Ces traders qui se jouent de la pandémie

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(Crédits : Mike Blake)
En pleine crise de coronavirus, les banques d'affaires américaines se portent bien grâce aux activités de courtage sur les marchés financiers, dans la banque d'investissement, le conseil en introduction en Bourse (IPO), la gestion de fortune, sans parler de la gestion d'actifs... Quel est leur secret ? L'exemple de Morgan Stanley.

Les banques d'investissement américaines se portent bien malgré la crise sanitaire. Morgan Stanley a vu son bénéfice bondir de 26% au troisième trimestre malgré la crise économique qui frappe les Etats-Unis, la banque d'affaires américaine profitant de la bonne santé de ses activités de courtage sur les marchés financiers.

"Performance trimestrielle solide"

L'établissement a gagné 2,6 milliards de dollars sur la période, détaille un communiqué jeudi. Son chiffre d'affaires a augmenté de 16% à 11,7 milliards de dollars.

"Nous avons dégagé une performance trimestrielle solide dans la mesure où les marchés sont restés actifs pendant les mois d'été", a remarqué le PDG de la société, James Gorman, dans le communiqué.

+38% dans la gestion d'actifs

Les recettes tirées de ses activités de courtage d'actions, d'obligations ou de matières premières ont augmenté de 20% de juillet à septembre.

Celles générées par la banque d'investissement ont progressé de 11%: si l'activité de conseil pour les fusions-acquisitions a diminué, celle pour les entrées en Bourse (IPO) a plus que doublé, l'été ayant été marqué par l'arrivée de nombreuses sociétés à Wall Street.

L'activité de gestion de fortune s'est aussi bien tenue avec un chiffre d'affaires en hausse de 7%, tandis que celui tiré de la gestion d'actifs s'est envolé de 38%.

Morgan Stanley est moins exposée que les généralistes

Banque d'affaires, Morgan Stanley est beaucoup moins exposée que les grandes banques universelles, comme JPMorgan Chase ou Citigroup, aux déboires des particuliers et PME, à un moment où le chômage reste à un niveau élevé et où nombre d'entreprises ont dû, temporairement ou définitivement, baisser le rideau.

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Pour parer aux éventuels défauts de paiement de ses clients, elle a provisionné 111 millions de dollars au troisième trimestre, contre 239 millions au trimestre précédent, soit bien loin des milliards mis de côté par ses concurrentes dont les activités vont des prêts aux ménages aux conseils aux entreprises voulant grossir en taille.

Même si elle a encore bien profité ce trimestre de ses activités de courtage et d'investissement, Morgan Stanley cherche à diversifier ses sources de revenus pour des activités rapportant des commissions plus régulières en misant sur la gestion de fortune et d'actifs.

La banque a récemment finalisé l'acquisition de la société de courtage en ligne E-Trade et annoncé son intention d'acheter le gestionnaire d'actifs Eaton Vance.

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