Zone euro : un Eurogroupe impassible

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Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, ne veut que la règle, rien que la règle.
Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, ne veut que la règle, rien que la règle. (Crédits : © Eric Vidal / Reuters)
Les ministres des Finances des 19 pays de la zone euro n'entendent rien changer, Brexit ou pas, à leur politique. Leur vision reste celui du respect le plus strict possible des "règles".

L'Eurogroupe affirme haut et fort sa volonté de maintenir le statu quo dans la zone euro après le vote britannique sur la sortie de l'Union européenne le 23 juin dernier. A l'issue de la réunion des ministres des finances des 19 pays de l'Union économique et monétaire, le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem a été on ne peut plus clair. Le Brexit et ses conséquences « ne changent pas notre engagement à poursuivre le travail pour une politique budgétaire saine et favorable à la croissance (« sound growth-friendly fiscal policy »), les réformes structurelles et la remise en ordre du secteur bancaire. Fondamentalement, notre agenda et notre engagement sur cet agenda est inchangé », a déclaré le ministre néerlandais des Finances.

Frapper l'Espagne et le Portugal

Tout est dans cette déclaration. La seule réponse au Brexit et à la montée du mécontentement vis-à-vis de l'UE ailleurs sera d'approfondir et de poursuivre la politique de la zone euro mise en œuvre depuis 2010 : la réduction des déficits et les réformes structurelles. Et pour ajouter les actes aux paroles, l'Eurogroupe a validé la conclusion de la Commission européenne sur le « manque de mesures efficaces » prises par le Portugal et l'Espagne pour rétablir l'équilibre budgétaire. Une démarche qui a été confirmée par le sommet Ecofin qui regroupe les ministres des Finances des 28 Etats membres, et ouvre la voie au pire à des sanctions, au mieux à de nouvelles mesures d'austérité budgétaire.

Pas de réforme de la zone euro

Cette politique est très clairement inspirée par Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, qui avait rejeté toute volonté d'introduire davantage de solidarité et de souplesse dans la gestion de la zone euro, comme l'avaient proposé les ministres allemand et français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault et Frank-Walter Steinmeier dans une proposition qui a été rapidement écartée. Le « respect des règles » est la seule boussole de l'Eurogroupe, désormais rejoint sur ce plan par la Commission européenne qui, il est vrai, est sous une pression particulière depuis que Berlin a clairement mis en cause Jean-Claude Juncker, son président. Tout est donc fait à Bruxelles désormais pour prouver à Berlin que la Commission est un outil utile au « respect des règles ». Dans sa contre-proposition de réforme de la zone euro, Wolfgang Schäuble avait proposé de remplacer la Commission par une « instance indépendante » sur le respect des traités.

L'obsession de la règle

Tout a donc été remis en place après la secousse du Brexit. L'austérité budgétaire reste la seule politique économique dont est capable la zone euro au moment où de nouvelles turbulences apparaissent sur les marchés et dans l'économie et où la BCE est plus isolée que jamais pour faire face à ces vents contraires. On est loin de la réflexion japonaise actuelle où le gouvernement de Shinzo Abe est sur le point de concevoir un vrai plan de relance pour prendre le relais d'une politique monétaire qui a montré ses limites. Rien de cela en zone euro où le salut ne viendra que par le « respect des règles », la consolidation budgétaire et les « réformes ». L'Eurogroupe confirme qu'il est le gardien de l'orientation ordolibérale de la zone euro, puisque précisément ce courant de pensée s'appuie sur une vision juridique de l'économie où le marché libre est encadrée par des règles (d'où le terme « ordo- », qui signifie la règle en latin). Le rôle de la puissance publique est alors uniquement de faire respecter ces règles. C'est cette philosophie qui inspire Wolfgang Schäuble et l'Eurogroupe.

