Comment Eurodia met l'innovation au service de l'extraction de lithium
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Eurodia
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Eurodia
« Nous ne sommes pas encore à la fin du virage pris il y a trois ans », prévient d'emblée Mathieu Bailly. En 2021, le président d'Eurodia a fait le choix de concentrer les efforts de croissance de la PME sur le marché de « l'industrie de transition ». Une nouvelle voie pour cette entreprise installée à Pertuis qui conçoit des outils industriels de purification de liquide et dont le marché historique était l'agroalimentaire, pour le vin et le lait. « A l'époque, ce secteur représentait 65% de notre chiffre d'affaires et l'industrie de transition 35%, désormais c'est l'inverse », avance le dirigeant. Un ratio qui montre que le virage a bel et bien été pris.
Il conforte également le choix stratégique adopté. Car si l'agroalimentaire continue d'avoir « une croissance constante », Mathieu Bailly voyait dans cette fameuse industrie de transition un potentiel plus important, plus massif et plus rapide. Il faut dire que la mutation de l'économie et des différents process de fabrication entraînent des changements assez radicaux dans les besoins.
À lire également
Pour Eurodia, arriver sur ce nouveau terrain de jeu signifie utiliser son savoir-faire sur les matériaux biosourcés qui représentent une alternative à la pétrochimie. Le bois qui se transforme en plastique nécessite par exemple de purifier beaucoup d'eau. Mais ce qui occupe surtout l'entreprise de 120 salariés et 33 millions d'euros de chiffre d'affaires, c'est le lithium. « Nous sommes une PME donc nous suivons les projets les plus avancés », explique le dirigeant.
Rémi Baldy