États-Unis: le sauvetage de l'assureur AIG en 2008 était bien illégal

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La nationalisation du grand groupe d'assurances américain AIG pendant la crise financière en 2008 pour le sauver de la faillite était "illégale". Cependant, ses actionnaires ne recevront pas de compensations, a décidé lundi 15 juin un juge américain.
"Rien ne permettait à la Réserve fédérale de prendre le contrôle d'un groupe privé ou de conduire ses activités comme si le gouvernement en était le propriétaire", a affirmé le juge Thomas Wheeler à Washington, sans pour autant donner droit à Maurice Greenberg, l'ex-dirigeant d'AIG qui, avec d'autres actionnaires, réclamait des dizaines de milliards de dollars de dommages et intérêts.
En septembre 2008, en pleine crise financière, la banque centrale américaine avait accordé un prêt de 85 milliards de dollars, assorti de taux d'intérêts très élevés, moyennant la prise de contrôle de 79,9% du capital d'AIG et l'éviction de son patron. Les injections de fonds publics dans AIG avaient par la suite fini par atteindre 182 milliards de dollars.
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Dans le même temps, le juge a estimé que les actionnaires n'avaient pas été lésés par cette opération qui a, in fine, permis à l'assureur de se remettre sur pied et d'éviter la banqueroute pure et simple. Sans aide publique, "la conclusion incontournable est qu'AIG aurait déposé le bilan, selon toute probabilité pendant cette semaine du 15 au 19 septembre 2008. Dans cette éventualité, la valeur des actions serait tombée à zéro", écrit le magistrat dans cette décision, qui était guettée avec impatience à Washington.
(Avec AFP)
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