Aveuglement sur l'Italie

Cette position a également permis d'écarter toute avancée sur le dossier italien. Là encore, la seule position est celle du respect des règles. Jeroen Dijsselbloem ne voit aucune « crise grave » sur le secteur bancaire italien et Wolfgang Schäuble veut attendre le résultat des tests de résistance (« stress tests ») de cet automne avant de « spéculer ». Dans tous les cas, Jeroen Dijsselbloem entend ne pas sortir des « règles » de la résolution des crises bancaires qui comprend la contribution des créanciers, actionnaires et déposants, avant toute aide publique.

L'aveuglement de l'Eurogroupe est total. Les banques italiennes ont abandonné un tiers de leur valeur depuis le vote du 23 juin. La recapitalisation du secteur devient donc impossible par le marché. Or, elle est nécessaire, compte tenu du montant de 360 milliards d'euros de créances douteuses stockées dans leurs bilans dont 40 milliards au minimum seraient perdues. Sans action rapide, ce montant de créances douteuses irrécupérables risquent de s'alourdir, notamment parce que l'économie italienne reste confrontée à une faible croissance. Le FMI vient, du reste, de réviser à la baisse à « juste en dessous de 1 % » la croissance 2016 contre 1,1 % prévu. En 2017, la croissance sera du même ordre. Dans ce cadre, la récupération des créances, déjà structurellement difficiles en Italie, risque de devenir très délicate. Le temps joue donc contre les banques italiennes et l'Eurogroupe fait pourtant mine de disposer de temps. Quant à l'attente des « stress tests », ce n'est qu'une mesure dilatoire. Ces exercices n'ont jamais permis de réellement mesurer l'Etat des banques européennes. La situation des banques italiennes est connue et devrait faire l'objet d'une action prompte pour contenir la crise.

L'impossible bail-out

Seulement, l'Eurogroupe sait parfaitement qu'une telle action ne passerait que par un renflouement public des banques italiennes. L'Italie se caractérise en effet par une forte détention par les particuliers de la dette bancaire : 33 % de la dette prioritaire (« senior ») et 50 % de la dette subordonnée des banques sont détenues par les ménages. En cas de respect des règles européennes, la saignée pour les ménages italiens sera redoutable et l'impact sur la croissance très sensible. Rome ne saurait tolérer l'application des règles de résolution de l'union bancaire. D'autant qu'en octobre, Le président du conseil italien Matteo Renzi doit faire face à un référendum sur les réformes constitutionnelles où il joue son poste. L'Eurogroupe tente donc de gagner du temps et de reporter à après le référendum l'action sur les banques italiennes afin de pouvoir appliquer les règles. C'est un jeu dangereux qui risque de coûter cher à l'Italie et à l'Europe. Car si Matteo Renzi perd le référendum, l'Eurogroupe devra gérer une crise politique avec une crise bancaire aggravée. L'hôte du Palais Chigi le sait et c'est pourquoi il tente de convaincre ses partenaires de le laisser recapitaliser partiellement ses banques pour sauvegarder les économies de ses concitoyens. Pour l'instant, il se voit opposer un refus et un « rappel aux règles ».

La décision de l'Eurogroupe de ce 11 juillet est donc de mauvais augure. La volonté de résistance affichée notamment par les Français et les Grecs sur la question des déficits portugais et espagnol semblent ne pas avoir pesé lourd. La victoire du Brexit au Royaume-Uni n'aura pas pesé davantage. L'Eurogroupe, intraitable, entend mener sa politique économique, fondée sur les règles existantes et leur respect. Fût-ce au prix d'un déni complet de réalité.

