Dans le Sud, Erilia conforte sa place de premier bailleur social régional
Gaëlle Cloarec
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Erilia est le quatrième bailleur social de France et le premier en Provence-Alpes-Côte d'Azur
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La baisse annoncée du taux de Livret A de 2,4% à 1,7% au 1er août apparaît comme une bouffée d'oxygène pour le marché exsangue du logement social. Un appel d'air bienvenu pour tenir la feuille de route signée en février par la ministre chargée du Logement, Valérie Létard, qui fixe les objectifs de production à 116 500 logements sociaux, et de rénovation à 130 000 logements. Un sujet particulièrement prégnant dans le Sud où la demande - au nombre de 241 453 au 31 décembre 2024 - représente 8,73% des demandes en France. C'est même « souvent le sujet numéro un des élus locaux que je rencontre », relève Frédéric Lavergne, directeur général d'Erilia, quatrième bailleur social de France et premier en Provence-Alpes-Côte d'Azur avec 90 719 logements sociaux gérés sur un parc régional de 353 000 logements. Dans ce cadre, cette annonce qui constitue un signe en faveur du secteur supplémentaire après la diminution de 200 millions d'euros de la RLS (Réduction de loyers de solidarité) pour 2025, s'apparente « à une sorte de pacte gagnant-gagnant avec l'Etat assez équilibré et rationnel » pour déverrouiller l'investissement dédié à la production de logements.
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La production de logements, justement. Elle constitue l'un des trois grands piliers du plan stratégique « Inspire 2030 » élaboré par l'entreprise sociale pour l'habitat (ESH) un an après sa fusion avec son homologue Logirem. « Cette alliance nous permet d'agir de manière plus massive et de disposer d'un poids économique et d'une capacité d'investissement plus importantes. » Avec l'objectif affiché de produire 2 400 logements par an à horizon 2027. Lequel « nous oblige à trouver les moyens adéquats pour l'atteindre ». Car si le traditionnel VEFA a été particulièrement productif en 2024 du fait d'un nombre conséquent d'achats en bloc d'opérations auprès de promoteurs en mal d'équilibre financier pour les sortir, à l'image du « panier » opéré avec Bouygues Immobilier portant sur près de 500 logements au nord des Bouches-du-Rhône, « ce dispositif ne me semble pas reproductible en 2025, du moins pas dans les mêmes proportions », estime Frédéric Lavergne.
Gaëlle Cloarec