Credit Suisse : le litige fiscal aux États-Unis pourrait coûter 2 milliards de dollars

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La banque avait accepté en février de verser 196 millions de dollars pour régler un cas similaire. (Photo : Reuters)
La banque avait accepté en février de verser 196 millions de dollars pour régler un cas similaire. (Photo : Reuters) (Crédits : reuters.com)
Objet d'une enquête pour évasion fiscale, la banque helvète devrait dépenser plus de 2 milliards de dollars pour mettre fin aux poursuites.

Le prix d'un règlement pour mettre fin aux enquêtes visant le Credit Suisse pour évasion fiscale aux Etats-Unis pourrait dépasser les deux milliards de dollars (1,45 milliard d'euros) pour la banque helvétique, selon des sources proches du dossier évoquées par l'agence Reuters.

Le régulateur du secteur bancaire dans l'Etat de New York demande à lui seul un milliard de dollars, somme qui devrait cependant être revue à la baisse dans les négociations en cours, a dit une des sources. Ce règlement s'ajouterait à celui en cours de négociation avec le département fédéral de la Justice, qui pourrait atteindre les 1,6 milliard de dollars.

Credit Suisse met "tout en oeuvre"

Les autorités fédérales cherchent aussi à obtenir du Credit Suisse qu'il plaide coupable des faits qui lui sont reprochés, tout comme la BNP accusée, elle, d'avoir fait affaire avec des pays sous embargo.

>> LIRE : BNP Paribas redoute le cauchemar américain

La banque suisse a dit la semaine dernière faire tout son possible pour régler cette affaire au plus vite. Les autorités de New York ont ouvert leur enquête après la publication d'un rapport du Sénat américain accusant des représentants de Credit Suisse d'avoir voyagé en secret aux Etats-Unis pour recruter des clients.

196 millions d'euros déjà versés pour un cas similaire

Selon le rapport, la banque a ouvert des comptes en Suisse pour plus de 22.000 clients américains, avec des actifs cumulés allant jusqu'à 12 milliards de dollars.

La banque a accepté en février de verser 196 millions de dollars pour régler un cas similaire avec la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de Wall Street. 

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Commentaires
a écrit le 13/05/2014 à 9:51 :
Aux US pour moins de 2 milliards t'as plus rien. Nous français et européens on devrait faire pareil et mieux, qu'attend-on?

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