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Commentaires
a écrit le 15/07/2016 à 5:04 :
tout cela est très clair : cette organisation veut se rattraper sur ce qu'elle a perdu avec l'argentine des années 1995-2000 ; ce qui s'est passé en argentine et sa pauvreté , c'est leurs oeuvres , ce qui se passe en grèce , c'est encore leurs oeuvres ! il est prèvu de longue date que tous les états membres de cette UE ( sauf les allemands ) , seront tous au niveau grecque , les gens ignorants du vrai problème grec , qui s'exclamaient que les grecs avaient profiter de l'UE , qu'il ne fallait pas payer pour eux , qu'ils devaient quitter l'UE etc..etc... vont comprendre qu'eux aussi ont profité de l'UE comme l'ont fait les malheureux grecs : sauf l'allemagne ; sauf à un éventuel renversement politique allemand ce dont je doute fort .
a écrit le 14/07/2016 à 17:36 :
Il semble de plus en plus évident que l'Allemagne et les pays du Nord et de l'Est de la zone Euro réfléchissent eux aussi à un plan B, au cas où l'édifice actuel de la zone Euro ordolibérale finissait par s'effondrer d'une manière ou d'une autre, laissant plus ou moins la France et les pays du Club Med d'un côté, l'Allemagne et les autres pays européens de l'autre... cela pourrait être dans la logique historique de la chute du mur de Berlin, de la réunification allemande, du grand élargissement à l'est, et donc de la constitution d'une sorte de nouveau grand ZOLLVEREIN considérablement renforcé bien évidemment... compte tenu de l'histoire contemporaine de la construction européenne et de la zone Euro.
a écrit le 14/07/2016 à 12:30 :
S´il fallait arbitrer entre l´obsession des règles et l´obsession du bail-out (aide, mutualisation...), il va de soi que la première option recueillera mon choix. La 2ème option n´etant qu´un frein aux réformes à entreprendre d´urgence et repousse l´insolvabilité à la Saint Glinglin, que ce soit celle des banques ou celle d´états dont l´endettement est en augmentation constante...Les règles, fruit d´un consensus, sont à observer sinon pourquoi les avoir créees ? Il y va de la crédibilité du projet européen!
a écrit le 13/07/2016 à 12:30 :
C'est là qu'on s'aperçoit que le centre de décision, de gravité s'est déplacé de Paris à Berlin en quelques années. La France est responsable par sa politique laxiste (d'ailleurs, elle n'est pas sanctionnée mais elle a perdu tout "crédit" politique vis à vis des européens - une stratégie allemande gagnante). Les Européens sont totalement irresponsables en laissant les manettes à Merkel et Schauble. Ils n'apprendront jamais des leçons de l'Histoire ...
On est en guerre économique entre européens. L'union ne peut pas/plus fonctionner malgré l'€, la commission, sans parler des disparités béantes entre pays européens. Un seul pays a réussi à s'en sortir et à écraser les autres ...
a écrit le 13/07/2016 à 11:55 :
"Eurocrise" est un accélérateur de manipulation de masse!
a écrit le 13/07/2016 à 5:45 :
Il y a un traité, Lisbonne, sur la convergence budgétaire. Respectons les traités, "pacta sunt servandi" comme dirait M.Gaudin qui aime le latin.
a écrit le 13/07/2016 à 0:40 :
"Fût-ce au prix d'un déni complet de réalité. ". Il n'y a aucun déni de réalité si la situation de crise est souhaitable pour forcer les peuples à réaliser des réformes. Sans une crise majeur, il n'y a aucune chance d'imposer le mondialisme. On veut nous faire croire que les effets de la crise était inéluctables : le cas Islandais nous prouve le contraire... C'est bien pratique le fatalisme pour faire passer la pilule.
a écrit le 13/07/2016 à 0:27 :
Quel rapport entre le Brexit et l'Eurogroupe ? Le Royaume-Uni a toujours refusé l'€.
a écrit le 12/07/2016 à 19:32 :
Pourquoi changer quand cela marche si bien? Quand cela marche bien, on n'en entend plus parler! Cela... marche donc si mal?
Réponse de le 12/07/2016 à 23:16 :
Je trouve que ça marche pas trop mal pour l'Allemagne, ainsi que les grand groupe (inutile de s’embêter, il suffit de faire du lobbying à Bruxelles, et les portes des 28 s'ouvrent d'un coup)
