Le four à arc électrique qui pourrait venir équiper ArcelorMittal à Fos fait partie des projets d'undustrie verte soumis à la vaste concertation publique.
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Alors que le groupe a annoncé la suppression de 600 emplois sur sept de ses sites implantés dans le Nord de la France, dans le Sud, deuxième complexe sidérurgique de France, l’aciériste prévoit de poursuivre ses investissements. Notamment dans un four à arc électrique, ce qui lui vaut d’être impliqué dans la large concertation publique en cours, dédiée aux projets de décarbonation.
L'annonce de la suppression de 600 emplois qui touche sept des sites d'ArcelorMittal dans le Nord, remet le focus à la fois sur l'avenir du groupe en France mais aussi sur l'évolution du secteur de l'acier, confronté comme toute l'industrie, aux exigences de décarbonation.
A contrario du scénario sombre qui touche le Nord, dans le Sud, ArcelorMittal s'adapte au contexte global.
Deuxième complexe sidérurgique de France, Fos-sur-mer a annoncé, l'automne dernier, une réduction de 10% de ses effectifs, et ce pour s'adapter à une baisse des commandes qui a touché toute la filière.
Four et haut-fourneau concernés
Pour autant, le site, qui emploie aujourd'hui 2 500 personnes poursuit les investissements prévus. 18,3 millions concernent la recomposition de l'un des hauts-fourneaux, un projet qui nécessite au global 53 millions d'euros et qui a été entamé en début d'année. Il prévoit, entre autres, le remplacement des plaques de protection recouvrant la cuve, la rénovation des tours aéroréfrigérantes et de certains équipements de l'épuration.
Sa livraison est attendue pour le premier trimestre 2026.
L'an dernier, 76 millions d'euros ont été investis - dont 15 millions d'euros au titre de France Relance - dans la mise en place d'un four poche. Cette station de réchauffage de l'acier permet d'englober davantage d'acier recyclé, jusqu'à 5 fois plus que dans la procédure classique, ce qui réduit le recours au charbon et minerais de fer de 10%. Mis en route en novembre dernier, ce four poursuit actuellement sa montée en cadence.
Mais l'investissement très attendu, est celui qui concerne ce four à arc électrique. Un équipement qui permettrait à l'aciériste de diminuer drastiquement ses émissions de CO2 actuelles, dues à la transformation du minerai de fer en acier primaire. Un investissement qui n'est pas neutre, estimé à 750 millions d'euros. Des études complémentaires doivent cependant sécuriser l'investissement et dans le contexte actuel du marché comme dans la situation particulière que connaît le groupe - pour rappel, celui-ci a annoncé une suspension de ses investissements - c'est évidemment un projet qui doit être calibré et assuré. Le four électrique fait néanmoins partie des projets soumis à la concertation publique de grande ampleur qui se tient actuellement à Fos et autour de l'Etang de Berre et qui concerne tous les projets d'industrie verte. Le 6 mai prochain, l'un des débats concernera précisément l'avenir de la sidérurgie sur le territoire. Sachant qu'ArcelorMittal se situe désormais dans un écosystème où il n'est plus le seul acteur, GravitHy, ce projet d'acier vert et Marcegaglia, repreneur d'Ascométal, ayant pris leur place avec une vision décarboné de la filière.
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