Mediobanca rend les armes face à l’assaut de Monte dei Paschi di Siena (MPS)
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La place Enrico-Cuccia, à Milan, siège de la banque d'affaires Mediobanca
Reuters
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La place Enrico-Cuccia, à Milan, siège de la banque d'affaires Mediobanca
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C'est le plus beau coup jamais réalisé dans la finance italienne, par une petite banque, Monte dei Paschi di Siena (MPS), au bord de la faillite il y a une dizaine d'années, et le pire cauchemar pour la prestigieuse banque d'affaires milanaise Mediobanca, créée après-guerre pour reconstruire l'Italie avec de l'argent américain, et faiseurs de rois pendant soixante-dix ans dans l'industrie et la finance nationale : l'offre publique d'achat et d'échange lancée par MPS sur Mediobanca a rassemblé 62,29 % du capital, dépassant ainsi le seuil décisif de contrôle. Face à ce résultat, le PDG de Mediobanca, Alberto Nagel, qui a lutté de toutes ses forces contre cette offre hostile, devrait prochainement quitter ses fonctions, selon le Financial Times.
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Le relèvement de l'offre, la semaine dernière, en ajoutant un paiement en cash de 750 millions d'euros à l'échange d'actions, a sans doute convaincu des actionnaires hésitants. Après la clôture officielle de l'offre lundi 8 septembre, une période de réouverture sera proposée du 16 au 22 septembre, qui pourrait permettre à MPS de franchir le seuil de 66,7 % du capital et engager, ainsi, une fusion des deux banques. Il restera ensuite à expliquer l'intérêt d'une telle fusion entre ces deux banques, qui n'ont pas grand-chose de commun.