L’assurtech Luko multiplie les acquisitions
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le néo-assureur Luko affiche des ambitions européennes sur le segment de l'assurance habitation.
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le néo-assureur Luko affiche des ambitions européennes sur le segment de l'assurance habitation.
DR
Le néo-assureur Luko continue ses emplettes. Deux mois après l'acquisition de l'assurtech allemande Coya, la start-up vient d'annoncer le rachat Unkle, fondé en 2019 et spécialisé dans la garantie locative, un marché estimé à 2 milliards d'euros en France. Cette opération, en cash et en titres, dont le montant n'est pas dévoilé, permet à Luko de renforcer son offre de services autour de l'habitation.
Concrètement, Unkle se porte garant du locataire afin de consolider son dossier et faciliter sa recherche de logement. De même, il sécurise les propriétaires via une assurance pour couvrir les éventuels impayés. Cette société, qui a levé 10 millions d'euros en janvier dernier, devrait continuer de se développer, sous sa marque, au sein de Luko avec la même équipe de direction. Elle connaît une forte croissance depuis 2020 et revendique quelque 20.000 clients et 800 agences immobilières partenaires.
Cette acquisition s'inscrit dans la stratégie de Luko de développer une offre globale autour de la « protection du foyer », avec l'assurance habitation, l'assurance emprunteur, la recherche de logement, la garantie locative ou la maintenance du logement. Son concept ? Le « tout-en-un » au sein d'une même application mobile. Elle permet également à Luko de mettre un pied dans le B2B en s'adressant désormais aux professionnels de l'immobilier.
L'assurtech a franchi en 2021 le seuil des 230.000 assurés en France et affiche des ambitions en Europe, notamment en Allemagne, avec le rachat de Coya, qui sera rebaptisé Luko. Sur le marché français, elle compte mettre à profit la récente réforme sur l'assurance emprunteur pour mettre le paquet cette année sur ce segment de marché, très profitable mais largement dominé par les bancassureurs. Elle a également dans les cartons un projet d'assurance pour animaux, un marché peu développé en France, mais qui fait un carton au Royaume-Uni et dans les pays scandinaves.
À lire également
Enfin, la startup n'exclut pas de nouvelles acquisitions pour accélérer sa croissance en Europe ou renforcer son offre. Sa dernière levée de fonds remonte à décembre 2020 (50 millions d'euros) et ses appétits pourraient l'inciter à mettre en œuvre une nouvelle levée de fonds cette année.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.
