Travailleurs détachés : Macron s'est trouvé des alliés à l'Est

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La France, qui a rejeté en juin le projet de révision de la directive car il n'allait, selon elle, pas assez loin, a quelques semaines pour trouver des compromis avec les pays opposés cette refonte.
La France, qui a rejeté en juin le projet de révision de la directive car il n'allait, selon elle, pas assez loin, a quelques semaines pour trouver des compromis avec les pays opposés cette refonte. (Crédits : Heinz-Peter Bader)
La République tchèque et la Slovaquie ont fait état d'un accord avec le président français Emmanuel Macron, qui veut mettre fin à la "trahison de l'esprit européen" que constitue selon lui le fonctionnement actuel du travail détaché. La Roumanie n'a pas exprimé d'accord clair.

| Article publié à 8h51, mis à jour à 15h21.

À l'Est, du nouveau. La République tchèque et la Slovaquie ont apporté leur soutien mercredi à l'offensive française pour durcir davantage les règles du travail détaché, au premier jour d'une tournée de trois jours d'Emmanuel Macron en Europe centrale et orientale.

Après une réunion de travail avec le président français et les Premiers ministres tchèque et slovaque, le chancelier autrichien a fait état d'un accord entre les quatre pays pour obtenir en octobre une révision de la directive européenne avec des critères s'approchant des demandes françaises. Désireux d'obtenir au conseil européen d'octobre "une solution, un compromis", le chef d'Etat autrichien Christian Kern a souligné l'importance de résoudre "trois points essentiels" : la durée du détachement, qui doit être inférieure à 24 mois, le respect du principe "du même salaire pour le même travail" et une meilleure collaboration en matière de contrôle des fraude.

Paris souhaite limiter la durée du travail détaché à 12 mois, contre deux ans prévu aujourd'hui, et prendre toute les périodes de travail détaché en compte dans ce calcul. La France veut aussi s'assurer que les travailleurs détachés perçoivent tous les éléments de rémunération obligatoires dans le pays d'accueil. Elle souhaite en outre renforcer la lutte contre la fraude et les abus, avec des sanctions effectives.

Graph travailleurs détachés

[Crédits : Statista.]

"Des paramètre restent à affiner" pour Macron

Emmanuel Macron, qui veut mettre fin à la "trahison de l'esprit européen" que constitue selon lui le fonctionnement actuel du travail détaché en favorisant "les pays qui font la promotion du moindre droit social", a salué la "bonne volonté" de la République tchèque et de la Slovaquie.

"Je suis satisfait des échanges d'aujourd'hui avec les avancées très concrètes sur le travail détaché. [...] Nous sommes d'accord sur [les principaux] points, il nous reste à affiner les paramètres dans les semaines à venir pour trouver un compromis intelligent en octobre."

Le Premier ministre slovaque, Robert Fico, a promis de tout faire, avec la République tchèque, "pour que l'ensemble du groupe de Visegrad se joigne" à leurs positions. Les deux autres membres du groupe, Pologne et Hongrie, sont réticents à durcir les règles du travail détaché.

Soutient roumain du bout des lèvres, Hongrie et Pologne restent à convaincre

Emmanuel Macron a rencontré jeudi à Bucarest le président et le Premier ministre roumains, Klaus Werner Iohannis et Mihai Tudose, et s'envolera dans la soirée pour Varna (Bulgarie), où il s'entretiendra vendredi avec le président et le Premier ministre, Roumen Radev et Boïko Borissov.

Le président roumain a que la directive européenne sur le travail détaché devait être améliorée, sans exprimer d'accord clair avec Emmanuel Macron sur la nécessité de le faire d'ici janvier et selon les termes du président français. Confiant dans son objectif de trouver un accord d'ici la fin de l'année, le président français a ajouté qu'il soutiendrait l'entrée de la Roumanie dans l'espace Schengen, une fois que les règles de cet espace auront été rénovées.

La France, qui a rejeté en juin le projet de révision de la directive car il n'allait, selon elle, pas assez loin, a quelques semaines pour trouver des compromis avec les pays opposés cette refonte. Des négociations sur des règles spécifiques pour le transport routier, sur lesquelles l'Espagne et le Portugal sont particulièrement vigilants, auront lieu dans un second temps. Mais la France souhaite que l'encadrement du travail détaché concerne également ce secteur.

