Producteur d’énergie solaire, l’entreprise basée à Sophia-Antipolis s’est taillé une part du marché français des EnR avec une stratégie de solution globale, de la conception au financement. Désormais intégrée au programme French Tech 120, la PME compte exporter son modèle, insistant sur tout le potentiel de l’agrivoltaïsme.En 2016, Mathieu Debonnet se lance dans le solaire persuadé du potentiel de croissance de cette énergie qui commence tout juste à faire partie des discours de stratégique énergétique. Quelques (importants) stop-and-go plus tard, TSE a tenu bon contre les vents contraires, demeurant longtemps discrète sur son évolution. Deux levées de fonds importantes, en 2023 pour 130 millions d'euros et en 2024, pour 220 millions d'euros, lui ont permis de structurer son développement.
En 2021, elle a ainsi développé la deuxième plus grande centrale photovoltaïque de France, à Marville, dans la Meuse, avec une puissance de 152 mégawatt-crête, le tout étalé sur 155 hectares. Mais TSE a également développé une canopée spécifiquement pensée pour le monde agricole, l'agrivoltaïsme étant une part importante de sa stratégie.
Le solaire, le défi (aussi) technologique
Ce que vient confirmer son entrée récente dans le programme French Tech 120, dédié aux entreprises en hyper-croissance et candidates à l'export. Il y a trois ans, TSE avait déjà rejoint le plan France 2030, avec un programme de soutien à l'innovation.
Car TSE est une entreprise technologique, comme le défend Mathieu Debonnet.
« L'énergie c'est la capacité, notre outil de production est technologique. Nos panneaux doivent tourner, il faut pouvoir les arrêter en cas de surproduction, pouvoir les redémarrer dans les 10 secondes d'après. Si nous n'avons pas cette dimension technologique, nous sommes uniquement ce que l'on appelle un développeur, alors que nous sommes un opérateur intégré».
Surtout, l'entreprise française croit énormément au potentiel de l'agrivoltaïsme, appelé aussi agri-PV, permis par la loi relative à l'accélération des EnR, autrement appelée loi APER, adoptée en 2023 lorsque Agnès Pannier-Runacher étant ministre de la Transition énergétique et qui permet de conjuguer besoin de l'agriculture et besoin en énergie décarbonée.