"Stress tests" : comment s'en sortent les banques européennes

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Très attendue, la publication des résultats des "stress tests" ne réserve pas de grosses surprises. Au total, sept banques sur 91 ont échoué aux tests de résistance. Il s'agit de l'allemande Hypo Real Estate, de cinq caisses d'épargne espagnoles et de la banque grecque ATEbank.

Pas de mauvaises surprises pour les "stress tests" des banques européennes. A la publication très attendue de ces tests ce vendredi, les marchés n'ont d'ailleurs pas vraiment réagi. L'euro est resté stable à plus de 1,28 dollar tandis que les places américaines à Wall Street évoluaient dans le calme. Les marchés européens étaient pour leur part déjà fermés.

Selon le rapport du Comité européen des contrôleurs bancaires (CEBS), sept banques européennes sur les 91 soumises aux tests de résistance ont échoué. Ces banques n'ont pas été en mesure de maintenir un ratio de stabilité financière Tier 1 d'au moins 6% dans le scénario le plus défavorable utilisé par le CEBS dans ses tests et pourraient se voir contraintes de procéder à un renforcement de leurs fonds propres.

Il s'agit de banques dont le nom avaient déjà circulé ces derniers jours. Ainsi les caisses d'épargne espagnoles, dans la ligne de mire, ont effectivement éprouvé des difficultés. Cinq banques espagnoles (Civica, Cajasur, Unnim, Espiga et Diada) ont échoué aux tests sur les dix-neuf testées. Selon la Banque d'Espagne, les besoins cumulés de fonds propres pour ces caisses d'épargne espagnoles sont de 1,835 milliard d'euros.

En Grèce, seule la banque ATEbank a failli. De sources bancaires, la banque va augmenter son capital de 250 millions d'euros. Une levée de fonds auquelle devrait participer le gouvernement grec.

En Allemagne, Hypo Real Estate a également été la seule banque à échouer aux tests de résistance européens sur les quatorze établissements allemands qui s'y sont soumis.

Au total, ces sept "mauvais élèves" vont devoir renforcer leurs fonds propres à hauteur de 3,5 milliards d'euros.

En revanche, les quatre banques françaises BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole, BPCE, tout comme la banque franco-belge Dexia ont toutes passé avec succès ces tests.

Au Portugal, toutes les banques portugaises ont réussi l'exercice, de même qu'en Italie et aux Pays-Bas. Les quatre principales banques néerlandaises Rabobank, ING, ABN Amro et SNS ont passé les tests de résistance avec succès. Ces quatre banques représentent au total environ 75% des parts de marché du secteur bancaire aux Pays-Bas.

La publication des "stress tests" est censée prouver aux investisseurs que les 91 banques de l'Union européenne passées au crible à travers 20 pays peuvent supporter une nouvelle crise économique et financière et que les autorités sont capables de résoudre les problèmes des établissements qui ne passeraient pas les tests.

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