Logement, financement des PME... comment le patron des patrons de la Côte d'Azur veut « répondre aux besoins du territoire »
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
... iness*.
Il y a deux ans, il avait créé à la fois la surprise et l'enthousiasme. Élu à la présidence de l'UPE06, le syndicat patronal qui réunit le Medef 06 et la CPME, Pierre Ippolito était alors le challenger que l'on n'avait pas vu venir. Mais en 24 mois, le directeur général de l'ETI familiale a largement eu le temps d'inscrire sa marque.
A la tête de l'entreprise créée par son grand-père, Joseph, il a mené la structuration de ce qu'il appelait un « agrégat de PME » en une entreprise de taille intermédiaire - l'un des rares que porte le Sud - passé de spécialiste de l'automobile à acteur de la mobilité décarbonée. Un changement de nom, d'organisation interne, une diversification menée par verticales, ajoutant des secteurs connexes - énergie, immobilier, tourisme, industrie - au métier premier. Une évolution indispensable pour grandir, grossir et peser dans l'économie locale.
En moins de trois ans, le Groupe Ippolito est devenu l'employeur de 1.140 personnes. « Nous nous sommes diversifiés pour répondre aux besoins du territoire », rappelle le dirigeant, « notre fil conducteur est celui-ci ». Devenir une ETI, mission pas si impossible si on accepte de « la prise de risque, de se remettre en question, de remettre sur la table tout ce que l'on a gagné, ne pas être dans une logique financière mais dans une logique de territoire ».
Diversifier c'était donc répondre à une stratégie.
« En stratégie, il existe deux grands choix : celui de l'extension géographique - on commence à Nice et on finit par le monde - et celle de l'extension régionale. Et si on est limité géographiquement, on doit alors, au sein d'un même territoire, développer d'autres activités. Nous avons plutôt opté pour cette seconde stratégie, étant attiré davantage par notre région que l'international ».
À lire également
Un territoire qui regorge de possibilités et d'occasion aussi de réaliser des opérations de croissance externe. C'est ainsi que le rachat des Ateliers Mécaniques a donné naissance à la branche industrie, laquelle pèse en 2023, 2 millions d'euros, proposant aussi une offre de réparation d'accessoires pour le BTP, les domaines forestier et agricole ainsi que du stockage. Avec 10 millions d'euros de chiffre d'affaires généré l'an dernier, la branche immobilier - première voie de diversification - dispose d'une activité de transaction (via les agences Oréa) et de syndic notamment. Mais ce sont les branches Tourisme et Energies qui représentent le plus important challenge. La première parce que le secteur lui-même mute, la seconde, parce que c'est clairement le sujet d'avenir et aussi celui qui sous-tend l'activité mobilité comme industrielle. Générant elle aussi 10 millions d'euros de chiffres d'affaires elle développe notamment deux marques, Orion Groupe et Les Pépiteurs via la gestion de déchets et de métaux ferreux et non ferreux.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Laurence Bottero