Les banques européennes se délesteront de 2800 à 4500 milliards de dollars d'actifs d'ici 2013

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Christian Noyer, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, Copyright Reuters
Christian Noyer, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le rapport sur la stabilité financière mondiale, présenté lors du séminaire du Fonds monétaire international (FMI) à Tokyo, donne des indications chiffrées sur la réduction de l'exposition au risque des banques européennes. Christian Noyer s'est également exprimé sur le projet d'union bancaire.

2800 milliards de dollars ou 2177 milliards d'euros. C'est le volume d'actifs du troisième trimestre 2011 dont les banques européennes se délesteront d'ici fin 2013, soit 200 milliards de plus que prévu il y a six mois, selon le rapport semestriel sur la stabilité financière du Fonds monétaire international (FMI). Ce délestage n'est pas anodin : il impliquerait une réduction des crédits distribués de 9% dans la zone euro selon le rapport.
Pire : si l'union et la supervision bancaire européenne n'aboutissait pas, le montant d'actifs cédés atteindrait 4500 milliards de dollars et une baisse du crédit de 18%.
Selon le FMI, "en dépit des nombreuses mesures importantes déjà prises par les autorités, le compte n'y est toujours pas, exposant la zone euro à une fuite des capitaux doublée d'une peur de l'éclatement et d'un déclin économique".
Christian Noyer s'est justement exprimé sur l'union bancaire européenne lors du séminaire du FMI à Tokyo. Il a affirmé que ce projet ne serait pas lancé avant un an. "Le projet d'union bancaire est très important pour la zone euro si nous voulons briser le lien entre le risque souverain et les banques", a-t-il confirmé.
 

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Commentaires
a écrit le 10/12/2012 à 20:48 :
http://blog.mondediplo.net/2012-09-26-En-sortir
Il faut laisser couler les banques
«En situation de surendettement historique, il n?y a de choix qu?entre l?ajustement structurel au service des créanciers et une forme ou une autre de leur ruine. A chacun de choisir son camp et de dire clairement pour laquelle des deux options il penche....»
une occasion historique a ne pas loupe!!!!

a écrit le 10/10/2012 à 23:30 :
Cher Monsieur Noyer
Le fonctionnement sain(t) est le suivant:
L'administration et la gestion des comptes des Particuliers, des Entreprises, des Collectivités territoriales et de l'Etat est un Service Public, réalisé par les services de la Banque de l'Etat. Ce Service public fonctionne à risque zéro.
La création de monnaie est un Pouvoir Souverain exercé par la Banque de l'Etat sur ordre du Gouvernement de cet Etat, et sous controle et autorisation de la Banque Centrale du Grand Etat, par ex BCE dont le Pouvoir d'emission est lui même autorisé par le Gouvernement de ce Grand Etat et controlé en volume par la Banque Mondiale seule émétrice en dernier ressort, sur ordre du Gouvernement Mondial.
Il revient exclusivement à la Banque Centrale de l'Etat le pouvoir de préter des Fonds à l'Etat et aux Collectivités territoriales.
Il revient aux Banques le rôle de collecter et de rémunérer l'Epargne que les utilisateurs ont en surplus sur leurs comptes du Service Public, et de consentir les Prêts pour Financement d'Investissements, en ne prétant que ce qu'elles collectent ou qu'elles peuvent par ailleurs emprunter, soit entre elles, soit à la Banque Centrale de l'Etat sur lequel elles exercent leurs activités de prêts.
La concurrence entre Banques se fait sur le spread qu'elles s'octroient en proposant leur services.
Il revient aux Banques le devoir de consolider suffisamment leurs actifs pour couvrir le Risque qu'elles font prendre à leurs Fournisseurs.
Voilà Monsieur.
Réponse de le 17/10/2012 à 19:50 :
@ Mr Lemoine de Valicourt
Je vous suis tout à fait. Derrière le charabia que nous servent les "banquiers" pour mieux nous endormir, il faut parfois revenir aux fondamentaux. Nul état souverain ne peut laisser à une autre puissance le soin de puiser dans la poche de ses contribuables par son intermédiaire et avec sa complicité.
a écrit le 10/10/2012 à 22:10 :
J'ai beau essayer de comprendre, c'est pas simple et si les règles européennes sont aussi compliquées, bonjour les abus en tout genre. Déjà la création de l'Europe et de l'Euro, c'est pas une réussite et surtout, nous voyons que ceux qui n'ont pas adhéré à l'Europe, s'en sortent mieux que les autres, il est certain qu'on va morfler sec. Avec en plus une interdiction de faire des dettes. Comment s'en sort-on si on ne veut plus faire partie de l'Europe. Rien n'est prévu, condamné à mort en somme. Je n'y crois plus.
a écrit le 10/10/2012 à 21:55 :
est-ce possilbble que le FMI ces grosses têtes viennent de comprendre que l'austérité tuait la croissance; et ben nous sommes vraiment mal loti. Ils viennent de comprendre que l'austérité tuait la croissance, je suis heureux d'avoir qu'un pauvre bac technique car il y a bel lurette que nous avons compris que pour lancer la croissance il faut de l'argent et pas des impots qui nous croquent tout nos sous
a écrit le 10/10/2012 à 15:00 :
Ces reductions d'actifs sont la consequence des contraintes de fonds propres imposées par baleIII ,qui font la part belle à une volonté politique generale de poser le systême bancaire en bouc emissaire alors que la crise est en europe une crise de la depense publique !
Réponse de le 10/10/2012 à 16:37 :
C'est exactement cela...

A moins que ce ne soit le contraire ;-)

Réponse de le 10/10/2012 à 22:02 :
Ne venez pas vous plaindre.
Les Banques se sont arrogées le Droit Souverain de battre monnaie et d'user abusivement du Droit d'administration, de contrôle de tous les mouvements de monnaies, et de ponction arbitraire de frais sur les comptes de tous, tout en faisant peser par l'impôt sur tous les contribuables, les frais financiers sur dettes dites "souveraines" ...
Le Jugement va être sévère.
a écrit le 10/10/2012 à 12:00 :
Si avec ce délestage, il n'y a pas des banques européennes qui resteront sur le carreau, préparez-vous alors à sortir les porte-feuilles (comprenez augmentation des taxations) pour les renflouer ou sinon à la guerre civile. Hum le chaos n'est qu'une étape avant une reconstruction...saine espérons-le cette fois alors. En tout cas, alea jacta est.
Réponse de le 10/10/2012 à 22:14 :
Parti comme c'est parti, il est à craindre en premier lieu, une coupure de tous les réseaux.
Personnellement, je n'ai pas la capacité de mesurer l'incidence d'une telle éventualité pour les Banques, mais je peux supputer qu'elles pourraient être les premières génées.
C'est bien malheureusement le résultat d'une perte de confiance entre les Humains à l'origine de telles problématiques...la monnaie a disparue, les chèques vont disparaitre très bientôt, et maintenant, un peu partout, il faut payer avant d'obtenir toute prestation...
Je crains fort qu'en cas de conflit intérieur ou extérieur, les employés de Banque aient très mauvaise presse et très mauvaise réputation, et qu'ils soient les premiers à raser les murs...Le Chaos a en effet la vertu de broyer aveuglément et sans pitié.

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