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 25/08/2017 à 10:18 :
Une fois le dos tourné, la musique va changer....pauvre Macron, la politique du coup de menton est inefficace. Lui qui est teeeellllllement intelligent, il devrait le savoir!
a écrit le 25/08/2017 à 5:33 :
J'aime beaucoup la première dame roumaine....
a écrit le 24/08/2017 à 22:17 :
Débiner les français depuis l'étranger, c'est la honte pour un président dont il est l'élu,même si c'est par une faible proportion d'entre eux. Si l'auteur pratiquait le " factchecking ", il lui serait facile de rétablir les vrais chiffres économiques et sociaux.
a écrit le 24/08/2017 à 22:09 :
Et tu crois que l'Allemagne va lâcher ses Turcs. Faut pas rêver, là... Le berçage macroniteux s'écroule déjà. Pauvre bête...
a écrit le 24/08/2017 à 21:34 :
Le problème n'est pas celui de la fraude contrairement à ce qu'on dit.
La France est en mauvaise position à cause de son niveau très élevé de cotisations sociales. Aucun pays européen ne sera jamais pret à alourdir son cout du travail et à ruiner sa compétitivité pour se mettre au niveau de la France. Ce n'est pas la faute de nos voisins si la France est non compétitive et si la France est championne d'Europe des cotisations sociales salariales et patronales. C'est cela qui pousse au détachement
Aucun pays ne s'alignera sur les standards francais (record de dépenses, record d'impots , record du taux d'IS à 33%) qui débouchent sur 6,5 millions de chomeurs.
a écrit le 24/08/2017 à 20:36 :
macron ne s'est trouve personne a l'est... les techques ont ete poli idem les slovaques,,, quant a l;autriche , jamais consideree dans l'est europen, nous avons un politicien qui ne sera jamsis reelu... il peut bien dire ce qu'il veut.... ne parlons pas de la roumanie ou la claque fut a la hauteur du vent que seme macron depuis 3 mois .. et demain la bulgarie sera idem..... a t'il ose venir en pologne .. que neni.. ou en hongrie?
a écrit le 24/08/2017 à 18:39 :
N'est pas que les polonais excutent le travail quel c'est refuse par les chomeurs francais?
a écrit le 24/08/2017 à 18:11 :
Macron a retrouvé tous les attributs du capitaine de pédalo ... qui avait fait la renommée de Hollande ;

Il faut bien aussi faire le constat de ce que le gouvernement Philippe Edouard est affligeant tant ses explications approximatives sont brouillons, désordonnées, d'une affligeante vacuité et in finé ... incompréhensibles
Réponse de le 24/08/2017 à 19:45 :
Il n' a pas le pouvoir car seul Bruxelles commande et il ne peut pas le dire et ça commence à se savoir !


Alors il commande des lacrymo et du maquillage ...

https://www.upr.fr/actualite/marche-vers-repression-de-restrictions-budgetaires-22-millions-deuros-preparer-gazage-manifestants

https://www.facebook.com/upr.francoisasselineau/posts/10155662211217612
a écrit le 24/08/2017 à 16:57 :
Tant que la France ne respectait pas la règle des 3% elle n' avait pas son mot à dire dans le concert Européen.....d' ou le serrage de vis que beaucoup ne veulent pas comprendre . Mais après je pense que celui qui a estourbi droite et gauche aura la capacité à faire plier la Pologne....
Réponse de le 25/08/2017 à 10:23 :
On peut toujours rêver mais le critère des 3 % est toujours à la case voeu pieux et je pense que les polonais en ont rien à faire.
a écrit le 24/08/2017 à 16:04 :
Une règle simple et compréhensible de tous qui est aujourd'hui appliquée dans le monde entier : Chaque législation du travail doit être respectée localement : salaire minimum, charges sociales, normes, formation, santé. Quand on travail en Chine, on respect le droit chinois, quand on travail au Qatar ou aux USA on respect aussi le droit local. Pourquoi cette exception inéquitable de dumping en Europe alors que même la mondialisation ne l'impose pas ?
a écrit le 24/08/2017 à 13:53 :
Macron ne peut rien sans l' accord de l' Union des 28, c' est du pipeau macronien comme d'habitude ..

