HSBC pourrait être concerné par le scandale du marché des taux de change

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HSBC a annoncé ce lundi un bond de 28% de son bénéfice net au troisième trimestre à 3,2 milliards de dollars.
HSBC a annoncé ce lundi un bond de 28% de son bénéfice net au troisième trimestre à 3,2 milliards de dollars. (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le groupe bancaire britannique a révélé lundi être la cible d'une enquête de plusieurs autorités sur de possibles manipulations du marché des changes.

L'étau se resserre autour des banques: après les banques américaines Citigroup et JPMorgan Chase, les britanniques Barclays et Royal Bank of Scotland, la suisse UBS et l'allemande Deutsche Bank, c'est au tour de HSBC d'indiquer être visée par des enquêtes sur une possible participation à une manipulation des taux de change.

La FCA enquête sur HSBC

Ce lundi, la première banque européenne révèle que: "l'Autorité (britannique, ndlr) de Conduite Financière (FCA) mène une enquête aux côtés de plusieurs autres agences dans plusieurs pays concernant plusieurs entreprises, dont HSBC, liée aux échanges sur le marché des devises". "Nous coopérons avec les investigations qui en sont à un stade préliminaire", a ajouté HSBC. La banque concède ces investigations alors qu'elle annonce par ailleurs un bond de 28% de son bénéfice net au troisième trimestre à 3,2 milliards de dollars.

On sait depuis le printemps qu'un nouveau scandale bancaire couve. La FCA avait alors indiqué enquêter sur de possibles manipulations sur l'énorme marché des changes (5.300 milliards de dollars par jour) et les investigations se sont depuis étendues à la Suisse et aux États-Unis. Cette affaire est un nouveau scandale potentiel qui pourrait entacher la finance internationale après celui des manipulations du taux interbancaire Libor.

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La semaine dernière, c'était Barclays qui concédait avoir "reçu des demandes de renseignements de la part de certaines autorités", en relation avec les enquêtes de ces dernières sur de possibles manipulations du marché des changes. Avant elle, la banque suisse UBS, Deutsche Bank et Royal Bank of Scotland avaient révélé faire l'objet de pareilles sollicitations de la part des autorités de marchés.

Les autorités helvétiques et américaines sur le coup

Pour rappel le taux de référence du marché des devises est calculé toutes les heures pour 160 monnaies, sur la base de la médiane de l'ensemble des transactions enregistrées durant les 60 secondes précédant le passage d'une heure à une autre (de 14h à 15h, par exemple). Et selon Bloomberg, les traders en question auraient passé des ordres de vente en rafale durant cette fenêtre de tir de 60 secondes, afin de faire baisser le taux WM/Reuters.

Après que la FCA ait dit enquêter, les évènements se sont accélérés le 4 octobre dernier, lorsque l'autorité suisse des marché - la Finma - et la Commission de la concurrence helvétique ont à leur tour ouvert des enquêtes similaires, évoquant des "ententes possibles entre différents instituts bancaires sur les taux de change de plusieurs devises." Les Autorités européennes de la concurrence leur ont emboîté le pas le 7 octobre, suivies moins d'une semaine plus tard par le département américain de la Justice.

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