Banque de France : trois ex-gouverneurs au secours de Villeroy de Galhau

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Dans une missive publiée sur le site du quotidien Les Echos, lundi 28 septembre, trois anciens gouverneurs de la Banque de France ont apporté leur soutien à la nomination controversée de François Villeroy de Galhau, proposée par l'Elysée pour prendre la tête de la prestigieuse institution.
Face à la polémique suscitée par sa nomination, les défenseurs de Villeroy de Galhau répliquent. Dans un courrier daté du 17 septembre, et adressé à l'ancien directeur général délégué de BNP Paribas, Michel Camdessus, Jean-Claude Trichet et Jacques de Larosière soulignent son "'indépendance", et disent ne pas croire aux accusations de conflit d'intérêts formulées à son encontre.
La candidature de François Villeroy de Galhau a été proposée début septembre par l'Elysée pour succéder à l'actuel gouverneur de la Banque de France Christian Noyer, dont le mandat de gouverneur s'achève fin octobre.
L'ancien banquier de BNP Paribas doit être auditionné mardi 29 septembre devant les commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat, qui pourront s'opposer à sa nomination à la majorité des trois cinquièmes.
Ce choix d'un ancien banquier, même si M. Villeroy de Galhau a fait une longue carrière de haut fonctionnaire, a suscité une vive polémique. Dans une tribune publiée mi-septembre dans Le Monde, près de 150 économistes, dont Thomas Piketty, ont ainsi demandé aux parlementaires de rejeter cette nomination au nom des risques de conflits d'intérêt.
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Ancien conseiller de Pierre Bérégovoy à Bercy puis à Matignon, puis directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn et de Christian Sautter à Bercy, de 1997 à 2000, M. Villeroy de Galhau a travaillé ces douze dernières années pour la banque BNP Paribas, dont il est devenu le directeur général délégué en 2011.
Sa démission en mai pour mener une mission gouvernementale concernant le financement de l'investissement en France et en Europe avait été interprétée par plusieurs observateurs comme une rampe de lancement pour la Banque de France et une manière de désamorcer les critiques concernant un éventuel conflit d'intérêt.
La lettre des trois anciens gouverneurs de la Banque de France :
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(Avec AFP)
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