Coronavirus : pourquoi les banques mettent des milliards de côté
Juliette Raynal
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Le benefice net de santander freine par la grande-bretagne
SERGIO MORAES
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Le benefice net de santander freine par la grande-bretagne
SERGIO MORAES
Après les 25 milliards de dollars de provisions faites par les banques américaines, c'est au tour des établissements européens de mettre des sommes astronomiques de côté pour faire face aux potentielles pertes causées par la crise économique liée à la pandémie de coronavirus. Les établissements bancaires craignent en effet une envolée du nombre de prêts non remboursés de la part des entreprises et des ménages fragilisés par la pire récession depuis la seconde guerre mondiale.
A l'occasion de la publication de ses résultats trimestriels, la banque HSBC, établie à Londres mais très exposée à l'Asie, a ainsi révélé avoir provisionné 3 milliards de dollars pour créances douteuses, contre 569 millions de dollars un an auparavant. Ce montant s'explique également par son exposition au courtier pétrolier singapourien Hin Leong, dont la faillite est très controversée. La banque britannique estime que les provisions pour créances douteuses pourraient atteindre entre 7 et 11 milliards de dollars sur l'ensemble de l'année.
L'espagnole Santander, première banque de la zone euro par capitalisation, a quant à elle provisionné 1,6 milliard d'euros en prévision de la crise économique. Les deux géants bancaires ont ainsi vu fondre leur bénéfice de respectivement 57% et 82% au premier trimestre de l'année.
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De son côté, Deutsche Bank, la première banque allemande en difficulté depuis des années, a passé des provisions pour pertes sur des crédits s'élevant à 500 millions d'euros entre janvier et mars 2020, contre 140 millions sur la même période l'année précédente.
Selon Gwenhaël Le Boulay, directeur associé senior au Boston consulting group (BCG), ces provisions ne sont pas étonnantes et sont le résultat de deux facteurs.
Juliette Raynal