Le marché de la cyberassurance gagne en maturité en France
Eric Benhamou et Bogdan Bodnar
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Les indemnités au titre des sinistres cyber ont augmenté de 40 % en 2024, à 55 millions d’euros.
Kacper Pempel
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Les indemnités au titre des sinistres cyber ont augmenté de 40 % en 2024, à 55 millions d’euros.
Kacper Pempel
Les cyberattaques font désormais partie du lot quotidien des entreprises. En revanche, l'assurance qui couvre les risques cyber est encore loin d'être généralisée. Depuis la crise sanitaire, toutes (ou presque) les grandes entreprises disposent d'une couverture spécifique.
Les progrès sont en revanche plus lents auprès des ETI (entreprises de taille intermédiaires) et des PME. La dernière étude Lucy, menée par l'Association pour le management des risques et des assurances de l'entreprise (Amrae) auprès des courtiers, présente ainsi un tableau contrasté du marché français : un marché mature, avec des prix qui baissent sur le segment des grandes entreprises (80 % du marché), de l'ordre de 18 % en moyenne, soit des renouvellements qui peuvent se faire avec 30 % ou 40 % de rabais, et une hausse de la souscription chez les ETI et les PME, avec un montant moyen des primes bien plus faible.
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Résultat, le volume des primes recule légèrement en 2024 à 317 millions d'euros, contre 328 millions l'année précédente. Pourtant, la fréquence et l'intensité des risques augmentent à nouveau, après deux années de pause, soit 55 millions d'euros de sinistres indemnisés l'an dernier (+40 %), dont deux sinistres de plus de 10 millions d'euros. « C'est un point de vigilance », souligne Philippe Cotelle, président de la commission cyber de l'Amrae, par ailleurs risk manager d'Airbus Defense & Space, qui a piloté l'étude Lucy. À l'inverse des années précédentes, le nombre de petits sinistres - inférieurs à 300 000 euros -, augmente fortement, ce qui peut illustrer à la fois une hausse des attaques réussies, mais aussi une augmentation des déclarations.
Eric Benhamou et Bogdan Bodnar