Spécialiste de la maison individuelle sur-mesure, Mas Provence veut élargir son marché
Maëva Gardet-Pizzo
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... mener autour de la construction bas carbone.
Envie d'air frais après des mois d'enfermement. Possibilité de vivre à la campagne grâce à la banalisation du télétravail ... Pour les acteurs de la construction de maisons individuelles -qui représente 18 millions des 38 millions de résidences principales en France- la sortie de l'épidémie de covid-19 s'annonce de très bon augure. Pas pour longtemps.
Un an plus tard, les difficultés commencent à s'amonceler. Le prix des terrains comme celui des matériaux de construction explose. La hausse des taux d'intérêts rend l'acquisition de logement impossible pour bien des ménages. Les maires sont par ailleurs de plus en plus réticents lorsqu'il s'agit d'accorder des permis de construire, craignant d'être privés de terrains pour des projets structurels alors que la loi Climat et résilience prévoit le principe de Zéro artificialisation nette d'ici 2050, avec la nécessité de diviser par deux la consommation de terrains d'ici 2030.
Résultat : le marché de la maison individuelle - qui est occupé par environ 10.000 entreprises en France - dégringole. Perdant un tiers de son chiffre d'affaires en 2022.
Ce marché, le groupe Mas Provence en fait partie. Mais la chute est moins violente. « En 2023, notre chiffre d'affaires s'élevait à 38 millions d'euros, un chiffre en baisse de 8 %. Nous avons donc relativement bien tenu étant donné le contexte. Et notre résultat d'exploitation est à l'équilibre », assure Johann Franchi, directeur général du groupe Mas Provence.
Parmi les atouts de l'entreprise pour résister à la crise : son positionnement haut-de-gamme, portant des projets immobiliers dont le coût moyen s'élève à 635.000 euros toutes taxes et terrain compris. De sorte que son modèle économique dépend davantage de la valeur des projets réalisés que de leur volume.
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Né en 1971 à Manosque, le groupe consiste d'abord en « un petit constructeur local », raconte Johann Franchi. En 1986, l'entreprise est reprise par Maurice Armand. Ingénieur, il acquiert 100% du capital de la société à qui il veut faire franchir un nouveau cap, étendant sa présence sur un territoire plus large couvrant la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ainsi que l'ancien Languedoc-Roussillon.
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