a écrit le 12/07/2016 à 17:50 :
Le déni de réalisme plutôt que de réalité n'est-il pas dans l'existence même d'un pareil foirail d'antagonistes enfermé dans des règles logiques mais à côté d'un capharnaüm financier avec ces créanciers exigent impavides à côté d'emprunteurs recherchés jusqu'à la quasi-gratuité des intérêts de leur dette ? N'est-il pas aussi dans la rigidité bilantielle d'analyse des banques en même temps que la débauche de marchés opaques par les constellations sophistiquées de fonds en tous genres ?
a écrit le 12/07/2016 à 17:41 :
Au fond sur quel texte est fondé le pouvoir du "fondé de pouvoir" de Monsieur Schaüble, à savoir Monsieur Dijsselbloem ? Personne ne l'a élu et il n'est que " l'homme de main" de l'Allemagne. L'Histoire retiendra que l'Euro et l'Europe seront morts de névrose sénile, symbolisée par ces gens-là.
Réponse de le 13/07/2016 à 9:18 :
C'est assez simpliste votre position !!! Schauble est un homme politique. Tous les dirigeants européens sont des élus démocratiques des différents peuples européens. Prétendre le contraire, c'est du populisme. Maintenant, vouloir s'affranchir des règles communes après le Brexit, ce serait le pire des messages. Appliquons intelligemment nos règles, ce qui sera le cas, puis voyons ce qu'il faut améliorer.
a écrit le 12/07/2016 à 16:41 :
J'arrive à me demander si le but final, n'est pas de limiter la zone euro uniquement à l'Europe du Nord ! On va dire... de façon réglementaire !
a écrit le 12/07/2016 à 16:06 :
On se lasse un peu des "analyses" de R. Godin sur la politique de l'Union européenne.
a écrit le 12/07/2016 à 15:49 :
Ce qui prouve bien que les anglais ont eu raison de quitter cette technostructure dominée
par une vision comptable de l'UE. Avec de tels dirigeants, il y a des chances que l'UE
implose d'ici quelques mois. Une implosion d'autant plus probable lorsque les européens
s'apercevront qu'il n'y aura aucun impact négatif pour l'économie britannique. Les anglais
pourront maîtriser leur frontière, ils auront une dévaluation compétitive de la livre et ils garderont une place financière forte.
a écrit le 12/07/2016 à 15:43 :
Parfait, et si les Espagnols ou Portugais ne sont pas content, il leur reste le fameux référendum sur l'activation de l'article 50. Au final il n'y a que deux route, se complaire dans la mouise et se conformer au projet, ou renverser la table.
Maintenant, légaliste pour légaliste, peut on m'expliquer pourquoi l'Allemagne n'est jamais sanctionné pour ses excédents commerciaux (c'est pourtant dans les traités, non ?), cet excédent est tout de même égale à 10% de leur PIB
Sans cet excédent Allemand, les pays du Sud n'auraient ils pas encore assez d'activitée, donc d'entrée fiscale, pour garder des budgets équilibré ??
a écrit le 12/07/2016 à 15:32 :
C'est la fuite en avant...tout droit vers le mur !!!
a écrit le 12/07/2016 à 15:01 :
Le déni de réalité n'est il pas plutôt de penser que les pays, la France,peuvent continuer indéfiniment a s'endetter?
Réponse de le 12/07/2016 à 15:55 :
Exact: à quoi sert de définir les règles du vivre ensemble, si les pays décident de s'en affranchir quand cela leur plait.. Je suis pour le strict respect des règles (aux règles elles-même d'être suffisamment souples au besoin..).
a écrit le 12/07/2016 à 14:51 :
La position allemande est gagnante sur plusieurs tableaux:
le premier tableau: respect des règles: ses épargnants sont gagnants, les autres pays sont affaiblit, l'activité baisse ailleurs qu'en Allemagne, les chômeurs vont travailler en Allemagne et financent les retraites allemandes. Immigration de qualité de populations formées et facilement assimilables.
Le second tableau: non respect des règles, sortie de l'Euro. Les pays sortant sont en difficultés, les épargnants étrangers se barrent et voient leurs créances préservées, celles de locaux voient leur valeur réelle baisser. La fuite des capitaux (Allemands, US) entraîne une récession dont les allemands en profitent là encore, par un afflux de main d'oeuvre et de capitaux.

