Italie : les actionnaires de Mediobanca disent non au rachat de Banca Generali
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Pour le PDG de Mediobanca, Alberto Nagel, l’échec de l’offre sur Banca Generali est une occasion manquée.
Reuters
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Pour le PDG de Mediobanca, Alberto Nagel, l’échec de l’offre sur Banca Generali est une occasion manquée.
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La consolidation bancaire en Italie est pavée de bonnes intentions. Après le retrait surprise de l'offre de rachat de Banco BPM par UniCredit en juillet, c'est au tour de Mediobanca de déclarer son offre de rachat de Banca Generali « caduque ». Un nouveau coup de théâtre, alors même que la BCE venait d'accorder son feu vert à cette fusion.
Ce sont les actionnaires de la célèbre banque d'affaires italienne qui ont dit non à l'opération lors d'une assemblée générale, faute de majorité pour l'approuver.
Selon un communiqué de Mediobanca, « 35 % du capital social, représentés par 25 % d'investisseurs institutionnels et 10 % d'investisseurs privés » ont voté pour cette offre de rachat de 6,3 milliards d'euros sur Banca Generali, mais « 32 % du capital social s'est abstenu », dont 20 % détenus par Delfin (Del Vecchio, 5 % par le Fonds de la sécurité sociale, 3 % par des investisseurs institutionnels (Amundi/Crédit agricole, Anima, Tages), 2 % Edizione Holding, 2 % UniCredit et « 10 % du capital social [Caltagirone] ont voté contre ».
Pour le PDG de Mediobanca, Alberto Nagel, ce vote marque « une opportunité manquée ». Le dirigeant souligne également, dans le communiqué, le rôle de certains actionnaires « qui ont également manifesté un conflit d'intérêts évident dans leurs activités d'engagement, faisant passer celles relatives à d'autres situations ou actifs italiens avant celle des actionnaires de Mediobanca ».
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Une fois de plus, le jeu de deux grandes familles italiennes, Del Vecchio et Caltagirone, est pointé du doigt comme les nouveaux faiseurs de rois de la finance transalpine. Déjà, Delfin est soupçonné d'appuyer l'offre de rachat de la petite banque Monte Dei Paschi (MPS) sur Mediobanca - une offre jugée par la cible de totalement « inadéquate » - et d'avoir fait campagne pour empêcher le renouvellement du PDG français de l'assureur Generali, Philippe Donnet, et faire capoter le projet de rapprochement des gestions d'actifs de Generali et du français BPCE.