Aix&Terra dépoussière les mondes de l’épicerie fine et la restauration hôtelière, de la Drôme à l'Elysée
Maëva Gardet-Pizzo
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our de soldes, en semaine, un midi. Baignée dans ses tons ocres et ses effluves truffés, la grande salle de la table-épicerie Aix&Terra, capable d'attabler 110 personnes en intérieur, est pleine à craquer. Huit mois que le concept a pris racine dans cet ancien mas, pièce phare du village de marques McArthur Glen à Miramas, mais qui est restée vide depuis l'ouverture du site, le temps de trouver le projet capable de germer au mieux ici. «
Il fallait trouver la bonne offre au bon endroit au bon moment. C'est chose faite
», sourit Michela Frattini, directrice du village de marques.
Il a durant un temps été question d'accueillir un chef étoilé. Mais le choix s'est finalement porté sur Aix&Terra, entreprise d'une cinquantaine de salariés installée dans la Drôme.
«
Aix&Terra est né à Aix-en-Provence. Dans ce restaurant, le produit iconique est la raviole produite par la marque Saint-Jean qui s'est occupée de la Compagnie agricole de la Crau qui se trouvait autrefois sur ce site. Tout cela a beaucoup de sens
». Et le pari s'avère pour l'heure gagnant puisque le restaurant est désormais celui du centre qui réalise le plus important chiffre d'affaires.
Dotée d'un siège en Drôme provençale, l'entreprise incarne bien le terroir local dans lequel elle prend sa source en 2010. Après une carrière dans la mode et le luxe, Marina et Richard Alibert, provençal depuis plusieurs générations, ont envie d'autre chose. À l'occasion d'une balade dans les rues d'Aix-en-Provence, ils découvrent une petite échoppe qui retient leur attention. « Aix&Terra ». «
Ce magasin vendait un peu tout et rien sur le thème de la Provence
». La marque leur plaît. Et ils imaginent créer une manufacture qui alimenterait la gamme de produits fabriqués en interne. Au gré de leurs envies, gardant l'inspiration provençale.
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L'atelier est créé dans une écurie désaffectée
où le couple mitonne confitures, crème de citron, caviar d'aubergine et autres tapenades. «
Au total, nous comptons aujourd'hui une soixantaine de recettes, dont 60 % en salé. Il y a des recettes traditionnelles, comme la tapenade et d'autres plus originales comme une crème de rose, ou une crème d'ail doux à la truffe d'été
». Les collaborations est aussi source de créativité, comme en témoignent les gousses d'ail shoyu disposées dans un ramequin devant Richard Alibert. «
Cette recette a été conçue avec Rika Fujimori, une amie et cheffe japonaise qui a un restaurant dans la Drôme. Il s'agit de gousses d'ail marinées dans de la sauce soja et du vinaigre de riz ».
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