L'angle mort de ces analyses est le seuil à partir duquel l'argent n'a plus de valeur et les nationalismes forts resurgissent. Dans ce cas là, les comptes d'apothicaires sont sans valeur, car il n'y a plus de libre circulation possible, ni pour les capitaux, ni pour les individus. Le jeu des allemands demande une réponse à la hauteur. On en voit pas l'embryon. Le non respect des populations est suicidaire.

L'Europe est l'association des pays qui ont peur de l'Allemagne. On est à 100 lieux de l'approfondissement de l'UE, d'une Europe qui protège, d'une Europe de la défense etc... Tout cela n'est que de la blague. Après avoir sans succès fait part de nos griefs à l'Allemagne, il faut que nos responsables politiques préparent la suite. Et ce n'est certainement pas de suivre Mr Schauble (en mode TPMG). Là, il y a beaucoup de cas de figure: dialoguer avec les Anglais, les Américains, les Russes et les Chinois. Dans tous ces cas de figure, nous ne serons pas en position de force. Il est important d'anticiper tout cela afin de rendre plus belle la mariée.
a écrit le 12/07/2016 à 13:46 :
Un président européen qui ressemble fortement au président grolandais.
a écrit le 12/07/2016 à 13:30 :
La décision de l'Eurogroupe de ce 11 janvier (juillet)
a écrit le 12/07/2016 à 13:20 :
Bonjour,

vos papiers permettent de bien saisir les contraintes et les oublis qui pèsent sur les pays du sud. Ce qui par ailleurs n'est pas souvent expliqué dans la presse.

Cependant, nous restons sur notre faim pour comprendre la position allemande. Dans votre texte, elle apparaît comme irréaliste et complétement folle. Néanmoins, le Dr Schauble doit bien lui aussi tenter de défendre autre chose que les "règles", à savoir le retraité allemand ? Le refinancement de la dettes des Länders et des villes allemandes dont on ne parle pas non plus ?

Accentuer l'éclairage sur ces points là serait très appréciable.

Bien cordialement.
Réponse de le 12/07/2016 à 15:45 :
Je pense que la position allemande est quand même dite ici, peut être pas assez clairement. La condition de la participation de l'Allemagne à une monnaie unique est qu'elle se conforme à l'idée que se font les Allemands de la monnaie et de l'économie en général : un objet indépendant du pouvoir politique, dont les règles initiales sont fixées constitutionnellement (ou dans les traités dans ce cas, mais les traités sont juridiquement au dessus des constitutions). On s'en tient donc aux règles fixées initialement. C'est l'idée de base de l'ordolibéralisme, l'école de Schaüble. Il faut admettre que maintenir la monnaie est une idée classique de la droite conservatrice, en France aussi lors de la Belle Époque, après la 1ère guerre (jusqu'à l'impasse à laquelle Poincaré s'est confrontée en 1928), dans les années 30, puis sous le ministère Pinay (1952-1954). Ensuite c'est un peu plus turbulent...
a écrit le 12/07/2016 à 13:12 :
Dura lex, sed lex.
Réponse de le 12/07/2016 à 17:38 :
Tout de même hallucinant le nombre d'analystes ou économistes qui mettent en garde nos gouvernements contre cette politique qui mène immanquablement à l'apparition de bulles. Et le pire est qu'ils gardent toujours la même ligne politique, sans aucune remise en question. Cet aveuglement rappelle étrangement 1789... Heureusement pour eux, il y a la télévision... Mais cela risque un jour de ne plus suffire.

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