L’entrepreneuriat dès 11 ans ? YESict can !

Pascal Rabiller

école cartable
Reuters

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Créer et mettre en œuvre une méthodologie d'enseignement innovante, basée sur des outils numérique pour développer les compétences et velléités d'entrepreneuriat auprès des jeunes européens âgés entre 11 et 15 ans, c'est, ni plus ni moins, l'objectif d'un projet européen baptisé YESict. Ce projet, qui réunit 6 partenaires européens, dont deux chypriotes (Université de Nicoles, centre de recherche Synthesis), et deux espagnols (université de Mondragon et Ikastolen Elkartea), une université autrichienne (Joanneum University) et une agence de développement danoise (Vaeksthus Sjalland), a pour chef de file une association française, l'aNTIC Pays basque.
C'est cette agence de développement des usages numérique qui a identifié et réuni (les 10 et 11 décembre dernier à Copenhague), les 6 partenaires européens. C'est elle qui va coordonner, jusqu'au mois d'août 2018, les travaux qui vont permettre de créer une méthodologie d'enseignements et la mettre en œuvre pour la tester auprès des jeunes tout en accompagnant les enseignants.
Le programme YESict (Young Entrepreneurial Skills by ICT) a été bâti sur le constat suivant : dans une Europe majoritairement touchée par la crise économique, l'entrepreneuriat apparaît comme étant une piste de sortie de crise qu'il fait soutenir. YESict voit sa raison d'être dans ce postulat : l'envie d'entreprendre est plus une question de savoir-être que de savoir-faire et naît (ou meurt) très tôt. Or les initiatives existantes en matière de sensibilisation à l'entrepreneuriat s'adressent principalement à des jeunes de 18 ans et plus : trop tard donc.
YESict vise à faire en sorte que le collège soit en mesure de favoriser l'esprit d'entreprendre.
Le programme européen YESict propose donc de lever les freins à l'entrepreneuriat (peur de prendre des risques, manque d'expériences, découragement des familles...) dès 11 ans via les serious games, les vidéos.. tout ce qui peut transformer les contraintes d'apprentissage en une expérience de plaisir.
Reste à savoir si l'école est prête à... entreprendre dans ce sens.
Ces écoles, qui enseignent la langue basque, qui sont concurrencées, dans cet enseignement, par de plus en plus d'écoles publiques, gratuites, elles, voient dans cet enseignement, cette ouverture à l'entrepreneuriat une opportunité de différenciation susceptible d'attirer de nouveaux élèves. Une question demeure cependant pour ces écoles : est-ce que l'entrepreneuriat... se vendra bien ?
Pascal Rabiller
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