Elleanor de Provence veut rendre plus accessible la mode fabriquée en France, et voilà comment
Maëva Gardet-Pizzo
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Un mariage entre légèreté provençale et excentricité à l'anglaise. Voilà qui pourrait résumer l'identité de la marque Elleanor de Provence dont le nom fait référence à une reine de Provence devenue, au Moyen-âge, reine d'Angleterre. « L'idée est de dire que chaque femme est une reine, avec, quelle que soit son histoire, une force unique qui la projette en avant », explique Sarah Gabel, fondatrice de l'entreprise.
Après une carrière dans les ressources humaines, Sarah Gabel choisit de mettre sa force à elle au service d'un engagement : celui de soutenir la fabrication française, moribonde depuis les massives délocalisations des années 1970.
Pour cela, Elleanor de Provence s'appuie sur des ateliers de confection français, dont trois en Provence, à Trets et Marseille. Initialement, la TPE fait le choix de proposer de petites séries fabriquées au fil de la demande, avec une dose de personnalisation portant par exemple sur certaines longueurs et tissus, à partir de fins de stocks de grandes maison. Les pièces sont vendues intégralement sur son site internet, ce qui permet de réduire le nombre d'intermédiaires et donc de mieux maîtriser les prix, amortissant ainsi une part du surcoût lié à la production en France.
Un positionnement qui séduit une clientèle plutôt bien définie, âgée en moyenne de quarante ans. « Il s'agit surtout de femmes habitant en périphérie de villes, qui n'ont pas tellement le temps ou l'envie d'aller faire les magasins en centre-ville. Ce sont des femmes qui aiment acheter leurs vêtements sur internet car cela leur permet de disposer de plus d'informations pour choisir, de savoir ce qu'il y a derrière chaque produit ».
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Une clientèle active sur les réseaux sociaux - sur laquelle Sarah Gabel s'appuie beaucoup pour peaufiner son offre - mais qui se restreint. Car la mode fabriquée en France est forcément plus coûteuse que celle venant d'Asie. « Quand on échange avec elles, elles nous disent qu'elles ne peuvent acheter qu'un produit de ce type dans l'année. C'est dommage car elles ont envie de soutenir la mode made in France ».
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