Eversea, la plateforme qui veut faciliter le financement de l'économie bleue
Maëva Gardet-Pizzo
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Photo d'illustration
@bedneyimages
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Apport de nourriture protéinée et de molécules d'intérêt pour notre santé. Absorption du carbone. Fabrication de molécules à forte valeur. Ressource culturelle. Création de richesses (l'économie bleue est la septième au monde avec 2.000 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuels) et d'emplois ... L'océan nous rend chaque jour d'incommensurables services. « Il est assez facile de mesurer ce que représente l'économie bleue. Mais comment évaluer ce que vaut un écosystème en bonne santé ? », s'interroge Lionel Pourchier, fondateur d'Eversea.
Ce que l'on sait néanmoins, c'est qu'il manquerait 142 milliards d'euros par an pour remettre en état le milieu marin. « Pour le moment, ce sont surtout les subventions publiques qui couvrent ce besoin. Mais les investisseurs privés sont de plus en plus conscients de ces enjeux et ont envie de financer des projets à impact ». Reste à savoir auxquels se vouer, sans se retrouver accusé de greenwashing en finançant, par exemple un projet à faible impact, voire, pire, un projet qui réglerait un problème en en générant un autre.
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C'est à cette problématique que Lionel Pourchier souhaite répondre. Auparavant ingénieur dans le démantèlement nucléaire, ce passionné de plongée décide, au terme d'un tour du monde à vélo, de reprendre le chemin de l'université pour s'intéresser à l'écologie marine et la valorisation des ressources marines. Il a aussi envie de se lancer dans l'entrepreneuriat, au profit des océans. C'est de ce projet de vie que naît Eversea. Le but : aider les financeurs à mieux évaluer les projets dans lesquels ils pourraient investir, pour leur permettre de faire les choix les plus éclairés possibles.
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