Si dans un même pays, il y a désaccord, comment faire en sorte que 28 pays tombent d’accord au même moment sur un sujet précis ?

Exemple retentissant du TAFTA.

https://www.upr.fr/actualite/europe/faut-croire-a-pretendue-mort-ttip-tafta
Réponse de le 24/08/2017 à 19:14 :
De meme qu'une défense eur : 27 pays DIVERGENTS
a écrit le 24/08/2017 à 11:44 :
dans cette Europe .du chacun pour soi ..-Bruxelles.un smic européen . ?
Réponse de le 24/08/2017 à 13:35 :
Non ça n'a pas de sens. Ce qu'il faut par contre c'est un salaire horaire super brut (ce que paye l'entreprise en tout) identique pour tous ceux qui travaillent dans un même pays. Après il appartient à la France d'être intelligente et de baisser les cotisations en augmentant l'impôt (TVA ou CSG).
a écrit le 24/08/2017 à 11:36 :
C'est vrai qu'avec sa nouvelle loi travail, les salariés vont être de plus en plus dans la précarité. Petits boulots et travail partiel. Bref, on va se rapprocher des conditions des travailleurs des pays de l' Est. Pas trop difficile dans ces conditions, de trouver un accord avec eux.
a écrit le 24/08/2017 à 11:07 :
s il gagne cette bataille contre les travaillieurs detache cela diminueras le chomage en France?il n y a pas de petite bataille POUR DIMINUEZ LE CHOMAGE FRANCAIS ???
a écrit le 24/08/2017 à 10:32 :
Il faut l'unanimité des États pour changer la moindre virgule! Et tout est fait pour que cela ne soit pas possible! Le reste n'est que poudre au yeux!
Réponse de le 24/08/2017 à 11:47 :
Affirmatif ! et cela pose la question de savoir pourquoi ils en parlent. (Jupiter a l'air de ne pas connaitre les traités).
Réponse de le 24/08/2017 à 13:40 :
Nous avons élu à nouveau une belle bande de charlatans faisant suite au médiocre quinquennat Hollande, tous savent que Bruxelles commande et l' unanimité des 28 est totalement requise pour changer une virgule à un traité et comme l' explique ASSELINEAU ...

"François Asselineau a pu exposer aux Français que toute modification des traités européens nécessite l’accord unanime des 28 gouvernements, représentant les 28 États membres, et de l’accord unanime des 28 peuples, soit par référendum, soit par un vote parlementaire."

Cela signifie que 56 accords unanimes et conformes sont nécessaires pour modifier les traités européens. Dès lors, il est apparu clairement à nos concitoyens qu’il ne peut y avoir, et qu’il n’y aura jamais, une « autre Europe».


https://www.upr.fr/communiques-de-presse/francois-asselineau-denonce-lannulation-debat-de-france2
Réponse de le 24/08/2017 à 18:34 :
Déja pour la Pologne, c'est Niet officiellement.!!
a écrit le 24/08/2017 à 10:26 :
Le chancelier socialiste Kern découvre les problèmes de la directive des travailleurs détachés à la fin de son mandat. Empêtré dans des affaires de corruption et dans les problèmes migratoires, il essaie de redorer son blason avec Macron : c'est peine perdue car il n'a aucune chance d'être réélue;
a écrit le 24/08/2017 à 10:08 :
La solution existe pour réduire les travailleurs détachés http://bit.ly/2wAO8xl
a écrit le 24/08/2017 à 9:40 :
Du lundi au vendredi prechi prêcha par ci par la .
Week end rendez tous au château .
Réponse de le 24/08/2017 à 11:51 :
Et vous, que faites-vous de concret pour votre pays ?
Réponse de le 24/08/2017 à 14:46 :
Pareil que vous je tente de réveiller l esprit critique .
Es ce que j y parviens ?
Pour vous je crois que c est rapper ........ mais d autres peut être .

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