Thomas Arnaud, gourmet de l'engagement
Maëva Gardet-Pizzo
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Tête baissée, sourire discret sur les lèvres, Thomas Arnaud écoute, devant un parterre d'environ 200 invités, le discours du Maire d'Allauch à son attention. Non sans émotion.
Présent depuis quinze ans sur la commune, son entreprise, Metsens, vient de déménager à quelques centaines de mètres de son premier site, passant d'une surface de 300 m² à 1000 m², ouvrant la porte à la création d'au moins une vingtaine d'emplois sous cinq ans, en plus de 20 déjà présents aujourd'hui. Alors forcément, le Maire a fait le déplacement. Sous une imposante bâche qui protège les convives d'un soleil éclatant, l'édile ne manque pas d'exprimer sa reconnaissance pour « cette success story allaudienne », dit-il. « C'est une fierté de voir que des entreprises créées dans la commune fonctionnent aussi bien ». D'autant plus lorsque celles-ci, ajoute-t-il, « sont porteuses de valeurs ».
Une consécration. Un tableau d'honneur pour celui qui est parvenu, avec ses équipes, à se hisser parmi les premiers de la classe des traiteurs provençaux. Sa « rigueur », terme qu'il aime à prononcer, y est certainement pour quelque chose. De même que son offre culinaire voulue haut-de-gamme, « plus proche de la restauration que du traiteur classique », explique-t-il, le phrasé fluide et rapide. Ce qui n'exclut pas la quête de perfection dans tous les métiers attenants, tout aussi essentiel. « Un traiteur est aussi organisateur d'événements, déménageur ... Et on doit être au meilleur niveau sur tout pour que cela fonctionne. Il faut que tout soit au cordeau », explique-t-il derrière une tasse de café.
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Mais il est un autre pilier qui soutient l'édifice Metsens : sa politique RSE, enclenchée dès sa création, à l'époque où le mot n'était utilisé que par une poignée d'initiés. « Quand on a créé l'entreprise, on a tout de suite cherché à se distinguer par nos engagements. On a commencé par les emballages, en proposant des coffrets biodégradables à 60 % ». Puis l'entreprise cherche progressivement à réduire la part de jetable dans son offre. « C'est vrai qu'on ne parlait pas de RSE à l'époque. Pour nous, c'était juste du bon sens ». Mais lorsque le terme devient plus en vogue, les réseaux d'entrepreneurs auxquels il est intégré lui suggèrent de s'en saisir. Façon de valoriser au mieux ses engagements. C'est ce qu'il fera.
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