le record qui avait été enregistré en 2007/2008, juste avant que la crise financière ne mette à mal les bonus. L'ONS note toutefois que les bonus représentent une part moins importante du salaire qu'à cette période. Alors qu'ils avaient atteint près de 35% de la paie totale en 2006/2007 dans le secteur de la finance, ils ne comptaient plus que pour 20% au cours de la dernière année fiscale. Pour les autres secteurs, les bonus pèsent environ 5% de la paie totale.

Recul des bonus dans la finance

De fait, c'est toujours dans la finance que le bonus moyen est le plus élevé (13.100 livres), devant le secteur pétrolier et minier (6.900 livres). Le secteur de la santé et du travail social est le plus mal loti, avec un chiffre proche de zéro.

L'étude pointe néanmoins un recul des bonus versés dans le secteur de la finance et de l'assurance ont reculé de 9,6% sur un an à 13,6 milliards de livres, a relevé l'ONS. C'est dans les autres secteurs d'activité qu'ils ont progressé.

La base de comparaison pour la finance a toutefois été biaisée, a mis en garde l'organisation : les bonus des banquiers et autres courtiers sont habituellement versés lors de la "saison des bonus" entre décembre et mars mais en 2013 ils avaient exceptionnellement été repoussés à avril pour contourner une nouvelle législation fiscale. L'exercice 2013/14 avait ainsi été artificiellement gonflé.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 27/08/2015 à 9:05 :
Tout semble donc prêt pour une nouvelle "crise"...
a écrit le 27/08/2015 à 8:06 :
"Et le secteur qui en profite le plus reste la finance, alors que ceux de la santé et du travail social figurent bons derniers. "
Résultat conforme à une bonne application du néo-libéralisme Reagano-Thatchérien.
Pourvu que ça dure...
Réponse de le 27/08/2015 à 9:12 :
Croissance Brit = 2.6%
Croissance FR = 0.6% (avec un EUR faible)

Effectivement, pourvu que ca dure... en UK
Réponse de le 27/08/2015 à 10:16 :
avec un déficit public astronomique, et des efforts de réduction structurelle de la dépense publique plus faible qu'en France, une livre sterling maintenue bien bas elle aussi (vous n'en parlez pas pour le coup), un incitation au crédit pour les ménages (le taux d'endettement privé le plus élevé en Europe), et un déficit du commerce de biens très élevé, ça annonce des jours heureux cette saine croissance britannique !
Réponse de le 27/08/2015 à 12:31 :
- Deficit public anglais quasi identique au deficit francais.
- Defcit dette publique (FR) > Defcit dette publique (UK)
- GBP faible n'a pas le meme impact que l'EUR faible pour la FR qui compte davantage sur son tissu industriel que l'Angleterre (societe de services)
- l'economie anglaise ne fait certes pas rever (grosse infla, fort endettement des menages), mais reste bien plus credible que l'economie FR.
a écrit le 26/08/2015 à 17:35 :
ça attire !
ça va encore vider un peu plus la place financière de Paris
Encore des "riches" qui vont partir, avec leurs impôts...
Réponse de le 26/08/2015 à 22:55 :
n'importe quoi...si c'est le type de "cerveaux" que vous souhaitez attirer, vous pouvez vous les garder.
Par contre aucun commentaire sur l'indécence de ces montants.
Réponse de le 27/08/2015 à 9:10 :
`Encore un cliche (largement ecule) du mechant banquier qui fait des ronds sur le dos des pauvres...
Que vous le vouliez (realisiez) ou non, la finance sert l'economie, et participe a la croissance des entreprises francaises (entre autres).
Je suis Francais, je travaille a Londres en banque, et a la vue de ce genre de commentaire, je me felicite d'avoir quitter ce pays a la derive totale, en partie en raison de cet etat d'esprit etroit, jaloux et envieux.
Réponse de le 27/08/2015 à 10:09 :
Si vous trouvez la finance d'aujourd'hui bienfaitrice pour notre société, libre à vous, j'ai pas mal d'amis qui bossent en banque d'investissement, et eux sont lucides au moins, même s'ils vont encore pour certains d'entre eux à la soupe (d'autres sont partis, écœurés).
Si la finance d'aujourd'hui ne servait qu'à financer l'économie, ça se saurait ! Depuis 2008, peu a été fait en matière de régulation, et l'économie casino continue son ronron habituel jusqu'au prochain crack. Je préférerais ces salaires vers nos scientifiques, nos chercheurs, pour les retenir eux, financer leurs travaux.
Et je ne suis pas jaloux ni envieux, non, l'argent n'est pas tout.
Et oui, tant qu'à faire, restez y, dans ce pays de cocagne qu'est l'Angleterre, dont la belle et fière industrie conquiert le monde :)
Réponse de le 27/08/2015 à 12:24 :
Sans aller jusqu'a la finance bienfaitrice, il convient neanmoins de dissocier banque d'investissement et banque commerciale.
Evidemment, on est tous d'accord pour dire que toutes activites de speculation pour compte propres doivent etre strictement regule, mais la finance ne se reduit heureusement pas a ces activites.
C'est juste tres facile de tirer a boulets rouges sur les banquiers et la finance en melangeant tout.

Pour ce qui est des salaires des chercheurs/scientifiques, on tombe dans un autre probleme qui est plus politique, car postes publics, donc incomparable avec les salaires en banque (qui n'ont plus rien a voir avec les salaires d'il y a 15-20 ans!).

Et oui, je vais rester en Angleterre, loin de cette environnement francais, ou la vie d'assiste, exigeant un salaire sans une goutte de sueur, se perennise.

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