A Marseille, Spartan Space développe l’habitat lunaire
Gaëlle Cloarec
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Photo d'illustration
Spartan Space
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Spartan Space
Il y a quelques jours à peine, tout début mai, une sonde lancée par la Chine se posait sur la face cachée de la Lune afin d'y collecter des échantillons. Quatre mois auparavant, c'est le Japon qui y envoyait un engin spatial, après l'Inde à l'été 2023. Au total, ils sont cinq à former le club très fermé des pays ayant investi notre satellite. Et l'Europe ? « Elle est malheureusement très timide sur ce sujet, sans réelle volonté politique. C'est une hérésie pour ce continent qui a donné naissance à tant d'explorateurs. Il nous faudrait un Kennedy européen pour fixer le cap », estime Peter Weiss.
Ce franco-allemand, originaire de Munich, veut y aller, sur la Lune. Il veut même y construire une maison. C'est tout l'objet de la startup Spartan Space qu'il a fondée il y a trois ans à Marseille avec une équipe d'ingénieurs spécialisés dans l'espace et les abysses, d'astronautes et d'architectes. Un groupe multidisciplinaire et intergénérationnel qui entend bien contribuer aux futures missions lunaires par le biais de l'habitat au travers du projet Eurohab.
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Présenté sous forme de prototype lors de l'exposition universelle de Dubaï, au sein du pavillon France, ce module gonflable et mobile se veut un habitat secondaire pour les astronautes. « Autonome, il peut être déployé automatiquement sur le sol lunaire permettant ainsi aux astronautes de s'éloigner de la base de vie principale pour quelques jours afin de mener à bien leurs recherches », explique le dirigeant, soutenu dans ce projet par l'ESA, le CNES, le CEA, Air Liquide, Thalès Alenia Space ou encore Airbus. Un positionnement complémentaire à la mission Artemis portée par la NASA qui vise à maintenir une présence humaine sur la surface lunaire à partir de 2025, au plus tôt.
Gaëlle Cloarec