Assurance : vers un rachat de Direct Line par Aviva
latribune.fr

En vertu des règles boursières britanniques, Aviva a jusqu'au 25 décembre pour faire une offre ferme.
SIMON DAWSON
latribune.fr

En vertu des règles boursières britanniques, Aviva a jusqu'au 25 décembre pour faire une offre ferme.
SIMON DAWSON
3,6 milliards de livres, soit 4,3 milliards d'euros. C'est l'offre de rachat de l'assureur britannique Aviva pour son concurrent Direct Line Insurance. Une transaction annoncée par les deux groupes dans un communiqué conjoint publié vendredi. Les assureurs ont « conclu un accord préliminaire sur les conditions financières d'une éventuelle acquisition de la totalité du capital social de Direct Line par Aviva » à 275 pence par action, peut-on lire.
En vertu des règles boursières britanniques, Aviva a jusqu'au 25 décembre pour faire une offre ferme. La proposition de rachat, en partie en liquidités et en partie en actions, signifie que les actionnaires de Direct Line détiendraient environ 12,5% du capital d'Aviva à l'issue de l'opération. Cette annonce a fait grimper le titre de Direct Line de plus de 7% ce vendredi matin à la Bourse de Londres, tandis que l'action d'Aviva reculait de plus de 0,60%.
Direct Line avait déjà rejeté fin novembre une offre plus faible d'Aviva, à 3,3 milliards de livres. Son titre avait alors bondi de plus de 41% en une séance, le marché anticipant une surenchère. Aviva avait expliqué que l'acquisition de Direct Line « serait cohérente avec sa stratégie visant à accélérer la croissance de ses activités au Royaume-Uni », notamment sur le marché de l'assurance aux particuliers.
« Le conseil d'administration de Direct Line avait résisté », mais « il a dû admettre que la proposition d'Aviva était un ticket en or », commente Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.
Si l'opération est menée à bien, elle donnerait naissance à un groupe pesant près de 16,65 milliards de livres. Elle en ferait le numéro deux des assureurs cotés à Londres en termes de capitalisation boursière devant Legal & General et juste derrière Prudential. « Direct Line a aussi rencontré de sérieux problèmes ces derniers temps », avec notamment une part de marché en recul. « Mais avec une nouvelle équipe de direction aux commandes, l'entreprise a travaillé sur un plan de redressement audacieux », précise l'analyste.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

À lire également
Direct Line avait, par ailleurs, déjà rejeté en début d'année des offres de rachat du belge Ageas, dont la dernière à près de 3,2 milliards de livres (3,9 milliards d'euros), elle aussi jugée insuffisante.
(Avec agences)
latribune.fr