Ce fabriquant d'étoffes nobles resté fidèle au made in France
Maëva Gardet-Pizzo
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« C'est de la très haute mécanique, une technologie du niveau de ce que l'on retrouve dans l'aéronautique » assure Jean-Louis Brun, dirigeant de Brun de Vian-Tiran à propos de sa toute dernière acquisition : un métier à tisser dernier cri fabriqué par le Belge Picanol, équipé d'une mécanique Jacquard. 150.000 euros d'investissement, dont 40% couverts par une subvention France Relance. « Cela nous permet de faire des dessins variés, point par point. C'était important pour que nous puissions répondre aux nombreuses sollicitations de partenariats que nous recevons ».
Preuve du bien-fondé du positionnement de l'entreprise qui, à contre-courant de ses concurrentes, a toujours maintenu en France sa production d'étoffes. Des étoffes fabriquées à partir de textiles nobles venus des quatre coins du monde, dans une collaboration étroites avec les producteurs. Et qui intéressent de plus en plus d'entreprises soucieuses de montrer qu'elles contribuent à la relocalisation de la filière textile. De sorte que l'entreprise multiplie les collaborations : Air France, Le Jacquard Français... « Désormais, nous allons pouvoir utiliser nos matières avec leurs couleurs, leur identité, leur logo... et proposer un produit qui combine vraiment nos deux maisons ».
L'achat du métier à tisser permet aussi à l'entreprise, grâce à une capacité de production accrue, de renforcer la production de plaids, une activité qui s'est ajoutée à son métier historique - la literie - et dont la demande a fortement augmenté depuis l'épidémie de covid-19. « Le plaid est souvent considéré comme un objet de décoration. Je préfère le définir comme un objet de réconfort, avec un rôle très affectif ».
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Un élargissement de la gamme qui se poursuit encore. « Depuis 2018, nous testons dans notre boutique d'usine quelques articles vestimentaires et accessoires ». Des ponchos, des capes ou encore des vêtements drapés qui dopent l'activité de la boutique, de sorte que celle-ci a dû être agrandie pour atteindre 280 m². « D'ici la fin de l'année, nous allons les proposer aussi sur notre site internet et dans notre réseau de revendeurs. C'est une étape importante qui doit nous aider à élargir notre clientèle ». Et Jean-Louis Brun pense avant tout aux jeunes générations « qui manifestent un intérêt extraordinaire pour notre marque car ils sont sensibles à nos engagements et au travail que nous menons avec les bergers ». Une génération pour qui les accessoires sont, de par leur moindre taille, plus accessibles que les couvertures et autres plaids de la marque.
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