Les Vergers du Sud, la croissance externe au service de la rentabilité des pommes
Rémi Baldy
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Les Vergers du Sud
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Les Vergers du Sud
"Nous sommes assez atypiques", reconnaît Didier Miollan. A la tête de l'entreprise Les Vergers du Sud, le dirigeant cultive sa différence avec un argument de taille : ses 1.200 hectares de vergers. De quoi faire exploser la moyenne nationale de 69 hectares par exploitation agricole. La PME installée aux Mées, dans les Alpes-de-Haute-Provence, revendique son modèle économique qu'elle base sur le volume.
Une stratégie que mène Didier Miollan depuis toujours ou presque. "J'étais plus entrepreneur qu'agriculteur", raconte-t-il. Sa carrière débute lorsqu'il reprend en 1996 l'exploitation familiale de 150 hectares au hameau de Dabisse. Celle-ci est alors en difficulté. Pour redresser l'entreprise, il décide de réunir plusieurs producteurs afin de mutualiser le stockage et le conditionnement qui nécessitent des outils industriels avec des coûts fixes élevés. Le but est d'augmenter les volumes pour réduire les frais. "Petit à petit j'ai repris des exploitations en difficultés" pour dupliquer ce modèle explique-t-il.
Ce système crée un cercle vertueux car chaque exploitation fait partie d'un ensemble qui permet des économies d'échelle plus importante. C'est finalement en 2013 que Didier Miollan regroupe toutes ces productions sous la holding Les Vergers du Sud. Pour sa première année, la société génère 40 millions d'euros de chiffre d'affaires, un montant qu'elle a plus que doublé désormais (90 millions d'euros) sur sa seule activité "fruits". Elle complètement en effet ses revenus avec de l'import-export de bananes en Algérie, via la société Alpex, ainsi que de la production électrique, via l'entreprise Timelie. Le groupe dans sa globalité réalise donc un chiffre d'affaires de 110 millions d'euros.
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Pour ce qui est de l'arboriculture, la principale activité, celle-ci s'articule autour deux métiers. D'abord la production de différentes variétés de pommes. Les 1.200 hectares des 15 exploitations des Verges du Sud se répartissent équitablement entre le Gard, le Sud-Ouest et les bas-alpes. La production atteint 52.000 tonnes auxquelles s'ajoutent environ 20.000 tonnes supplémentaires d'une soixantaine de producteurs externes.
Rémi Baldy