Le fabricant de yaourts et de desserts La Fermière s’apprête à accroître (encore) ses capacités de productions
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

la Fermière
DR
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

la Fermière
DR
La Fermière a beau être une industrie, ses méthodes ont tout de celles de nos grands-mères. Ici, les yaourts prennent le temps de fermenter, sans qu'on ne leur impose d'additifs ou de conservateurs. Les saveurs aussi sont naturelles. Des gousses de vanilles que l'on ouvre à la main, des zestes de citron, des fleurs de lavande dont les arômes s'infusent lentement. Un riz au lait qui cuit doucement, et que l'on goûte tout au long de la cuisson ... « Contrairement aux gros industriels de ce marché, nous utilisons des outils de taille plus petite, ce qui nous permet de travailler nos recettes au cordeau », explique Jean-Jacques Tarpinian.
Voilà vingt-et-un qu'il a repris cette entreprise fondée en 1952 à Marseille. « Je travaillais dans le commerce alimentaire, dans les produits frais, en lien avec la grande distribution ». Il se trouve aussi qu'il consomme régulièrement des yaourts La Fermière. « J'ai appris par hasard que l'entreprise était en vente. J'ai pris contact avec le propriétaire et nous avons rapidement trouvé un accord ».
A ce moment-là, l'entreprise, qui produit essentiellement des yaourts, rayonne à l'échelle régionale. Jean-Jacques Tarpininan a pour ambition de la faire briller à l'échelle nationale, voire même internationale. En lançant de nouveaux produits parmi lesquels des desserts comme du riz au lait ou des mousses au chocolat. En déménageant dans un nouvel outil de production à Aubagne, ce qui lui permet de tripler ses capacités de production. Et en diversifiant ses canaux de distribution. « Il y a quelques années, la grande distribution représentait 90 % de notre chiffre d'affaire. Cela créait une dépendance forte et limitait notre capacité à déporter notre production en cas de situations compliquées avec la grande distribution ». Grande distribution avec qui les relations ne sont pas simples en France.
À lire également
C'est ainsi que la Fermière rejoint les tables de la restauration hors domicile qui pèse désormais 24 % de son chiffre d'affaire contre 66 % pour la grande distribution. « On est surtout sur de la vente à emporter ».
Maëva Gardet-Pizzo