De Jaguar Network à Free Pro : les ambitions d’Iliad sur le marché BtoB

Laurence Bottero
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2022 sera donc l'année de l'après. Celui du changement d'appellation pour celle qui est née Jaguar Network en 2001, à Marseille. Et qui désormais se nomme Free Pro.
Un changement qui est une évolution naturelle, logique. En devenant actionnaire majoritaire dès 2019, Iliad, le groupe fondé par Xavier Niel plaçait ses banderilles sur le segment BtoB, Jaguar Network ayant pris se place sur ce marché via des offres de télécoms, hébergement et cloud tout en se développant via des data centers à Marseille et Lyon et des implantations, à Lille, Nantes ou encore Sophia-Antipolis.
Et en BtoB, Iliad ne fait pas différemment que sur le BtoC, l'objectif étant de bousculer le modèle et « de restituer du pouvoir d'achat », rappelle le directeur général de l'entreprise, Denis Planat, pour qui aurait oublié le parti pris de Free. Car en deux ans, le groupe de Xavier Niel a structuré son offre via Free Pro notamment, lancée en mars 2021, rappelant que la fracture numérique était encore une réalité pour les petites et moyennes entreprises, potentiellement laissées à la traîne par des offres, d'autres opérateurs, trop peu adaptées.
« Free Pro est venu apporter une autre réponse, une solution qui répond aux besoins des entreprises, parce que nous avons co-écrit cette offre avec les clients. Le prisme de lecture du client se fait selon son secteur d'activité : il regarde ce qui s'approche le plus de lui », explique Denis Planat. « L'objectif est d'apporter des solutions simples parce que cela libère du temps, allège l'esprit du chef d'entreprise ». Et Denis Planat d'estimer que « certains clients n'attendaient que cela. C'est ce qui a fait que nous avons cranté le marché ».
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Free Pro arrive aussi dans un certain momentum, où fibre et 5G font partie du quotidien de la petite et moyenne entreprises comme de la grande et que précisément « la technologie a évolué ». Et les entreprises ne veulent plus payer cher un service qui est stratégique pour leur business. Denis Planat le dit d'ailleurs autrement mais clairement : « nous sommes là pour secouer et pour éduquer le marché ».
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