Les clignotants passent au vert. Après un début d'année 2021 chaotique marqué par des vagues épidémiques et des fermetures de frontières, l'économie européenne retrouve peu à peu le chemin de la croissance. Selon les dernières prévisions de la Commission européenne dévoilées ce mercredi 7 juillet, le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro et celui de l'Union européenne devraient augmenter de 4,8% en 2021 et 4,5% en 2022 après une récession brutale de -6% en 2020. Les statisticiens de la Commission ont ainsi révisé à la hausse leurs projections par rapport à celles du printemps de 0,6 point de pourcentage pour l'Union européenne (4,2% en 2021 en mai) et 0,5 point pour la zone euro (4,3% en 2021 en mai). Pour rappel, en février, l'exécutif européen tablait sur une hausse du PIB des 19 pays partageant la monnaie unique de 3,8% pour 2021 et 2022.
La croissance devrait ainsi retrouver son niveau d'avant-crise au dernier trimestre de l'année 2021. L'accélération de la vaccination et la levée des barrières prophylactiques durant les six premiers mois de l'année ont contribué à éclaircir l'horizon économique. "L'économie de l'UE devrait connaître sa croissance la plus rapide depuis des décennies cette année, sous l'effet d'une forte demande à la fois au niveau interne et au niveau mondial ainsi que d'une réouverture plus rapide que prévu des secteurs de services depuis le printemps" a déclaré le Commissaire européen à l'économie Paolo Gentiloni.
Il reste que de nombreux aléas sanitaires demeurent particulièrement scrutés par les autorités. La recrudescence des contaminations dans certains pays en raison notamment du variant Delta a parfois obligé les pays à mettre en place de nouvelles restrictions comme en Espagne par exemple. Cette nouvelle menace repousse à nouveau la bonne exécution du plan de relance européen censée démarrer ce mois de juillet. Au delà de l'effet de base statistique provoqué par le recul historique du PIB en 2020, la répétition du scénario de 2020 avec de nouvelles vagues et la mise en œuvre de nouvelles fermetures serait catastrophique pour l'économie européenne déjà mise à genoux en 2020.