ING poursuit en Corée du Sud les cessions exigées par Bruxelles pour son sauvetage

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Contraint depuis 2008 par la Commission européenne de vendre ses activités d’assurance, le bancassureur néerlandais ING vient dans ce cadre de céder sa filiale sud-coréenne ING Life Korea pour 1,24 milliard d’euros au fonds MBK Parners, basé à Séoul.

Le bancassureur ING continue de payer son sauvetage par l'État néerlandais en 2008. Outre le remboursement de l'aide publique perçue de 10 milliards d'euros, la Commission européenne, gardienne de la concurrence en Europe, avait aussi exigé comme contreparties d'importantes restructurations, dont la vente des activités d'assurance de la banque.
Ce lundi, ING a ainsi annoncé la cession de sa filiale sud-coréenne d'assurance-vie ING Life Korea au fonds d'investissement MBK Partners, basé à Séoul, pour 1,24 milliard d'euros.
Le bancassureur a toutefois précisé qu'il conservera une part de 10% dans son ancienne filiale, qui compte environ 1,3 million de clients et plus de 1.000 employés. La transaction, dont la finalisation est prévue au quatrième trimestre 2013, devrait faire perdre après impôts 900 millions d'euros à ING. Cette perte sera comptabilisée au troisième trimestre, a précisé la première banque des Pays-Bas.

Une étape majeure dans le processus globale de cessions

Cette transaction est cependant "une étape majeure dans le processus de vente de nos activités asiatiques d'assurance et de gestion des investissements", a déclaré le directeur exécutif d'ING Jan Hommen dans un communiqué. "Avec le paiement de la prochaine tranche à l'Etat néerlandais prévu en novembre 2013 (...), cela nous rapproche de la dernière phase de la restructuration de notre société", a ajouté M. Hommen. Le groupe ING s'est en effet déjà séparé de filiales au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Amérique latine et en Asie. Il vient aussi d'amorcer son désengagement de sa filiale américaine d'assurance en l'introduisant en mai à la Bourse de New York, et prépare une opération similaire pour ses activités d'assurance européennes en 2014.

Bruxelles a donné de l'air à ING

Le bancassureur devait pourtant conclure la vente de ses différentes filiales d'assurance d'ici à la fin 2013, mais Bruxelles a accepté en novembre 2012 d'assouplir ses exigences en fixant de nouvelles échéances, certaines s'étendant jusqu'à fin 2018.
Au total, ING doit rembourser environ 13,5 milliards d'euros à l'Etat néerlandais, intérêts compris. Il lui reste trois tranches de 1,125 milliard d'euros à verser, au plus tard pour mai 2015.

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a écrit le 27/08/2013 à 16:13 :
Après avoir mis en place la plus grande cavalerie d'Europe et en être devenu le premier établissement comme l'un des 5 premiers du monde, ING bénéficie d'une étrange complaisance de toutes parts. Il restera une des principales banques de la zone euro. On semble croire que la blanchisserie est une solution à la croissance et que les services rendus aux entreprises en faillite pour leur recyclage suffisent à justifier ces manoeuvres. Les trafics se poursuivent donc et l'on prévoit déjà l'engloutissement de milliers de banques européennes par ce moyen. La titrisation financière à grande échelle en quelque sorte de même que l'éparpillement avec de tout sens moral.
a écrit le 27/08/2013 à 14:25 :
à force de céder il lui restera " encore " à déposer son bilan ! héhé la reine des pub goguenardes , marchand de gruyère ................ encore une chimère qui va tomber , car qui va oser rentrer chez eux après ce casse !

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