Bretagne : prime au président sortant, le RN ne confirme pas les sondages
Pascale Paoli Lebailly
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Loïg Chesnais-Girard (photo de droite) arrive en tête, avec plus de 21% des voix suivi par la liste LR d'Isabelle Le Callenec créditée de 16,1%. Surtout, Loïg Chesnais-Girard devance de près de cinq points son rival LREM Thierry Burlot (à gauche).
Les estimations, en attente de consolidation, placent Loïg Chesnais-Girard, le président sortant PS, en tête avec 21,3% des voix, devant Isabelle Le Callenec (LR) à 16,1%, Thierry Burlot (LREM) à 15,4%, EELV à 14,7%. Le scrutin était indécis et les scores serrés laissent présager des alliances en vue de second tour. Devant les appels au rassemblement de plusieurs candidats, Loïg Chesnais-Girard se laisse le temps avant de prendre sa décision. L’écologie sera au centre du jeu.
Treize listes étaient en lice au premier tour des élections régionales en Bretagne. Pourtant, les premières estimations placent en tête les mêmes formations qu'au niveau national.
La liste du président sortant (PS), Loïg Chesnais-Girard arrive en tête, avec plus de 21% des voix suivi par la liste LR d'Isabelle Le Callenec créditée de 16,1%. Surtout, Loïg Chesnais-Girard devance de près de cinq points son rival LREM Thierry Burlot. Autre héritier putatif de Jean-Yves Le Drian, ancien président de région et actuel ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Thierry Burlot enregistre 15,4% des suffrages, devant la liste EELV de Claire Desmares-Poirrier qui obtient 14,7%.
Dans son fief de Liffré (Ille-et-Vilaine), ville dont il a été le maire et où il a obtenu 61,10% des suffrages, Loïg-Chesnais Girard n'a pas caché sa satisfaction, malgré le regret d'une forte abstention.
«C'est une très bonne nouvelle car c'est un choix clair des Bretonnes et des Bretons, qui ont affirmé leur souhait de nous voir continuer l'aventure. C'est le résultat de quatre années de travail et d'une dynamique autour de moi sur le chemin d'une Bretagne qui travaille pour préparer son avenir »,a-t-il fait valoir, ne souhaitant pas répondre dès dimanche soir aux sollicitations de rassemblement des uns et des autres. «Cela permet d'avancer sereinement pour la suite, et c'est aussi une très bonne nouvelle car cela met le RN très loin derrière nous. C'était aussi un des enjeux de ce scrutin», s'est-il réjoui.
Gilles Pennelle, la tête de liste RN, se positionne en effet en cinquième place à 14,4%, loin devant l'autre liste écologiste de l'ancien maire de Langouët, Daniel Cueff, à 6,6% et celle de Pierre-Yves Cadalen, pour LFI, à 5,5%. Ces deux dernières listes ne pourront pas se maintenir au second tour mais pourront fusionner avec une autre. Le jeu des alliances possibles a commencé.
Appels au rassemblement de LREM et d'EELV
Ancien vice-président à l'écologie de la majorité sortante, Thierry Burlot a appelé dimanche soir à un rassemblement avec Loïg Chesnais-Girard, constatant volontiers « la scission » de cette majorité à laquelle il a lui-même participé. En cas de refus, il pourrait envisager un rapprochement avec Daniel Cueff autour d'une thématique écologiste.
Daniel Cueff est aussi sollicité par Jean-Yves Cadalen (LFI), qui souhaiterait également associer Claire Desmarres-Poirrier (EELV), à « une majorité alternative qui fasse sens, et qui permette de rompre avec le lobby agro-industriel ».
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